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Coups d'état à la fin du Moyen Age ? Aux fondements du pouvoir politique en Europe occidentale
Foronda François ; Genet Jean-Philippe ; Nieto Sor
CASA DE VELAZQU
40,00 €
Épuisé
EAN :9788495555847
Forgé par Gabriel Naudé, au temps baroque d'une raison d'État triomphante, le concept de "coup d'État" peut-il s'appliquer à des âges antérieurs, en particulier à celui de la genèse médiévale de l'État moderne? C'est à cette question d'histoire rétrospective qu'ont tenté de répondre les auteurs de cet ouvrage. Leurs réponses, qui dessinent un vaste panorama occidental et comparatiste - de l'Angleterre à la péninsule italienne et de la péninsule Ibérique à la Suède - tendent à démontrer que, bien avant de devenir un concept, le coup d'État a d'abord été une pratique généralisée. Car, quelle que soit la nature du régime politique en vigueur ici ou là, que le coup d'État vienne du dedans ou du dehors, qu'il soit perpétré par ceux qui ont le pouvoir ou par ceux qui le contestent et projettent de s'en emparer, il ramène aux fondements même d'une construction étatique en quête d'assurance et de réassurance. En d'autres termes, le coup d'État est comme une pratique constituante.
Résumé : Dans son Contrat social, Rousseau noue définitivement l'articulation entre société, souveraineté et sujétion. Simplement l'évoquer, c'est d'un seul trait mettre en place tout un champ d'analyse : la production sociétale de l'Etat. Même s'il porte sur des situations et des expériences antérieures au moment du contrat rousseauiste, et qu'il ne prétende aucunement établir entre celui-ci et celles-là un quelconque lien généalogique, cet ouvrage prend bien place dans ce champ. Mais davantage à la manière d'un rappel : le Moyen Age a connu lui aussi une certaine articulation entre société, souveraineté et sujétion. Elle est obtenue dans la plupart des cas, y compris dans les régimes politiques a priori les plus réfractaires à cette idée et à cette pratique, par le contrat. C'est ce passage obligé, qui fait continuum dans la société et la structure de manière proprement politique, que désigne l'expression "contrat politique". Elle pointe aussi un rapport de stricte synonymie entre société politique et société contractuelle. Elle signale enfin un temps d'ouverture et d'expérience des possibles, dont l'historien doit tenir compte s'il ne veut pas manquer un maillon fondamental de l'histoire de la souveraineté. Ce sont ce passage, ce rapport et ce temps, dont la conjonction produit parfois une virtualité politique du nom de République, qu'entreprend d'analyser ce livre collectif. Il est le dernier acte de l'enquête lancée en 2004 par François Foronda. Jusqu'à présent centrée sur la Castille et la péninsule Ibérique - Du contrat d'alliance au contrat politique. Cultures et sociétés politiques dans la péninsule Ibérique de la fin du Moyen Age, Toulouse, Méridiennes, 2007 ; El contrato politico en la Corona de Castilla. Cultura y sociedad politicas entre los siglos X al XVI, Madrid, Dykinson, 2008 -, cette enquête prend ici toute sa dimension européenne, grâce à la collaboration d'une trentaine d'historiens, spécialistes de l'Italie, de l'Empire, de la France, de l'Angleterre et des Espagnes au Moyen Age.
Foronda François ; Barralis Christine ; Sère Bénéd
Souvent tenu pour violent et désordonné, le Moyen Âge ne lest cependant pas comme nos contemporains se limaginent. Car la violence un terme alors rarement utilisé, une réalité aux manifestations extrêmement variées fonde un rapport et un ordre social, sur lesquels lÉtat impose progressivement son contrôle, mais sans jamais en renier le principe. À la suite des travaux de lhistorienne Claude Gauvard, qui constituent un tournant dans la définition de la violence comme objet historique à part entière, ses nombreux élèves se saisissent du sujet pour lui rendre hommage dans cet ouvrage. Leurs riches contributions témoignent de la vigueur dune approche extrêmement sensible aux apports de lanthropologie, de la sociologie et du droit, qui oblige à regarder autrement le jeu social et politique au Moyen Âge.
Depuis sa création, en 2005, SIANA a été conçu comme un lieu de croisement entre des acteurs qui habituellement exercent une activité cloisonnée. D'un côté les artistes, de l'autre des managers, des ingénieurs et enfin des chercheurs. Faire se rencontrer et dialoguer ces groupes d'acteurs autour des arts numériques et alternatifs, tel était donc le projet de SIANA 2007. Au rythme de ces variations sur les espaces de mobilités et de glocalités ouverts par les arts numériques et alternatifs, on verra, au fil de ces communications, de mêmes questionnements et de mêmes recherches prendre corps. Cet ensemble de communications montre ainsi à quel point les technologies numériques sont déjà intégrées à notre vie économique et politique, et sollicitent les arts comme autant de trouées en dehors du monde du spectacle et de la marchandise, en dehors de l'ennui et du contrôle. Qu'elles partent d'expériences artistiques, du savoir scientifique ou d'un état du monde, ces communications s'interrogent sur des arts numériques alternatifs définitivement nomades, infiniment glocaux, et pour autant ancrés dans des territoires locaux.
Silvera Francisco ; Foronda Luis ; Taillandier Isa
Ce récit suit Lorenzo, un vieux paysan andalou de la province de Huelva, pendant une année. Le lecteur l'accompagne dans ses promenades, le retrouve à l'auberge ou au village, observe avec lui la Nature au fil des quatre saisons, écoute ses réflexions et ses souvenirs. Lorenzo aime intensément la vie et conserve intacte une fascination pour la beauté : celle des choses, celle des personnes. Avec ce récit, Francisco Silvera résume une vie simple à la campagne, entonne un hymne à la vie avec des mots enveloppés dans le silence. Si la parole configure une certaine manière de comprendre le monde, les silences expriment une possibilité, laissent un espace vide pour que l'existence puisse les remplir.
La corrida et le rodéo, les deux seuls affrontements homme-bovin mondialement connus, sont de lointains cousins dont les relations historiques et formelles interrogent tes processus de transformation de la culture entre l'Europe et l'Amérique. Cette étude de géographie culturelle envisage toutes les pratiques tauromachiques, des courses de taureaux du sud-ouest européen à l'immense famille des rodéos nord et sud-américains. Les jeux, les fêtes et les spectacles sont analysés comme des marqueurs territoriaux et comme des moyens d'expression identitaire qui prennent forme et signification les uns par rapport aux autres. Il en résulte une mosaïque territoriale complexe où les relations homme-bovin véhiculent des sentiments d'appartenance dont les clivages et les solidarités s'expriment à l'échelle d'une aire culturelle transatlantique. Ces pratiques, rurales et urbaines, populaires et savantes, témoignent aussi d'un processus de construction territoriale où se relaient deux temps forts de la mondialisation occidentale : l'impérialisme ibérique, contemporain de ta colonisation : de l'Amérique à partir du XVIe siècle, et l'hégémonie culturelle étasunienne qui s'affirme dès le milieu du XIXe siècle.