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Politique et religion en France et en Belgique. "L'héritage chrétien" en question
Foret François
UNIV BRUXELLES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782800414423
La France et la Belgique ont été les deux pays les plus acharnés à refuser toute référence à l'héritage chrétien de l'Europe dans le traité constitutionnel européen. Cette position commune renvoie pourtant à deux laïcités bien distinctes, chacune enracinée dans son histoire et son modèle de relations entre politique et religion. La France revendique une laïcité englobante reléguant le religieux dans l'espace privé. La Belgique est caractérisée par une laïcité-pilier, en interaction et concurrence avec les visions du monde confessionnelles dans l'espace public. A partir d'éclairages disciplinaires variés (science politique, sociologie des religions, histoire, droit, philosophie), une équipe binationale de chercheurs suggère que la réalité est plus accommodante que les principes, mais que les convergences n'occultent pas la résistance des traditions culturelles. L'érosion des systèmes de croyances et la perte d'emprise des institutions modifient les logiques des rapports entre Eglises et Etat, les mobilisations partisanes et sociales et les usages du sacré en société. Le religieux n'en demeure pas moins un enjeu symbolique fort et une ressource dans la redéfinition des identités nationales et des modalités du vivre-ensemble à l'oeuvre dans le contexte de l'intégration européenne. Biographie de l'auteur François Foret enseigne la science politique à l'ULB, où il est directeur des recherches politiques de l'Institut d'études européennes et chercheur au CEVIPOL. Ses travaux portent sur la légitimation des ordres politiques et l'évolution des identités collectives dans le contexte de l'intégration européenne, ainsi que sur les interactions entre politique et religion. Parmi ses publications récentes figure Légitimer l'Europe. Pouvoir et symbolique à l'ère de la gouvernance.
Le présent livre a l'ambition de peindre et de comprendre la Révolution française comme un événement qui dure un siècle: de l'échec des grandes réformes tentées par Turgot au début du règne de Louis XVI jusqu'à la fondation de la IIIe République. Entre ces deux dates tient le premier siècle de la démocratie française. La société moderne des individus libres et égaux s'installe en 1789 sur les ruines du monde aristocratique. Elle se donne avec le Consulat un Etat administratif centralisé. Mais elle met cent ans à apprivoiser les droits de l'homme et à fonder la République." François Furet
Résumé : "La naissance de la démocratie. C'est cette rupture qui exprime le plus profondément la nature à la fois philosophique et politique de la Révolution française ; c'est elle qui lui donne la dignité d'une idée et le caractère d'un commencement ; c'est d'elle qu'il faut encore partir pour comprendre l'événement, comme d'une énigme intacte après deux cents ans de travaux et de débats destinés à en percer le mystère". Evénements, acteurs, créations, idées, historiens ; voici cinq tomes pour offrir au lecteur un inventaire critique et retrouver la richesse, l'étrangeté et la force de déracinement du plus grand événement de l'histoire des Français.
Ce court essai de l'historien François Furet a bouleversé l'historiographie de la Révolution française. S'élevant contre l'interprétation "jacobine" de l'événement, longtemps dominante, l'historien propose une interprétation qui repose sur l'autonomie du politique par rapport au social. Dans le cadre d'une histoire conceptuelle du politique, le processus révolutionnaire est envisagé comme une dynamique politique et idéologique autonome, indépendante des intérêts de classe. Dans sa polémique contre l'historiographie sociale et marxisante, l'historien fait appel aux historiens du XIXe siècle, en s'appuyant sur les ?uvres de Tocqueville et de Cochin. La Révolution française est alors interprétée à la fois comme le produit de l'Ancien Régime et comme l'avènement de notre civilisation. En travaillant sur la symbolique et l'idéologie révolutionnaires, Furet participe du basculement de l'historiographie française de l'économique et du social vers le politique et le culturel. --Hervé Mazurel
Résumé : "La naissance de la démocratie. C'est cette rupture qui exprime le plus profondément la nature à la fois philosophique et politique de la Révolution française ; c'est elle qui lui donne la dignité d'une idée et le caractère d'un commencement ; c'est d'elle qu'il faut encore partir pour comprendre l'événement, comme d'une énigme intacte après deux cents ans de travaux et de débats destinés à en percer le mystère". Evénements, acteurs, créations, idées, historiens ; voici cinq tomes pour offrir au lecteur un inventaire critique et retrouver la richesse, l'étrangeté et la force de déracinement du plus grand événement de l'histoire des Français.
Le slogan féministe des années 1970 "Un enfant quand je veux, si je veux" résonne encore aujourd'hui. Il pose la question de la liberté de choix dans l'espacement des naissances, dans la décision des femmes d'être mère. Il interroge peu le choix de ne pas être mère. Pourtant, elles sont nombreuses à avoir fait le choix d'une vie sans enfant. Face à "l'évidence du naturel", devant l'injonction moderne au désir d'enfant, ces femmes sont souvent qualifiées de déviantes, d'anormales, d'égoïstes. Ne pas avoir d'enfant par choix demeura longtemps un impensé, y compris dans la recherche scientifique. Depuis plusieurs années, des mouvements et des groupes antinatalistes radicaux se font remarquer sur la scène médiatique par des déclarations fracassantes, des happenings ou des événements. Ceux et celles qu'on appelle désormais les "croisés de la dénatalité" se font plus visibles et revendiquent publiquement leur non-désir d'enfant. Ils et elles avancent des arguments démographiques, politiques ou écologiques. En même temps, des essayistes comme Elisabeth Badinter dénoncent une pression croissante pesant sur les femmes pour les inciter à devenir mères et à une renaturalisation de la maternité. Par ailleurs, l'expérience de la maternité elle-même se transforme et se diversifie. Ainsi, des mouvements qui ont longtemps rejeté l'institution de la famille ont récemment demandé d'y avoir accès. On le voit, la maternité et le refus de celle-ci sont au coeur de nombreux débats contemporains. Ce numéro de Sextant interroge ces mouvements et ces débats autour de la non-maternité, en définit les contours et interroge le passé afin de mieux cerner les questionnements actuels. Que signifie ne pas être mère aujourd'hui ? Quels jalons et événements ont rendu ce choix possible dans la société d'aujourd'hui ?
Il faut remonter au premier millénaire de notre ère, jusqu'à ce qu'on appelle l'Antiquité tardive, pour comprendre notre monde, ses traditions, ses déchirements : c'est ce que fait Peter Brown dans cet ouvrage passionnant où il nous montre comment, entre 150 et c. 750 de notre ère, l'univers antique, centré autour du Bassin méditerranéen et jouissant jusque-là d'une remarquable homogénéité, se divise en trois sociétés fermées les unes aux autres : l'Europe catholique, Byzance et l'Islam. En 476, l'Empire romain n'est plus ; en 655, l'Empire perse a vécu. Mais il s'agit moins de décadence que de dissolution. Pendant des siècles cohabitent des esprits classiques fidèles à la Rome éternelle et des nouveaux venus qui forgent le Moyen Age avec des outils hellénistiques. Les statues qu'on sculpte à l'image des nouveaux aristocrates portent encore la toge alors que ceux-ci ont déjà adopté la chemise de laine et la cape venues du Nord ; l'instruction garde son pouvoir mais les compagnons des muses de naguère ont pris les traits d'évêques méditant sur la Bible. Ainsi changea le monde : loin des champs de bataille, moins sous la pression des "barbares" que dans les esprits et les actes de ceux qui le vivaient au jour le jour. Tout un quotidien que fait revivre Le monde de l'Antiquité tardive.
Biographie de l'auteur Pascal Delwit est professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB) où il mène ses recherches au Centre d'étude de la vie politique Cevipol. Il est l'auteur de nombreuses publications consacrées à la vie politique en Belgique et en Europe. Il a récemment édité Le Front national. Mutations de l'extrême droite française, aux Editions de l'Université de Bruxelles (2012).
L'essor des partis et des entrepreneurs " populistes " représente l'un des phénomènes politiques les plus notables de ces deux dernières décennies, en particulier à droite de l'échiquier politique. Ce populisme de droite radicale s'incarne dans une multiplicité d'acteurs en Europe, à l'image des succès récents de ces partis en Italie, en France ou en Autriche. Les thèmes populistes ont également dominé la campagne présidentielle de Donald Trump aux Etats-Unis et le référendum britannique sur le Brexit en 2016. Au travers d'un état des lieux de l'important volume de recherches internationales consacrées à la question, l'ouvrage propose une réflexion sur la nature du phénomène populiste tel qu'il se donne à voir. Quels en sont les contours idéologiques ? Peut-on dégager des facteurs explicatifs communs du succès de ce populisme de droite radicale sur les continents européen et américain ? Le développement des droites populiste radicales participe d'une évolution structurelle des sociétés contemporaines, sous l'effet de profondes transformations économiques, culturelles et politiques. A l'image de l'Italie, de la Hongrie et des Etats-Unis, nombre d'acteurs populistes occupent désormais une place centrale au sein du jeu politique national et constituent un défi croissant pour l'équilibre des démocraties libérales.