Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Neuroscepticisme. Les sciences du cerveau sous le scalpel de l'épistémologue
Forest Denis
ITHAQUE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782916120416
Que croire de ce que les neurosciences prétendent avoir découvert, touchant non seulement l?esprit mais même le cerveau ? Denis Forest répond ici en suivant la voie la plus ardue. Il examine argument par argument, protocole expérimental par protocole expérimental, les méthodes et les résultats des neurosciences se faisant. Avons-nous donc de bonnes raisons d?être neurosceptiques et, si oui, lesquelles ? Car si neuroscepticisme il y a, il se décline en quatre questions. Quelle confiance accorder à l?imagerie cérébrale ? Les neurosciences contribuent-elles réellement à la connaissance de l?esprit ou reposent-elles sur un contresens sur sa véritable nature ? Peut-on traiter du cerveau en le détachant du reste du corps ? Enfin, peut-on concevoir "l?homme cérébral" sans le subordonner à l?homme social ? Alliant l?érudition scientifique la plus actuelle à une conscience aiguë des perspectives raisonnables d?un programme de recherches aussi complexe que celui des neurosciences, Denis Forest nous fait pénétrer dans la cuisine du savant : du réglage des instruments au choix calculé des hypothèses, de ses antécédents historiques oubliés à sa philosophie spontanée. Il en ressort un tableau riche et contrasté de l?esprit-cerveau, qui tend à modifier nos conceptions de l?homme et de la science. Denis Forest accomplit là un geste fondateur pour l?épistémologie des neurosciences et c?est là, sans conteste, le premier travail à se saisir de la problématique dans son entièreté.
Pour se consacrer à son époux, Mathieu, un grand patron en cardiologie, et à ses deux enfants, Valérie a renoncé à une prometteuse carrière de médecin. A Rouen, elle mène l'existence dorée d'une femme de notable, jusqu'au jour où elle découvre qu'elle est une femme trompée. Bravant la fureur de son mari, elle quitte le domicile conjugal avec ses enfants et entame une procédure de divorce. Mais, à trente-sept ans, retrouver une indépendance matérielle et reconstruire une vie affective tout en préservant ses enfants est un parcours douloureux et semé d'embûches. S'imposer à nouveau dans le milieu médical en reprenant ses études devient alors pour Valérie un véritable défi. D'autant que Mathieu, qui ne supporte pas d'avoir été éconduit, va tout faire pour reconquérir sa femme et l'empêcher de réintégrer l'hôpital. Malgré l'aide précieuse de Ludovic, un brillant et séduisant avocat, Valérie obtiendra-t-elle enfin le droit de regagner sa liberté ?
Bergson Henri ; Forest Denis ; Miquel Paul-Antoine
Publié en 1896, Matière et mémoire est le livre qui imposaBergson comme un philosophe de premier plan. Il y abordeune question philosophique essentielle, celle des relations ducorps et de l'esprit. Par le choix de sa méthode, il fait dialoguerd'une manière singulière la métaphysique a et la psychologie,l'analyse des concepts et les apports de la science, alors enplein renouvellement. Pour lui, pas de connaissance de l'espritsans connaissance de la mémoire et de ses défaillances, quepsychologues et neurologues ont commencé à appréhender;pas de connaissance du corps sans une interrogation sur lamatière, qui doit rencontrer celle des physiciens. Si Bergson,en soutenant que la vie mentale ne se réduit pas à la viecérébrale, s'inscrit dans le débat intellectuel de son temps, laportée générale de l'ouvrage invite à réexaminer des questionsqui, plus d'un siècle plus tard, sont toujours les nôtres.
La littérature se tient-elle au-delà du bien et du mal ? La modernité le proclame depuis les procès de Madame Bovary et des Fleurs du mal. Aujourd'hui, ce droit à la transgression est remis en question au nom de nouvelles valeurs : respect des sensibilités, militantisme culturel, assignation de toute fiction à une expérience vécue. L'effet du mouvement #MeToo sur la manière dont on lit les oeuvres est à cet égard exemplaire. En 2017, des agrégatifs se demandèrent comment lire et enseigner une pastorale du XVIIIe siècle mettant en scène un viol déguisé : ce fut l'affaire Chénier. En 2020, l'affaire Matzneff soulevait la question de la valeur littéraire d'actes sexuels pénalement répréhensibles. Aux Etats-Unis, l'exigence du trigger warning enjoint les universitaires de signaler à leurs publics les textes au programme dont le contenu pourrait raviver chez eux d'éventuels traumatismes. Cet ouvrage explore la complexité des justifications engagées dans ce nouveau régime du jugement esthétique. Loin de le défendre pour son "progressisme" ou de le condamner pour sa bienséance "politiquement correcte" , comme y encourage la polarisation idéologique des débats, il s'agit ici de plaider que la littérature n'agit pasà la lettre et que ce jeu de la lecture nous libère et nous lie.
Renato Mezan retrace le débat entre Jacques Lacan et Conrad Stein, au Séminaire "Objet de la psychanalyse" (1965-1966) mené par le premier, et soutient que ces houleuses discussions sont à l'origine des meilleures conceptualisations de la psychanalyse contemporaine.
Qu'appelle-t-on "symptôme" en psychiatrie ? Et de quel talent d'observateur faut-il créditer le clinicien qui essaie de regrouper les symptômes en syndromes, voire en maladies mentales ? Steeves Demazeux, après son enquête sur les classifications contemporaines (Qu'est-ce que le DSM ? , Ithaque, 2013), continue ici sa remontée dans le temps, en examinant l'émergence de la clinique psychiatrique, de ses origines chez Pinel à la crise qui la secoue au tournant des années 1950. A cette fin, il fouille le sol de la relation clinique, en amont du diagnostic, quand, au plus proche du patient, le psychiatre se met en quête des "signes" de la maladie. Les aliénistes ont longtemps cherché à constituer une "sémiologie" de la folie aussi respectable que celle des autres branches de la médecine. Très vite, cependant, ils ont hésité. Fallait-il voir dans ces signes et ces symptômes les éléments formels d'un tableau, les indices d'un trouble sous-jacent qui en serait la cause, ou les lettres d'un texte dont le sens nous échappe ? Une sémiologie psychiatrique n'est-elle pas au fond une chimère ? La psychanalyse n'a-t-elle pas hérité de ses impasses ? Et si c'était à des auteurs méconnus, voire méprisés, "numéristes" et modestes statisticiens d'asile, qu'il fallait enfin accorder la palme de l'objectivité ? L'histoire et la philosophie des sciences croisent ici des personnages inattendus, et pourtant tous nécessaires : Edgar Poe et Jacques Lacan, Carlo Ginzburg et Michel Foucault, les habitants de Manhattan, un photographe victorien spécialisé dans les gouttelettes, et plusieurs neurologues le marteau à la main. Au terme de ce parcours, Steeves Demazeux propose une refondation vigoureuse de notre épistémologie de la psychiatrie, qui doit changer et d'objet et de but