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L'économie de la connaissance
Foray Dominique
LA DECOUVERTE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782707131997
En mars 2000, au sommet économique et social européen de Lisbonne, l'Union européenne s'est donné un nouvel objectif stratégique pour la première décennie du millénaire : " Devenir l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique, capable d'une croissance économique durable accompagnée d'une amélioration quantitative et qualitative de l'emploi et d'une plus grande cohésion sociale. " Cet ouvrage analyse l'évolution des sociétés développées vers une économie fondée sur la connaissance. Celle-ci repose sur une tendance longue, relative à l'augmentation des ressources consacrées à la production et à la transmission des connaissances et, d'autre part, sur un événement technologique majeur : l'avènement des nouvelles technologies de l'information et de la communication. L'ouvrage présente aussi l'économie de la connaissance comme discipline dont les concepts et les outils permettant de traiter les problèmes que posent ces transformations.
Quelle place tiennent les innovations dans les performances des entreprises ? De ce très large champ d'interrogation et d'exploration, cet ouvrage retient trois dimensions : les effets de l'informatisation sur les performances, les relations entre compétences et innovations, les bénéfices privés et sociaux de la recherche. Tout en présentant réflexions, résultats et propositions d'action, il témoigne également d'une expérience interdisciplinaire unique, qui a rassemblé autour des mêmes interrogations et des mêmes objets, durant trois ans, économistes, sociologues et spécialistes de la gestion. Cette expérience a été parrainée par la Revue économique, la Revue française de gestion et la Revue de sociologie du travail.
Les questions de sécurité occupent une place telle dans l'informatique des entreprises d'aujourd'hui que l'on voit de plus en plus apparaître un poste de Responsable de la Sécurité des Systèmes d'Information (RSSI) aux côtés du DSI dans les moyennes et grandes sociétés.Ce livre décrit de manière concrète et pragmatique les tenants et aboutissants de la sécurité d'un système d'information et du rôle du RSSI : sa mission en fonction de l'entreprise, comment il doit construire et mettre en oeuvre une politique de sécurité, comment il peut contrôler et mesurer en continu le niveau de sécurité. Chaque chapitre détaille les raisons pour lesquelles telle ou telle mesure de sécurité doit être prise, comment elle doit être mise en oeuvre, les obstacles humains ou techniques qui surviennent généralement, et les bénéfices attendus.Cette 2ème édition s'enrichit de nombreux compléments sur les plans de continuité d'activité, la sécurité du WiFi, la lutte contre le spam, les lois "informatiques et liberté", et sur la sensibilisation des utilisateurs aux problèmes de sécurité.
Le 4 juillet 1896, six mois après la découverte des rayons X par Wilhelm Röntgen, un hygiéniste lyonnais, Victor Despeignes, alors médecin dans le village des Echelles en Savoie, utilisa pour la première fois des rayons X pour traiter un cancer. Despeignes tentait de soigner son ami Eugène-Constánt Colliat, ancien confiseur et industriel de la soie synthétique. On pensait, à la fin du XIXe siècle, que le cancer était une maladie microbienne. Despeignes s'inspira donc des traitements aux rayons X sur des animaux tuberculeux réalisés en mars 1896 à Lyon. La radiothérapie anti-cancéreuse était née.
Chagall aurait pu être un peintre surréaliste : Max Ernst et Eluard, en 1924, lui ont demandé d'adhérer au groupe alors en cours de constitution. C'est que sa peinture se fait souvent image du rêve : le travail de condensation et de déplacement qui caractérise le rêve est manifestement à l'?uvre dans des tableaux qui mettent en scène des lapins géants et des coqs amoureux. Le désir, la pulsion sexuelle, le plaisir trouvent leurs équivalents plastiques dans ces peintures. Chagall ne rejoindra pas les surréalistes. Mais il reste que nombre de ses ?uvres ont un caractère " surréaliste ". Le présent ouvrage en présente quelques unes. Elles montrent un Chagall qui n'obéit à aucun critère d'école ou de mouvement : ses tableaux semblent être le produit de pulsions profondes, le plus souvent organisés autour de la figure centrale du peintre, qui, palette à la main, distribue des objets de fantaisie, génère un monde qui dérape, désorganise le réel. Ce monde où l'homme-coq côtoie le lapin qui porte une belle endormie est un univers magique, pour reprendre le terme qu'André Breton emploie pour qualifier l'art de Chagall.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.