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Pour le portrait d'un roi
Fonteneau Jean-Marie
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246009399
Philippe reçoit un jour l'étrange missive d'un ancien camarade des Beaux-Arts, nommé Saddor. Timide malgré sa fortune, le jeune Arabe était jadis son compagnon d'élection ; à présent, bien que des années soient passées, il se souvient de lui et l'invite dans son royaume de Talahir, quelque part au Moyen-Orient. Déposé en plein désert par un Jet ultra-moderne, Philippe sera le premier étranger à pénétrer dans ce pays fabuleux, où règne le père de Saddor, monarque débonnaire et singulier, primitif autant que raffiné, droit sorti des légendes, avec sa cour, ses esclaves, ses faucons, ses chevaux, et son existence de souverain médiéval. Commence alors pour le jeune peintre, quand il achève d'exécuter le portrait du roi que son ami lui a commandé, un stupéfiant périple hors du temps, parmi les tribus patriarcales, les merveilles de cette nature sauvage, et de singuliers sanctuaires. Mais peut-on soustraire éternellement un peuple au vertige des idées nouvelles, au Mal et à la guerre ? Une sourde angoisse habite Saddor, et Philippe, premier visiteur de ce royaume interdit, pourrait bien être aussi le dernier témoin d'un paradis perdu. Renouant avec la grande tradition des conteurs, et des romanciers visionnaires, de Schéhérazade à Dino Buzzati, Jean-Marie Fonteneau nous convie au plus merveilleux des voyages, avec cet art qui est le sien de mêler le temps et l'espace, à travers la limpidité très originale d'une imagination de poète.
Brüssli a des doutes sur ses origines, des doutes auxquels ses parents ne souhaitent pas donner d'explications. Alors qu'il commence à chercher des réponses à ses questions, il découvre la terrible manigance que fomentent les loups contre les habitants du village. En compagnie de personnages aussi saugrenus qu'inefficaces, il va tenter de devenir un héros : Brüssli, le Conquérant.
Résumé : Du bocage à la mer, la Vendée offre autant de diversité dans ses paysages que dans sa gastronomie. Cuisine de charme aux saveurs fines, que les vins joyeux des Chefs Vendéens accompagnent avec bonheur.
Gardienne du trésor, celle-qui-mange-les-âmes dormait près des restes de son père, dans les eaux sombres du grand fleuve Orinoco. Maudits soient les profanateurs de sépultures ! Maudits soient les insensés qui réveillèrent la Créature ! Furya, fille de toutes les guerres, va déchaîner sa colère. Et sa rage assassine se répandra sur la Vaste Monde.
L'Afrique, la touffeur humide des marigots, les f-ts immenses des arbres, une rivière. Au bord de la rivière, une petite bourgade assoupie, Galao, et plus loin, au coeur de la forêt, une clairière où vivent cinq Blancs et leurs équipes de travailleurs indigènes : Malaka. Cinq hommes rudes, brutaux ; des ours perdus dans la solitude d'un labeur exténuant. Bertin, leur chef, essaie de maintenir au camp un semblant de discipline, de tenue, d'échange. Mais ses jeunes compagnons, moins " civilisés ", ne songent qu'à la prime finale, à la chaleur, aux moustiques ; leurs divertissements se bornent à l'alcool dont ils abusent, et aux filles trop rares qu'ils rencontrent de temps en temps à " l'Auberge Normande " de Galao. C'est la morne existence des pionniers sans gloire. Un soir survient au camp un garçon de dix-huit ans, débarqué d'Europe pour chasser les papillons. Blond, net, rayonnant, Antoine Fabert est comme une apparition insolite dans cette petite société virile, plus proche du bagne que du cabinet d'entomologiste. Mais la seule présence d'Antoine va révéler ces hommes à eux-mêmes. Sans le vouloir, et avec l'émerveillement d'une découverte où les sens, voire l'érotisme, ont leur part, le jeune homme les aura peut-être changés pour la vie, à moins que son bref passage, théorème sans solution, ne s'efface dans leur mémoire et dans la sienne comme s'oublient les rêves un peu troubles.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.