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Philosophia. Lire les philosophes anciens en version originale
Fontanier Jean-Michel
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753534865
N'est-il pas imprudent de gloser sur la Métaphysique d'Aristote ou de commenter l'Ethique d'Abélard, en s'en remettant aux seules traductions, ci priori toujours sujettes à caution ? Ceux qui préfèrent penser, et parler, en connaissance de cause, trouveront ici une initiation à la lecture directe des philosophes qui, durant des siècles pensèrent et ou écrivirent en grec ou en latin. Il s'agit en effet, de donner au lecteur contemporain les moyens de porter un regard critique sur telle ou telle interprétation, en examinant par lui-même la teneur du texte original. On trouvera dans ce livre une grammaire non conventionnelle, adaptée à la découverte progressive des mots, et des formes d'expression, récurrents dans le langage philosophique ancien, et accompagnée d'exemples et d'exercices, ainsi qu'un florilège bilingue, de Pythagore à Leibniz, suivi d'un glossaire.
N'en déplaise aux hellénomaniaques, il y eut aussi des philosophes romains, il y eut même des Romains, comme Marcus Tullius Cicero, pour oser, parce quelle était claire, précise, belle enfin, philosopher dans leur propre langue. Ainsi le latin, langue d'un peuple, "amoureux et avide de races étrangères" selon la formule célèbre de Nietzsche, devint en Occident, pour presque deux mille ans, la langue vivante de la philosophie, celle de saint Augustin, de saint Thomas, de Ficin, de Descartes, de Spinoza, de Leibniz. Dans ce Vocabulaire latin de la philosophie le dessein est triple: établir des ponts avec la terminologie grecque, faire apparaître les équivoques possibles, mais, avant tout, illustrer les divers sens de chaque mot, d'Absolutus à Voluptas. D'où l'abondance des citations ou, à défaut, des références, car il s'agit de procurer au lecteur, souvent réduit à lire les textes philosophiques latins en traduction, un instrument d'accès aux originaux.
Cette méthode se compose de quinze leçons, modulables selon le temps dont dispose le lecteur : elles permettent un apprentissage accéléré de la langue, sur une seule année universitaire. Chaque exposé grammatical théorique - aussi complet et succinct que possible - est suivi d'une partie "pratique" où sont étudiées les principales difficultés que rencontrera l'étudiant dans les textes à propos du point grammatical exposé, et d'exercices corrigés. Ces quinze leçons font le tour de la grammaire latine, sans s'attarder sur ces inventaires d'exceptions qui encombrent inutilement les manuels - inutilement, parce que l'usage et la pratique de la langue seront des maîtres autrement efficaces. Suivent des versions graduées, annotées et traduites qui permettent à l'étudiant solitaire, débutant ou agrégatif rouillé, de s'entraîner par lui-même. Le lecteur dispose, à la fin du livre, d'un lexique latin-français abondant qui lui permettra de se passer souvent des gros dictionnaires et d'enregistrer plus rapidement les significations essentielles d'un mot. Cet ouvrage s'adresse à tous ceux qui désirent déchiffrer rapidement par eux-mêmes du latin - débutants ou recommençant, étudiants classiques, musiciens, juristes, philosophes, ou admirateurs des Principia de Newton. Ils y apprendront vite que le " vulgum pecus " est une chimère, que dans le Requiem le bon accord n'est pas Tuba mirum, et que lire Horace, Tacite - ou Pétrarque - en latin peut être un grand plaisir.
Résumé : Cette méthode se compose de quinze leçons, modulables selon le temps dont dispose le lecteur. Elle permet un apprentissage accéléré de la langue sur une seule année universitaire. Chaque exposé grammatical est suivi d'une partie pratique et d'exercices corrigés. Suivent des versions graduées, annotées et traduites.
Biographie de l'auteur Jean-Michel Fontanier est ancien élève de la rue d'Ulm. Il enseigne le latin à l'Université de Rennes, aux étudiants de lettres et de philosophie.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.