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L'économie morale. Pauvreté, crédit et confiance dans l'Europe préindustrielle
Fontaine Laurence
GALLIMARD
20,30 €
Épuisé
EAN :9782070785773
L'air du temps chez les économistes, les sociologues, voire les historiens, est à réflexion: existe-t-il une alternative à cette forme nouvelle d'ensauvagement qu'est devenu le libéralisme économique. pour lequel tout peut désormais s'échanger compris la vie, comme des biens ordinaires? Réponse la plus courante: le retour à l'économie du don et le développement du microcrédit, observé dans les pays du tiers monde. Aidaut les êtres à se désengluer de la misère plutôt qu'à faire fructifier l'argent sur le marché de la spéculation financière, le microcrédit est au aujourd'hui paré des atours d'une économie mura parce que solidaire. Ces deux formes d'activité économique ont déjà existé dans l'Europe moderne. L'économie, fondée sur la confiance et le crédit, est alors encastrée dans des enjeux sociaux qui la dépassent. Loin de consolider un cloisonnement, le crédit et sa toile embrassent toutes les hiérarchies - groupes sociaux, institutions et régions dans des dépendances où chacun - les hommes et les femmes selon des modalités spécifiques - se trouve être à la fois préteur et endetté. Se tissent ainsi des réseaux d'obligations en cascade, donc de pouvoir, dans les espaces géographiques sociaux les plus variés. La relation de confiance entre créanciers et débiteurs, prêteurs et emprunteurs. constitue un lieu social fondamental. Deux cultures économiques - la féodale et la capitaliste - se côtoient, chacune portée par des valeurs spécifiques. s'affrontent mais également s'influencent au point de se transformer. Restituer le champ des expériences possibles ou communes rend, du même geste, les multiples tensions qui traversent les sociétés: au niveau collectif, entre des sociétés d'ordre et de statut et le développement parallèle de rationalités économiques; au niveau individuel, entre les exigences contradictoires des diverses appartenances des individus, leurs aspirations et la réalité éprouvée de leur expérience ordinaire. Des allers-retours entre hier et le plus contemporain, servis par le sens de l'exemple, de l'anecdote et de la narration, Laurence Fontaine en use à la maniére de Marc Bloch - comme d'une baguette de sourcier -, pour l'intelligence de la réalité passée, telle qu'elle peut être reconstituée. et la préfiguration utopique d'un univers plus humain.
Martin Charlotte ; Muguet Laurence ; Fontaine Fréd
Résumé : Google est-il trop puissant ? Qui se cache derrière les trolls ? Les dessins de presse doivent-il toujours faire rire ? C'est quoi, le fact-checking ? La réponse à toutes ces questions se trouve dans cette intégrale ! Des deepfakes aux lobbys, des publicités cachées aux coulisses d'une rédaction, des clashs à la télévision à la course au scoop, "Tout pour éviter les trolls" démêle le vrai du faux des médias. Après une première publication dans le magazine "Géo Ado", voici les épisodes de la série "Décodage" rassemblés dans une bande dessinée désopilante et instructive !
A la fois marginale, inquiétante et familière, plus proche de celle du vagabond que du négociant, la figure du colporteur telle que l'ont dessinée les archives policières, les fictions littéraires et iconographiques, a été indéfiniment renvoyée du côté des archaïsmes économiques et sociaux. Au-delà de l'imaginaire citadin, le livre de Laurence Fontaine, chercheur au CNRS et historienne des sociétés de montagne, montre que ces petits métiers ambulants ont joué un rôle essentiel dans la naissance de l'économie de l'Europe moderne. Leur histoire est celle de communautés rurales pauvres, montagnardes et marginales, qui ont réussi à construire une société originale dont le modèle, fondé sur la parenté large et les liens de clientèle, est encore vivace dans nombre de sites aujourd'hui ; c'est aussi celle d'organisations marchandes, fortement structurées, indifférentes aux frontières, qui ont contribué à la diffusion des produits les plus nouveaux (le tabac, les montres ou l'imprimé). Cette étude inédite constitue une véritable préhistoire de notre société de consommation et porte un éclairage inattendu sur ses avatars alors qu'on voit resurgir aujourd'hui une économie parallèle fondée sur la mobilité, la précarité et une solidarité nouvelle.
Résumé : Dans l'Europe d'Ancien Régime la pauvreté est endémique. Elle est tout à la fois un risque conjoncturel (auquel on répond par la culture des terres communes, la pluriactivité de toute une famille mise au travail, les engagements de biens au mont-de-piété contre de microcrédits ou la migration saisonnière de métier), un état structurel (auquel on espère échapper par les déménagements constants, la contrebande et le vagabondage, l'illégalité et la mendicité) et une exclusion (qui conduit à l'abandon des enfants ou à la prostitution). La massivité du phénomène induit de la part des autorités des réponses dont la diversité va de la peur devant ces miséreux, qu'il convient d'enfermer dans des institutions qui les mettraient au travail pour leur redressement moral, à la dénonciation des insupportables inégalités sociales et économiques qui retranchent de l'humanité commune des individus qui ne demandent que leurs droits. En 1777 l'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Châlons-sur-Marne met au concours la question des "moyens de détruire la mendicité en rendant les mendiants utiles à l'Etat sans les rendre malheureux". Jamais aucun concours n'a attiré autant de participants : cent vingt-cinq mémoires sont envoyés ; ils constituent la meilleure introduction aux débats d'alors sur la pauvreté et aux questions qui agitent les élites. S'y esquissent nos questions d'aujourd'hui : comment parler des pauvres ? De l'inégalité ? Des dominés de la famille patriarcale ? De la charité, avec sa variante moderne de la philanthropie, et de l'impôt ? De l'accès au marché des plus démunis devenus des défavorisés ? De leur liberté de choix ? De l'appartenance des pauvres à la société des citoyens ? De leur mise en capacité de prendre leur destin en main ? Rarement, en histoire sociale, un siècle passé apporte autant de lumières sur nos défis les plus contemporains.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce guide est destiné à tous ceux qui souhaitent mieux connaître le fonctionnement de l'Union européenne et en comprendre les défis actuels. L'ouvrage présente : les étapes de la construction européenne ; le fonctionnement des institutions ; les grands enjeux auxquels l'Union européenne est confrontée ; les questions économiques ; les modalités d'installation et de travail dans l'Union ; l'Union dans les relations internationales.
Résumé : Du Brexit aux élections européennes de 2019, en passant par la qualification de Marine Le Pen pour le second tour de l'élection présidentielle de 2017, les partis nationalistes-identitaires ont le vent en poupe dans toute l'Union européenne. V. Orbán, M. Salvini ou M. Le Pen sont les dirigeants de ces partis qui, ensemble, pourraient menacer l'édifice européen. Ces partis siègent au sein de différents groupes au Parlement européen. S'ils s'accordent sur l'immigration, d'autres sujets constituent de véritables lignes de fractures. Anaïs Voy-Gillis, analysant leurs stratégies, questionne le mythe d'une grande coalition nationaliste-identitaire et prouve que ces partis défendent, avant tout, des visions nationales. Leur progression électorale s'explique par plusieurs facteurs, notamment l'idée de trois crises (économique, migratoire, représentativité) ayant montré les fragilités de l'édifice européen. Au-delà des discours, ces partis ont réussi à construire une représentation du monde excluante, mais cohérente, répondant aux questionnements d'une partie de la population. Anaïs Voy-Gillis est docteur en géographie de l'Institut Français de Géopolitique. Ses recherches concernent la montée des nationalismes et des droites extrêmes en Europe.
Janvier 2015 : à peine nommé ministre des Finances de la Grèce, Yanis Varoufakis déclenche une des batailles les plus spectaculaires et controversées de l'histoire récente en cherchant à renégocier les rapports entre son pays et l'Union européenne. En dépit du soutien exceptionnel de la population grecque et de la logique imparable de ses arguments, il se heurte à un mur et provoque l'ire des élites politiques, financières et médiatiques de l'Europe.La vérité de cet affrontement était appelée à rester inconnue, puisque la direction de l'Union européenne se réunit à huis clos. Mais ce récit personnel et explosif de Yanis Varoufakis raconte comment les choses se sont passées dans les couloirs de Bruxelles. Il révèle une histoire édifiante où se mêlent hypocrisie, trahisons, collusions d'intérêts et acrobaties politiques.Conversations entre adultes est un vibrant appel à renouveler la démocratie européenne avant qu'il ne soit trop tard.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.