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Double vie. Les drogues et le travail
Fontaine Astrid
EMPECHEURS
17,20 €
Épuisé
EAN :9782846710817
Peut-on se droguer et travailler ? En enquêtant sur des usagers de drogues exerçant une activité professionnelle depuis de nombreuses années, Astrid Fontaine montre que drogue ne rime pas nécessairement avec dérive. La consommation de drogues n'est pas obligatoirement un élément central dans la vie des personnes. Et lorsqu'elle l'est, ou le devient par moments, ces hommes et ces femmes parviennent à gérer leur consommation de telle sorte qu'elle ne mette pas en péril leur statut social. Cela requiert une véritable rigueur dans l'établissement de règles tout à fait pratiques : un savoir expérimental longuement acquis. Or, ce savoir, est la plupart du temps, interdit ou recouvert par l'image d'Epinal du toxico. La diffusion d'un tel savoir pourrait aider ceux qui n'ont pas réussi à contrôler leurs consommations, mais permettrait aussi aux proches, aux thérapeutes et aux employeurs de relativiser l'alternative infernale entre abstinence totale et déchéance. Ce livre va à l'encontre des idées préconçues qui fondent les représentations sociales de " La drogue ".
Résumé : Pressentiment, impression, petite voix... L'intuition se manifeste souvent à nous, mais nous ne savons pas toujours l'écouter. Contrairement à ce que l'on pense, ce " sixième sens " n'est ni l apanage des femmes ni un don mystérieusement acquis. Il est même possible de le développer pour prendre de meilleures décisions.Au programme de ce livre, simple, clair et très pratique : - Décodez les langages de l'intuition (le langage non verbal, les rêves, les heureux hasards...). - Adoptez la " slow intuitive attitude " et ralentissez le rythme pour inviter les émotions positives dans votre vie. - Comment booster votre intuition en 10 points-clés. Prendre de meilleures décisions, c'est si simple pour qui sait écouter son instinct...
Une compagnie de métro oubliée. Des intrigues politiques compliquées. Un mystérieux ingénieur. Des centaines d'anonymes qui s'activent dans les galeries souterraines de la capitale et se débattent, tentent de survivre à Paris entre 1905 et 1930... De son vrai nom, la Société du chemin de fer électrique souterrain Nord-Sud de Paris fut l'une des deux compagnies privées du métro parisien, créée en 1902 et absorbée en 1931 par sa concurrente, la puissante CPM (Compagnie du métropolitain parisien), qui deviendra en 1948 la RATP. Les archives du Nord-Sud révèlent un monde d'une grande variété. Au fil d'abondantes correspondances et d'anecdotes qui ponctuent la vie quotidienne de cette compagnie, apparaît l'envers du décor de la Belle Epoque : la tuberculose, les ravages de l'alcool, la violence des moeurs, la Grande Guerre et ses drames. Mais aussi des aspects plus inattendus : " les filouteries du souterrain ", les amours dans le métro, des rencontres inattendues... Ecrite dans un style alerte, cette plongée dans un Paris méconnu du début du XXe siècle a été saluée lors de sa première publication.
Fondée par Aristote voici vingt-cinq siècles, la poétique s'est muée à l'époque contemporaine en une vaste enquête sur la spécificité de la littérature - sur la littérarité. À la différence de la critique, qui juge et interprète, elle a pour ambition de décrire objectivement l'art du langage, ses lois internes, ses procédés et ses formes. Après une récapitulation historique, cet ouvrage propose un parcours initiatique et progressif à travers les domaines variés de la théorie littéraire moderne : narratologie, mondes de la fiction, langage poétique et signifiance, jusqu'à l'épineuse et passionnante question des genres littéraires, qui rend la littérature à son histoire.
Il y a maintenant presque huit ans, je me suis retrouvée de façon inattendue éperdument amoureuse d'une chienne rouge piment que j'ai appelée Cayenne. " C'est en partant des gestes les plus ordinaires du quotidien et non pas de grands principes que Donna Haraway nous invite à penser notre relation aux espèces compagnes. Ces espèces avec lesquelles nous " partageons le pain ", depuis les micro-organismes qui nous peuplent jusqu'aux animaux de compagnie. Cet enchevêtrement nous conduit auprès de bouledogues français à Paris, à des projets concernant les prisonniers du Midwest, à des analyses coûts-bénéfices dans la culture marchande autour des chiens, à des souris de laboratoire et des projets de recherche en génétique, sur des terrains de baseball et d'agility, auprès de baleines munies de caméras au large de l'Alaska, sur des sites industriels d'élevage de poulets, etc. Il s'agit ici non pas de domestication, de contrôle ou de rachat de la dette mais de contact. Quelle est la valeur ajoutée du contact ? Que nous apprennent à sentir et à faire les " zones de contact " ? Loin de tout retour romantique à une rencontre sauvage, dénuée d'intérêts et de contamination biopolitique, prendre soin du contact entre espèces " entraîne " à un perpétuel zigzag entre ce qui nous affecte, nous rattache, nous rend interdépendants, simultanément robustes et vulnérables.
Comment garder la force que nous ont transmise les femmes dont on n'attendait rien d'autre que d'être une maîtresse de maison - épouse, mère? Ces femmes qui, bravant le ridicule, de manière parfaitement désintéressée (elles ne pouvaient nourrir aucun espoir de carrière), ont résisté à l'objection doucereuse de leur père: « Mais, ma chérie, tu ne manques de rien... » et ont cherché par tous les moyens à créer et à vivre. L'Université leur était alors interdite et Virginia Woolf mettait leurs filles en garde: n'allez jamais rejoindre la procession « des hommes chargés d'honneurs et de responsabilités ». Qu'avons-nous appris, nous, les filles infidèles de Virginia, qui avons, de fait, rejoint les rangs des « hommes cultivés »? Nous avons le sentiment d'assister à la fin d'une époque: celle où nous pouvions nous réjouir de voir des jeunes femmes (et des jeunes hommes aussi) prendre goût à la recherche, devenir capables de cette liberté dont nous avons profité. Désormais, à l'Université comme partoutailleurs, il s'agit de manifester sa flexibilité, d'apprendre à donner les bons signaux et à écouter ceux qui proviennent du marché, bref de donner les gages requis de motivation et de sérieux. Comment vivre cette fin d'époque sur un mode qui ne soit ni cynique ni nostalgique? Comment échapper au « chacun pour soi » qui devient la règle à l'Université comme ailleurs? Comment faire aujourd'hui relais au cri de Woolf, « Penser nous devons »? Il nous fallait rencontrer des femmes chez qui nos questions faisaient écho et qui pourraient leur donner des dimensions imprévues, appeler à prolonger ainsi le cri de Virginia Woolf. Françoise Balibar, Bernadette Bensaude-Vincent, Laurence Bouquiaux, Barbara Cassin, Mona Chollet, Emilie Hache, Françoise Sironi, Marcelle Stroobants, Benedikte Zitouni, ont accepté de témoigner des anecdotes, des événements discrets ou des perplexités qui ont marqué le chemin par lequel chacune a découvert ce que pouvait signifier « penser » et passer ainsi du refus à la création. Mêmes si les portes de l'Université se sont ouvertes aux femmes, cela ne signifie pas qu'elles s'y soient senties « à leur place ».
Hustak Carla ; Myers Natasha ; Pignarre Philippe ;
On connaît Darwin comme fondateur de la théorie de l'évolution. Ce que l'on sait moins, c'est que la grande passion de sa vie a été l'étude des orchidées dont il possédait une extraordinaire collection. Il s'est particulièrement intéressé à leur fécondation par des insectes. Sans les guêpes, y aurait-il encore des orchidées ? Ces dernières ont développé des "stratagèmes" pour attirer les guêpes mâles et les séduire. Les guêpes ne se contentent pas de transporter du pollen, elles font littéralement "jouir" les orchidées. Ces travaux viennent compléter la théorie de l'évolution par une théorie de "l'involution". Les branches de l'arbre de l'évolution viennent se croiser, se mêler. L'orchidée ne peut pas perdurer sans ses liens avec une autre espèce. Loin d'être un cas singulier, ce pourrait être la règle : les arbres et les champignons, les humains et les milliards de bactéries qui les peuplent... Cette nouvelle biologie, initiée par Lynn Margulis, s'oppose au "néodarwinisme", ou théorie du "gène égoïste", pour qui la "concurrence", et non la collaboration ou le lien, est le mécanisme de base. On sait comment cette théorie a essaimé, en particulier dans les sciences économiques, mais aussi en sociologie. La biologie de l'involution multiplie les découvertes. Les auteures poursuivent en présentant les travaux les plus récents sur le langage chimique des plantes, par exemple sur les plants de tabac... Une nouvelle biologie indispensable à l'heure du nouveau régime climatique qui exige que nous connaissions ce à quoi et par quoi nous sommes attachés.
Résumé : A quelles conditions l'écologie, au lieu d'être un ensemble de mouvements parmi d'autres, pourrait-elle organiser la politique autour d'elle ? Peut-elle aspirer à définir l'horizon politique comme l'ont fait, à d'autres périodes, le libéralisme, puis les socialismes, le néolibéralisme et enfin, plus récemment, les partis illibéraux ou néofascistes dont l'ascendant ne cesse de croître ? Peut-elle apprendre de l'histoire sociale comment émergent les nouveaux mouvements politiques et comment ils gagnent la lutte pour les idées, bien avant de pouvoir traduire leurs avancées dans des partis et des élections ?