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ESSAI SUR UNE MESURE DU MONDE AU XXE SIECLE. EDOUARD GLISSANT.
FONKOUA ROMUALD
CHAMPION
69,00 €
Épuisé
EAN :9782745306210
Pour les écrivains issus des sociétés dominées après leur découverte, par l'esclavage et la colonisation européens, la mesure du monde procède par la littérature. Elle consiste à opposer aux visions du inonde créées par l'occident européen (à travers le voyage notamment) leur propre vision du monde. Elle consiste aussi à inventer un discours de savoir (sociologique, historique ou psychiatrique) sur le monde à partir d'une critique des sciences humaines. Elle consiste enfin à affronter le langage qui est monde, quoiqu'on dise, dès qu'on se propose de dire ou d'écrire le monde. Ces réflexions sur une mesure du monde au XXe siècle prennent appui sur l'oeuvre de l'écrivain martiniquais Edouard Glissant mais ne se restreignent pas à celle-ci. Elles la mettent en perspective avec l'oeuvre de Césaire, Claudel, Fanon, Faulkner, Leiris, Lévi-Strauss, Saint-John Perse, Segalen, Senghor et Whitman. Si l'oeuvre de Glissant est un pivot, c'est parce qu'elle condense les interrogations, les contradictions et les enjeux de ce discours sur le monde qui traverse toutes les littératures contemporaines, dont le rapport à la domination et à la violence est l'une des caractéristiques.
Dans cet ouvrage, la scolarité des filles au Cameroun est présentée selon différentes approches, globale, sociologique, psychologique et pédagogique : "femme et éducation au Cameroun" ; "la scolarisation des filles dans les pays en développement et en Afrique" ; "l'accès des filles à l'éducation au Cameroun, la question de la qualité" ; "motivation et scolarisation des filles à l'ouest Cameroun" ; "inquiétude des filles et des garçons du secondaire face à l'avenir professionnel".
Dili Palaï Clément ; Pare Daouda ; Fonkoua Romuald
Qu'est-ce que la déchirure? La difficulté à répondre à cette question avec précision nous contraint à définir le sens dans lequel ce terme est perçu pour les besoins des articles qui constituent ce volume. Dans notre perspective, il s'agit d'un état, d'une conscience, d'une situation dans laquelle l'individu se trouve en discordance avec lui-même ou avec son environnement. La déchirure construit et prolonge un état de manque, une dysphorie permanente. En ce sens, elle nourrit et fortifie l'angoisse de vivre. Elle est le socle sur lequel repose l'inquiétude de l'homme en hutte aux vicissitudes de la vie. Dans notre univers quotidiennement menacé par la phagocytose de nos identités, nous sommes de plus en plus habités par cette angoisse. Et mieux que toute autre activité humaine, la littérature est le champ d'expression par excellence de ce tiraillement. Elle ouvre la porte à toutes les formes d'expression, notamment celles qui permettent à l'homme d'aujourd'hui de se dire, de se chercher - non pas nécessairement de se trouver - dans un monde qui tend à le reléguer au second plan. Les analyses contenues dans cet ouvrage, d'une part, passent au crible les oeuvres d'auteurs européens (Perec. Tournier, Ferrandi), négro-africains (Yodi Karone, Soyinka, Miano, Hampâté Bâ. Baskouda, Dahirou Yaya, Mabanckou etc.). arabo-africains (Ben Jelloun, Naguih Mahfouz), antillais (Glissant. Chamoiseau) ou de langue française ou anglaise (Coetzee), et d'autre part, les abordent - pour la plupart - dans une perspective comparative qui permet d'établir entre les différentes écritures, de nombreux points de confrontation et de nombreux passages. Biographie de l'auteur Clément Dili Palaï et Daouda Pare enseignent respectivement la littérature négro-africaine et la littérature française à l'université de Ngaoundéré au Cameroun.
Cet ouvrage au titre ambitieux constitue moins un état des lieux qu'une interrogation sur un genre protéiforme dont l'expansion semble illimitée et qui occupe de plus en plus la scène littéraire. La première question concerne la notion de francophonie elle-même, ensemble hétérogène et extrêmement complexe. En effet, comment désigner les diverses littératures francophones sans les marginaliser ou les exclure, tout en prenant acte de leur statut singulier ? L'écrivain francophone doit composer avec la proximité d'autres langues, avec une première déterritorialisation constituée par le passage de l'oral à l'écrit et avec cette autre créée par des publics immédiats ou éloignés. Condamné à penser la langue, il doit aussi penser les formes par lesquelles le monde se donne à voir ; son oeuvre, en jouant sur les codes des différents horizons culturels, devient une reconfiguration de la littérature. Qu'apporte le roman francophone à la forme roman ? Quels en sont les modèles et de quelles manières s'y inscrit le palimpseste ? Quels types de rapports se sont créés entre ce genre d'origine européenne et les nouvelles littératures de langue française ? Quelles redéfinitions ont été proposées et comment s'y décline le contemporain ? Quel (s) savoir(s) véhicule-t-il ? Dernière question, mais non la moindre : le roman, en tant que genre, n'est-il pas par définition suspect ? Au lecteur d'en décider.