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Cahiers africains de recherche en éducation N° 12 : Les sciences de l'éducation, métissées et plurie
Fonkoua Pierre ; Azia Dimbu Florentin
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782343107714
Tout porte à croire que l'éducation demeure une préoccupation permanente dont la société congolaise ne peut se passer sans se condamner à l'extinction ou sombrer dans une anarchie sans nom. La pluralité et le métissage constituent des piliers indispensables pour la survie, le maintien et le progrès de la société. Ainsi, des questions aussi nombreuses que diverses posées par des scientifiques issus d'horizons divers (universités, disciplines, pays), qui sont pour la plupart membres de la section AFIRSE-RDCongo, ont trouvé des réponses, par exemple : Qu'est-ce qui se passe lors du processus d'apprentissage ? Les enfants avec un retard mental léger acquièrent-ils aussi facilement les connaissances que les enfants dits ordinaires ? L'Afrique peut-elle se développer sans intégrer dans son système éducatif ses valeurs traditionnelles ? Le système éducatif africain est-il suffisamment intégré par les TIC ? Quelle est l'image du "père-Dieu" chez les étudiants congolais ? Autant d'interrogations possibles qui nous permettent d'appréhender différemment les sciences de l'éducation, à l'aune des données congolaises principalement.
L'une des raisons justifiant les nombreuses réformes curriculaires qui s'opèrent dans le système éducatif de tous les pays est la recherche permanente des solutions idoines aux sempiternels problèmes d'échecs scolaires. D'ailleurs, il est constant que le souci majeur des instances de formulation des politiques éducatives consiste à repérer des moyens qui permettraient de repousser efficacement les échecs scolaires au degré zéro. Par exemple, il y a quelques décennies, la pédagogie par objectifs dont on a encouragé à grand renfort médiatique l'usage dans les systèmes éducatifs apparaissait comme une solution générale aux dits problèmes. Malheureusement, et c'est le cas des pays dits émergents, on constate de plus en plus, avec amertume, une inadéquation entre la formation et l'emploi. Ce constat a obligé les chercheurs en éducation à évoluer vers un autre type de pédagogie : la pédagogie des compétences que d'autres préfèrent appeler pédagogie de l'intégration puisqu'elle embrasse tous les concepts que la pédagogie par objectifs avait exclus de son champ d'application. Mais, compte tenu des multiples mutations sociétales actuelles, ne serait-il pas urgent que les différents acteurs des systèmes éducatifs s'installent à nouveau autour d'une même table pour réexaminer à la fois les causes endogènes et les causes exogènes des échecs scolaires en vue d'une solution définitive à l'heure de la mondialisation ?
A l'heure du bilan de cinquante années d'indépendance des pays africains, les travaux présentés dans ce numéro des Cahiers Africains de Recherche en Education montrent la timide évolution de la décentralisation de l'éducation, déjà visible pourtant à tous les niveaux du système éducatif. En présentant les domaines, les expériences, les enjeux, les degrés et le niveau d'efficacité de la décentralisation de l'éducation dans différents pays de l'Afrique subsaharienne - en particulier le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée, le Kenya, le Tchad et le Togo, ils apportent une connaissance comparée de la décentralisation de l'éducation, ainsi que de ses retombées sur les efforts de développement socio-économique et culturel, qui permettra aux différents acteurs du système éducatif de mieux contribuer à son évolution, au service de tous.
Les contributions rassemblées dans ce volume attestent du besoin de revisiter l'éducation, car l'enjeu est de taille, et pour toutes les époques. Dans son Traité de pédagogie, écrit au XVIIIe siècle, Emmanuel Kant n'hésitait pas à dire que "le plus grand et le plus difficile problème qui puisse se poser à l'être humain, c'est l'éducation". Dans un contexte de paupérisation croissante, où les inégalités sociales tendent à s'exacerber, comment offrir à tous la chance d'une éducation de qualité, qui les aide à se prendre en charge et à transformer en mieux leur environnement social ? Comment éduquer aujourd'hui, à l'ère démocratique ? Dans un monde sans cesse en mouvement, comment préparer les éducateurs de demain ? Quelles leçons tirer de nos pratiques éducatives actuelles ? L'ère du numérique appelle une révolution de l'enseignement, il convient de le reconnaître. Elle implique une remise en cause des compétences acquises, des habitudes des enseignants et constitue ainsi un grand stimulant d'adaptabilité permanente. Que faut-il révolutionner, dans nos pratiques éducatives actuelles, pour offrir aux apprenants une capacité culturelle globale de base, seule source de dynamisme et d'adaptabilité maîtrisée ? Car c'est par l'éducation, souligne Kant, que l'homme devient pleinement homme, capable d'entrer dans ce que John Dewey appelait une "conversation démocratique". Car le but de toute éducation est de permettre à quelqu'un d'"accomplir autant que possible sa tâche d'homme", son métier d'homme. L'éducation, on le voit, constitue toujours un vaste, mais incontournable chantier. L'enjeu est trop important pour nous laisser indifférents.
L'enfant inadapté a droit à toute l'éducation et à toute l'amélioration dont il est capable. A la notion d'éducabilité, l'on devrait d'ailleurs ajouter celle de perfectibilité." (Beyrouth, 16-23 avril 1963) - Dans cet esprit, les structures pédagogiques, qu'elles soient dans le système formel, non formel ou informel, doivent développer une dynamique qui permette à chaque enfant, quelle que soit la nature de ses difficultés, de se développer sur les plans intellectuel, physique, affectif, social, moral et religieux. L'école a le devoir d'offrir à chaque enfant, qu'il soit en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage, les compétences de base pour une éducation inclusive qui sont la sociabilité, l'autonomie et l'adaptabilité.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.