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L'état hors la loi. Renseignement, droit et sécurité
Follorou Jacques
PLURIEL
10,45 €
Épuisé
EAN :9782818506295
Le 13 novembre 2015, dans la cellule de crise du ministère de l'Intérieur, place Beauvau, François Hollande, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve sont livides. Sidérés, ils reçoivent le récit des événements en cours. Le massacre qui se déroule au coeur de la capitale dépasse leur entendement. Quelques minutes plus tard, le chef de l'Etat annonce dans une courte allocution qu'il place la France sous état d'urgence, un régime d'exception accordant au ministère de l'Intérieur des pouvoirs très larges, dérogatoires du droit commun. La stupeur émotionnelle a ouvert la porte à la gestion urgentiste de la peur. Et cette dernière a modifié en profondeur le fonctionnement de nos institutions, depuis la place du renseignement jusqu'à l'action même du Parlement, mettant à mal notre démocratie. Au fil d'une enquête passionnante dans les coulisses de l'Etat, Jacques Follorou, en s'appuyant sur des entretiens inédits, nous montre comment nos institutions démocratiques ont plié sous le pouvoir d'un exécutif toujours plus puissant. Jacques Follorou est journaliste d'investigation au journal Le Monde.
La Corse s'enfonce inexorablement sous le poids d'un pouvoir mafieux mortifère. Alors que sur le continent, l'indifférence règne en maître, sur l'île, le fatalisme cohabite avec une crainte justifiée. Les premiers parrains du crime organisé sont morts mais le système n'a pas disparu. Pire, l'aveuglement de l'Etat a laissé cette emprise se renforcer, et des voyous soustraire un bout de territoire à la République. Jacques Follorou nous livre un récit émaillé de témoignages inédits de sa plongée dans les abysses de la mafia corse. " Le journaliste du Monde poursuit son analyse du crime organisé en s'intéressant cette fois-ci aux liens qu'il peut avoir avec certains membres de la sphère politique. " Corse matin " Résister devient de plus en plus difficile. " Le Monde
Legorjus Philippe ; Follorou Jacques ; Kassovitz M
Avril 1988, Ile d'Ouvéa, Nouvelle-Calédonie. 30 gendarmes sont pris en otage par un petit groupe d'indépendantistes kanaks. Pour rétablir l'ordre, la France va envoyer 300 militaires dont les troupes d'élite du 11e choc et le commando de nageurs de combat Hubert, tous deux spécialistes des coups de force. A leurs côtés, le GIGN, des gendarmes tout aussi performants mais surtout des as de la négociation. Car, avant de faire parler les armes, des pourparlers sont engagés. Deux hommes se font face: le capitaine Legorjus officier du GIGN, chargé de commander l'opération Victor et Alphonse Dianou, le jeune leader indépendantiste kanak, à la tête des preneurs d'otage.A travers des valeurs communes, les deux hommes vont tenter de faire triompher le dialogue. Mais en plein combat électoraliste, entre les deux tours de l'élection suprême, les enjeux sont devenus trop politiques. Paris, sous la pression caldoche, joue un double-jeu. Les évènements s'emballent jusqu'à l'issue fatale: l'assaut fera 19 morts. C'est cette histoire, véritable drame postcolonial, que nous raconte de l'intérieur le capitaine Legorjus. Une histoire vraie qu'il a vécu au plus près, seul témoin au contact de tous les protagonistes: les militaires souvent divisés sur l'éthique et la méthode, François Mitterrand et Jacques Chirac au paroxysme de leur affrontement, et enfin les Kanaks désunis. Un cocktail explosif, où la valeur du sacrifice prend tout son sens quand la politique démissionne. Une réflexion sur le courage et la politique.
Résumé : A la fin du mois de mai 2017, alors qu'Emmanuel Macron succède à François Hollande, un quotidien américain révèle que la France aurait fourni au contre-terrorisme irakien une liste de vingt-sept noms de djihadistes français aux fins d'élimination. Cette affaire faisait écho à une autre, survenue en octobre 2015 : celle de Salim Benghalem, un ressortissant visé, en Syrie, par des frappes ordonnées depuis Paris. En réalité, aucun cadre juridique n'autorisait l'Etat à cibler ces Français. Il l'a décidé en secret, considérant qu'il était seul à détenir la vérité en matière de sécurité. Sans s'encombrer de contre-pouvoirs, ni de débats. Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Services de renseignement, justice, Parlement... Sous le coup de l'émotion, et pour créer une illusion de protection, l'Etat a bouleversé l'équilibre de nos institutions. Il n'a cessé d'étendre son pouvoir au détriment de la démocratie. Au fil d'une enquête glaçante dans les coulisses de l'Etat secret, Jacques Follorou raconte comment, en un tour de passe-passe, la démocratie a été mise à mal. Et comment cela n'a eu de cesse de nous affaiblir devant une menace terroriste toujours plus grande.
Un mois avant sa disparition, le 1er mai 1993, Pierre Bérégovoy remettait à son gendre deux lettres pour annoncer sa volonté de mettre fin à ses jours. La première lui était adressée, l'autre était destinée à François Mitterrand. D'un commun accord, ils déchirèrent celle écrite pour le chef de l'Etat. Quelques semaines plus tard, au bord d'un canal de Nevers, Bérégovoy se tua d'une balle dans la tête, soulevant une immense émotion dans le pays. Dans cet ouvrage, de nombreux témoignages inédits éclairent les dessous d'une véritable descente aux enfers; et l'on comprend que cette mort fut un acte réfléchi, commis par un homme profondément déprimé. Comptable de sa propre vie, il montra par ce geste une force intérieure méconnue, laquelle lui permit d'ailleurs de troquer, en l'espace d'une vie, sa casquette d'ouvrier et de cheminot contre le costume d'homme d'Etat. Ce livre fournit également l'intégralité des éléments de l'enquête judiciaire sur les causes de la mort de l'ex-Premier ministre, qui tordent le cou à la fable conspirationniste d'un assassinat. Il lève aussi le voile sur une crainte qui a empoisonné la dernière année de la vie de ce fidèle serviteur de François Mitterrand: au-delà de son affaire de prêt accordé par un ami intime du chef de l'Etat, Roger-Patrice Pelat, Bérégovoy conservait un lourd secret, celui des fonds déposés en espèces sur son compte personnel par un autre ami de Mitterrand. A la fin de sa vie, Pierre Bérégovoy fut l'objet d'un harcèlement constant des affairistes dont il goûta, à tort, la compagnie et le soutien souvent intéressé: Bernard Tapie, Samir Traboulsi, Pierre Aïm furent de ceux-là. L'échec historique du Parti socialiste aux élections législatives de 1993 acheva de le convaincre du bilan négatif d'une vie de labeur animée par une ambition dissimulée - la présidence de la République - dont les rares témoins racontent ici comment elle a guidé ses actes. A travers ce destin tragique, c'est toute l'histoire de la gauche française qui se dévoile au lecteur, dans les dérives liées à la pratique du pouvoir, dans ses difficultés à concilier son héritage révolutionnaire et sa volonté de gouverner la France.
Ils étaient quatre-vingts et avaient à peine trente ans lors de l?arrivée d?Adolf Hitler au pouvoir. Leurs études universitaires destinaient ces juristes, économistes, linguistes, philosophes ou historiens à de belles carrières. Ils ont choisi de s?engager au sein des organes de répression du Troisième Reich. Ils ont théorisé et planifié l?élimination de vingt millions d?individus de race prétendument « inférieure ». Ils ont organisé et assisté à l?extermination d?un million d?entre eux.Au long d?une enquête éprouvante dans les archives du SD et de la SS, Christian Ingrao retrace le destin de ces enfants de la Grande Guerre, s?intéresse à leurs réseaux ? militants, universitaires ou amicaux ?, étudie leurs manières d?envisager la guerre et le « Monde d?ennemis » qui, selon eux, les menace. Apparaissent alors les mécanismes de l?engagement, dans le nazisme puis dans le meurtre de masse. Grâce à cette étude pionnière, on comprend comment ces hommes ont fait pour croire et pour détruire.Car l?histoire du nazisme est aussi tissée d?expériences personnelles, de ferveur et d?angoisse, d?utopie et de cruauté.
Cyrulnik Boris ; Matignon Karine Lou ; Fougea Fréd
L'éthologie, ou biologie des comportements, tente de répondre aux questions: qui de l'homme ou de l'animal, s'est laissé envoûter par l'autre? Pourquoi certaines espèces sont-elles avides de nos sensorialités et comment nous perçoivent-elles? A quoi ressemblent les mondes mentaux des animaux et comment pouvons-nous communiquer avec eux?
Les douze récits qui constituent cet essai portent tous sur le secret de filiation. Ce sont des histoires vraies. On y voit le jeu des désirs qui se transmettent et s'affrontent, les forces inconscientes qui, à travers l'arbre généalogique, font et défont leurs faisceaux d'amour et de haine. Pourquoi tant de mensonges et tant de souffrances autour du secret ? On part ici à la recherche de dissimulations hideuses et de tromperies sordides, on découvre l'implacable répétition des incestes et des fautes, et on comprend les terreurs qui, dans l'obscurité féroce de la vie familiale, ont saisi les héros de ces histoires... Comme dans une enquête policière.
Psychologue et romancier, il a notamment publié dans la collection Pluriel L?Empire des mères, Le Secret de famille ainsi que L'Âme des objets (Hachette Littératures, 2008).Un couple qui transporte pierre par pierre la demeure qu'il vient d'acquérir pour la reconstruire en un autre endroit, une fille qui démolit de ses mains la maison de sa mère, un homme qui consacre sa vie à se construire un donjon, une femme qui ne parvient jamais à se trouver une maison...« À travers ces histoires d'hommes et de femmes aux prises avec leur maison, le lecteur peut saisir, comme sans doute, il peut le faire à partir de sa propre expérience, que rien de ce qui se passe avec une demeure n'est innocent ou fortuit : il n'y a pas le moindre hasard dans ce que nous jouons avec elle. »L'auteur montre ainsi sur quelles passions sont fondées les relations que nous entretenons avec nos demeures. Elles nous font parfois mener une drôle de vie ! Chacun de nous a été, un jour ou l'autre, possédé par une maison. Nous projetons sur elle nos plus inconscients désirs. L'âme de la maison est toujours un reflet de la nôtre.