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Campagnes en mouvement en France du XVIe au XIXe siècle. Actes du colloque international d'histoire
Follain Antoine ; Béaur Gérard ; Ruget Annie Bleto
EUD
22,00 €
Épuisé
EAN :9782915552898
Il y a cent ans, naissait à Mervans (Saône-et-Loire) Pierre de Saint Jacob qui a consacré sa vie de chercheur à l'étude des campagnes dans la France des Temps modernes. Sa grande thèse sur Les paysans de la Bourgogne du nord au dernier siècle de l'Ancien Régime (1960) est restée un modèle du genre, et sa thèse complémentaire Documents relatifs à la communauté villageoise en Bourgogne du milieu du XVIIe siècle à la Révolution (1962) a relancé l'histoire de la communauté rurale. Cet anniversaire a été commémoré par l'organisation à Dijon d'un colloque international d'histoire rurale " Autour de Pierre de Saint Jacob ".Venus de France, des Etats-Unis et du Canada, des historiens et historiens du droit montrent dans ce livre où en est la recherche historique dans les voies que Saint Jacob avait contribué à ouvrir. Loin d'être immobiles, comme on a pu le croire, les sociétés rurales étaient au contraire caractérisées par des dynamiques. L'économique, le social, le juridique ou le culturel... tout montre des Campagnes en mouvement en France du XVIe au XIXe siècle. Et si la Bourgogne est favorisée, sont aussi présents la Flandre et le Languedoc, la Normandie et l'Auvergne, l'Anjou et la Champagne.
Résumé : Les hommes des siècles passés étaient-ils plus violents que nous? On a depuis longtemps postulé que les gens du Moyen Age et de l'époque moderne avaient eu des comportements brutaux avant d'apprendre à se contenir, à se civiliser, et parvenir à des m?urs enfin dignes à partir du XVIIIe ou du XIXe siècle. L'importance des actes de violence dans les sources judiciaires semblerait le confirmer mais s'agissait-il des indices d'une immoralité générale ou d'actes exceptionnels? Le travail critique mené dans cet ouvrage réexamine les méthodes, critique les sources, apporte des pièces inédites (dont la statistique des crimes établie tout au long du XVIIIe siècle pour la chancellerie, donc bien avant le " Compte général criminel " du XIXe siècle) et donne des exemples d'utilisation des sources textuelles et iconographiques, comme les scènes de rixes paysannes qui, correctement interprétées, ne peuvent plus être retenues comme des preuves. L'étude minutieuse d'un procès du début du XVIIe siècle pour homicide (édité en entier) montre qu'au-delà des apparences d'un acte impulsif commis par une " brute ", on peut retrouver les motivations et les circonstances d'une mise à mort préméditée, constater le trouble d'une population pas du tout habituée à de tels crimes et s'interroger sur la violence légale appliquée aux accusés. Livre d'Histoire consacré à la violence et sa mesure du XVIe au XVIIIe siècle, Brutes ou braves gens ? rejoint des débats actuels sur les formes et les chiffres de la criminalité, dont on connaît les enjeux politiques.
Du XIIIe au XVIIIe siècle, la vie propre d'un village se mesure à la vigueur des solidarités, au poids des traditions et à l'autonomie de ses moyens. Défendre ses droits et engager un procès, conserver et embellir son église, assister ses pauvres obligent à s'entendre sur ce qu'est l'intérêt collectif, puis requièrent un effort financier. Le renforcement des liens de solidarité ou le repli de chacun sur son privé, se jouent peut-être là. Les villages obligés de recourir à des cotisations, risquent aussi de voir le pouvoir local échoir aux plus capables d'assumer les implications financières d'une décision : " Qui paie, décide ". " L'argent des villages " comporte une synthèse consacrée à l'histoire du village, des études régionales et thématiques accompagnées de sources inédites et un guide bibliographique. Une dizaine de comptes des XVe, XVIe et XVIIe siècles, témoignent de la combativité des villages : nous suivons leurs démarches et leurs ruses : comprenons la nature des " rapports utiles " avec leur seigneur et certains notables ménagés en considération des services et des recommandations attendus d'eux ; nous découvrons les rapports complexes avec l'Eglise, soucieuse de voir une même collectivité dissocier le municipal et le paroissial ; mesurons l'importance des rapports avec l'Etat moderne en construction, bridant les autonomies locales pour donner la priorité à l'impôt du Roi, puis aidant les villages à soumettre aux charges locales, les privilégiés et les propriétaires étrangers.
Le duc Charles III de Lorraine, élevé à la cour de France, en avait ramené l'exemple d'un gouvernement autoritaire. Blaison Barisel, gouverneur de la ville et lieutenant du prévôt, aurait abusé de son autorité, entraîné plusieurs autres à méfaire et même «chié sur les ordonnances ducales». Chargé de mettre fin aux désordres, Nicolas Rémy construisit et enchevêtra plusieurs procès contre celui qui «estoit officier de Monseigneur et qui devoit servir d'exemple aux autres» et qui s'achevèrent par une peine de mort spécifique à la haute trahison.
La mort accidentelle d'Albert Camus, l'intellectuel solitaire et solidaire, le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne), a sidéré le monde entier. Quand on évoque Albert Camus, icône de la littérature française, ce sont les écrits du romancier, L'Etranger, La Peste, La Chute que l'on cite spontanément. Mais il était aussi dramaturge, éditorialiste de génie, essayiste, philosophe et citoyen du monde, ne se dérobant jamais face à un combat pour condamner toutes les formes de totalitarismes et l'horreur nazie. L'Algérie, son pays d'origine, fait partie intégrante de sa vie et de son oeuvre. L'originalité du présent essai est de retracer la trajectoire exceptionnelle d'un gamin pauvre du quartier Belcourt à Alger au Prix Nobel de littérature. Mais au-delà d'une simple biographie, ce texte cerne une production littéraire qui reste un témoignage essentiel sur les bouleversements du XXe siècle et sur des faits qui sont encore de notre temps. Dans un monde absurde, l'être humain doit faire au mieux pour accomplir sa destinée d'Homme.
Souvent admirés pour leur esthétique, les châteaux néogothiques de Bourgogne n'avaient suscité qu'un faible intérêt universitaire jusqu'à présent. Ce paradoxe est aujourd'hui dépassé, les styles "néo" ne sont plus objets de mépris mais d'un vif intérêt de la part des historiens de l'art. Dans cet ouvrage, l'étude approfondie du château de La Rochepot est renforcée par celle d'une trentaine d'édifices, célèbres ou méconnus, mais tous remarquables par la qualité architecturale qui leur a été donnée entre 1820 et 1940. Ce livre atteste non seulement de la valeur artistique de ces châteaux mais il les replace également dans un contexte national et local de longue durée, pour mieux saisir les nouveautés et les continuités, les originalités et les conformismes. Ainsi, au gré de riches archives et de nombreuses illustrations, c'est un moment très riche de l'histoire bourguignonne qui apparaît dans ses oeuvres et ses différents protagonistes.
Quand il présente Fenêtre sur cour en 1954, Alfred Hitchcock jouit d'une popularité croissante, bien que la critique peine encore à le prendre au sérieux. Le film est tourné en un lieu unique, un défi séduisant pour le réalisateur qui confirme son inventivité en matière de mise en scène, de montage et d'utilisation de la musique. L'intrigue, quant à elle, offre une dimension subversive évidente : le spectateur se trouve dans la position du héros-voyeur, et tous deux sont déçus quand ils pensent qu'il n'y a pas eu meurtre ; en finissant par assouvir leurs désirs macabres, Hitchcock joue ainsi avec leurs sentiments. Il contourne également la censure, l'épilogue n'étant qu'une façade, au même titre que les murs en briques des immeubles du décor. Comme la caméra qui dépasse le cadre strict de la fenêtre de l'appartement de Jeff dès la scène d'ouverture, cet essai se propose d'étudier ce classique à la lumière des autres réalisations du cinéaste, afin de montrer combien Fenêtre sur cour peut être envisagé comme une synthèse de son oeuvre, périodes anglaise et américaine confondues.