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La naine du tsar
Fogtdal Peter-H ; Struve Anne-Charlotte
GAIA
22,40 €
Épuisé
EAN :9782847201208
Intelligente, érudite et impertinente, un peu sorcière aussi, Sorine Bentsdatter est experte dans la préparation d'herbes secrètes dont elle fait un usage pas toujours orthodoxe. Il faut dire que la vie n'a guère été clémente pour la naine danoise en ce XVIIIe siècle. Orpheline de mère, vendue par son père à l'âge de douze ans à un comte très croyant, toujours montrée du doigt, ridiculisée et souvent maltraitée... de quoi haïr Dieu et tout le genre humain, y compris les autres nains dont elle refuse de partager le sort. Par-dessus tout, elle tient à sa dignité et à son mauvais caractère. C'est en créant un scandale à la cour de Frédéric IV qu'elle attire l'attention de Pierre le Grand, tsar de Russie en visite à Copenhague. Elle lui est offerte en guise de présent, puis trimballée sur les routes d'Europe avant de séjourner à Saint-Pétersbourg puis en Pologne. A travers le regard sans indulgence de la narratrice, l'auteur décrit les secrets, les faiblesses, les travers de ceux qui gouvernent et de ceux qui les servent, tout en recréant la réalité d'une époque. Mais au-delà de l'intérêt historique, ceci est avant tout le témoignage, émouvant et toujours actuel, d'une personne dite "différente" qui ne trouve pas sa place dans la société de son temps. Biographie: Peter H. Fogtdal est né en 1956 à Copenhague. Son parcours est aussi éclectique que son ?uvre. Animateur radio, astrologue, formateur, il est l'auteur d'une dizaine de romans qui s'attachent à des périodes historiques fortes. Sont aussi traduits en français Le rêveur de Palestine et Le front chantilly. Ce dernier s'est vu attribuer le Prix littéraire des Ambassadeurs francophones du Danemark en 2005.
David Huda a 5 ans lorsque son père le fait embarquer seul à Haïfa sur un bateau en partance pour l'Angleterre. Du moins, David croit-il, se souvenir qu'il avait 5 ans lorsqu'il fut arraché à son père arabe et sa mère juive, arraché à la Palestine. Car il ne connaîtra jamais sa date de naissance exacte. Ce n'est pas en Angleterre mais au Danemark qu'il sera recueilli par un missionnaire puis adopté par une famille chrétienne très pieuse. David ne cessera toute son existence de rêver de la Palestine; il partira y traquer la vérité sur ce déracinement originel. Ni Palestinien ni Danois, ni juif ni chrétien, et tout cela à la fois, David Huda traversa un tumultueux XXe siècle, de la Copenhague des années 20 à la Palestine des années 70, en passant par la Résistance danoise. Au soir de sa vie, il fait à son petit-fils le récit de son parcours, émaillé d'anecdotes, tantôt drôles, tantôt tragiques. Pour qu'il ne soit pas à son tour un éternel, exilé. Au travers de destins individuels aux lâchetés ordinaires ou à la générosité hors du commun, Le rêveur de Palestine a le souffle épique des grandes sagas.
En 1943, l'officier S.S. Andreas Spiess est en poste sur le "front chantilly", un front qui n'en est pas un - bien que la population soit hostile - mais plutôt un vaste grenier, la réserve alimentaire du IIIe Reich. Andreas Spiess tue le temps et, souvent au mépris de la discipline, s'efforce d'adoucir les conditions de vie de ses hommes. Certains prétendent qu'il est allé sur le front de l'Est. Andreas ne se souvient pas. Il rencontre un jour dans une librairie un homme cultivé avec lequel il engage la conversation: David Huda est juif. Une dangereuse amitié naît entre les deux hommes. En proie à de terrifiantes crises d'angoisse, Andreas cherche refuge dans l'écriture. Et peu à peu la mémoire lui revient. Son enfance en Autriche, son premier amour, le hasard qui lui fait rencontrer Philip en Allemagne, puis ses relations avec les nazis. Sur le front chantilly, Andreas Spiess est un homme ordinaire qui se laisse porter par le cours des choses, sans véritable conviction. Comme il l'a fait toute sa vie. Se retrouvant confronté au pire. S'inspirant d'une histoire vraie, Peter H. Fogtdal apporte un éclairage à la fois sur l'Histoire, la propagande et les parcours individuels. Le front chantilly est un roman captivant, profondément humain.
Vous adorez les balades en forêt, vous habitez un petit appartement citadin dépourvu de cheminée, ou bien vous avez un poêle et faites chaque année votre bois pour l'hiver : Ouvrez ce livre ! Ce manuel ne quittera bientôt plus votre poche. Cet incroyable best-seller international est une mine d'informations sur les différentes essences, les méthodes pour couper, fendre et faire sécher son bois. Sans oublier les outils et les poêles, du plus rustique au plus contemporain. L'art de la pile de bois n'aura plus de secret pour vous, qu'elle soit simple et fonctionnelle ou digne d'une installation ultra-contemporaine ! Le bois, matière noble et ancestrale, au coeur des questions écologiques et environnementales nous rappelle qu'un autre mode de vie est possible : simple et auto-suffisant, en prise directe avec la nature. Seul un bûcheron zélé et talentueux romancier côtoyant les forêts les plus septentrionales d'Europe pouvait nous donner une telle leçon de vie.
Résumé : En 1970 dans la Yougoslavie de Tito, Velibor a six ans et rêve de devenir footballeur. Noir et Brésilien, de préférence. Velibor fait l'inventaire de ses souvenirs, une enfance sous une bonne étoile, rouge, et une adolescence rock'n roll. Avec une mère catho et un père partisan, ce sera Jésus contre Tito, le match rejoué chaque soir à la maison. Entre Jack London et Pelé, The Clash et Bukowski, le poète en devenir sera maudit, assurément.
On a toujours mille et une raisons de divorcer... et de le regretter ! Ces Petites histoires croquent avec délices les travers de chacun, la difficulté d'avoir envie des mêmes choses au-delà de cinq ans de vie commune, l'exigence d'exister AUSSI comme individu. Quelques portraits au vitriol : homme ou femme, divorcés, enfin seuls ! enfin libres ! mais... libres de quoi, déjà ? Car la vie est cruelle : une fois seul(e), pourquoi faut-il que ce qui nous agaçait le plus nous manque soudain ? Comme si le divorce était le meilleur moyen de se retrouver à gérer l'emploi du temps de 8 personnes une semaine sur deux... C'est caustique et gouleyant, c'est Katarina Mazetti.
Quelque part à l'est au début du XXe siècle, Gheorghe Marinescu se fait faire une beauté chez le barbier. Déboule un homme à longue moustache qui réclame urgemment la meilleure lame du commerçant. Gheorghe lie amitié avec le bandit moustachu, découvrant qu'il ne jure que par la bouillie de haricots blancs. Accessoirement ce bandit se révèle être un Robin des Bois de grand chemin, et commet l'imprudence de révéler sa planque, un trésor amassé pour être redistribué aux nécessiteux. Ni une ni deux, l'envieux Marinescu commet l'irréparable, vole le trésor et tue le bandit moustachu. Dans un dernier souffle, celui-ci maudit Gheorghe et toute sa descendance sur plusieurs générations, jusqu'en l'an deux mille. Et en effet. En effet, c'est une hécatombe, enfants, cousins, neveux, tantes et nièces, tous sont frappés de malédiction. Encore que, parfois, la légende du bandit moustachu serve aussi de prétexte à quelques manigances et entourloupes à la bonne marche des moeurs. Les décennies défilent, les villes d'Europe aussi, on voyage un peu dans la famille Marinescu, à Paris ou Vienne, on se jalouse et on se brouille, puis parfois seulement on se réconcilie. Parallèlement au récit de la dynastie, une jeune femme épouse un pianiste français, juste avant l'an deux mille, et rêve d'un enfant Marinescu : Ada-Maria est issue de cette famille maudite, la fille du Dr Tudoran et de Margot-la-vipère, Margot l'héritière de la fortune. Ada-Maria ne porte plus le nom de Marinescu, mais rêve d'un enfant qui le porterait. Fût-il maudit.
Résumé : Après une catastrophe non déterminée, des milliers de personnes ont été contraintes d'abandonner leur maison et de se mettre en marche pour une destination plus paisible. Un jeune homme de dix-sept ans est parvenu à s'extirper du flot des déplacés. Il marche désormais seul, en quête du Nord, cette région familière où il espère retrouver quelques âmes connues et un semblant d'hospitalité. En chemin, il rencontre un garçon plus jeune qui va l'accompagner dans son périple. Entre ces enfants tous deux porteurs d'un secret va s'établir une forme de compréhension, de complicité particulièrement précieuse en ces temps hostiles. Dans ce roman intense, Merethe Lindstrom s'empare des traumas et d'un sentiment de désorientation généralisé faisant écho aux divers drames actuels pour nous offrir une fable particulièrement bouleversante.
La magnifique destinée d'une femme tiraillée entre deux continents Elin connaît un succès immense comme photographe de mode à New York. Elle vit seule avec son mari dans un superbe loft à terrasse panoramique depuis que leur fille a commencé l'université. Aux yeux de sa famille, elle consacre trop d'heures à son métier, mais Elin est passionnée et trouve ainsi son bonheur. C'est alors qu'une lettre venue de Suède, son pays d'origine qu'elle a laissé derrière elle depuis fort longtemps, va la foudroyer. En quelques mots, elle replonge dans un terrible secret enfoui depuis l'enfance. Un secret qui la fait culpabiliser depuis des années. Entre Manhattan aujourd'hui et Gotland dans les années 1970, où Elin vécut des premières années très rudes, se déploie le bouleversant portrait d'une femme qui s'est construite toute seule malgré mille embûches. Avec une grande finesse, et une habile manière de distiller de l'émotion à chaque page, Sofia Lundberg signe ici un deuxième roman très réussi. Sofia Lundberg est l'auteure du best-seller Un petit carnet rouge, écrit après avoir retrouvé dans les affaires de sa grand-tante un mystérieux carnet d'adresses. Son deuxième roman, Un point d'interrogation est un demi-coeur, davantage inspiré de sa propre vie, est devenu un succès immédiat en Suède et sera traduit dans le monde entier.
Résumé : "Je me suis toujours imaginé que je mourrais dans un avion. Et dès le décollage, j'ai conscience que c'est un bon jour pour le faire. Aussi ce qui suit n'est-il en rien une décision impulsive, mais le résultat d'une réflexion minutieuse". Linköping, 1992. Kåre, le pilote d'essai d'un avion de chasse Gripen, s'écrase avec son appareil. La colonne de fumée noire qui s'élève alors, visible de partout en ville, marque l'intrusion de la réalité chez tous les personnages du livre. Chacune de ces vies est bouleversée par le crash qui fait obstacle à la réalisation de son rêve ou espoir du moment : Marie-Louise, modeste secrétaire qui se découvre activiste pacifiste, Monica, atteinte d'un cancer et qui porte un lourd secret, Elis, vieux monsieur en maison de retraite passionné d'oiseaux, et Ida, adolescente sportive marquée par la mort de sa maman. C'est avec une grande subtilité de ton et de voix qu'Anna Platt décrit cinq personnes qui ont en commun des vies et des histoires en chute libre. Et qui, chacune à leur manière, vont trouver des ressources pour se relever.
Résumé : Le Hills est d'un temps où le cochon était du cochon et le porc du porc, comme aime à dire le Maître d'hôtel. Chaque jour, raide dans son habit, le serveur de ce grand établissement d'Oslo se tient là, comme il aurait pu le faire il y a cent ans, si ce n'est davantage. Il veille, attend, se tient prêt. Il circule dans la salle, prend les commandes, sert et débarrasse. Les tables sont parfaitement dressées, les verres s'entrechoquent, les couverts vont et viennent sur la porcelaine avant d'être portés à la bouche. Tout est à sa place, l'ordre est immuable. Jusqu'au jour où un vent de changement s'engouffre dans le sillage d'une belle jeune femme qui prend place, l'air de rien, au milieu des habitués. Son apparition a tôt fait d'enrayer la mécanique parfaitement huilée du restaurant, menaçant les fondations de cet écrin de la vieille Europe - et l'équilibre fragile du serveur brusquement dépassé. Avec un sens aigu du portrait et de la scène, Matias Faldbakken livre dans ce délicieux huis-clos une allégorie de notre temps qui ménage autant de moments poignants que d'hilarité, et distille une nostalgie contagieuse qui vous donnera envie à votre tour de pousser la porte du Hills et de vous y attabler pour observer la marche du monde en écoutant le vieux Johansen jouer un air mélancolique.