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Petit monde d'autrefois
Fogazzaro Antonio
OMBRES
22,30 €
Épuisé
EAN :9782841421305
Petit monde d'autrefois retrace l'histoire d'une famille de la Valsolda, région des lacs du royaume Lombard-Vénitien alors sous domination autrichienne, depuis la période de désarroi qui suivit les insurrections manquées de 1848 jusqu'aux succès de 1859 et la formation du royaume d'Italie. Franco Maironi, jeune homme d'idées libérales appartenant à une famille noble et proche des occupants, épouse Luisa Rigey, une jeune fille qui partage son idéal patriotique, malgré l'opposition de sa grand-mère, la vieille marquise Orsola Maironi qui le déshérite. Un oncle de Luisa, l'ingénieur Piero Ribera, vient en aide au jeune couple, en leur offrant sa maison d'Oria, sur les bords du lac de Lugano et en partageant avec lui ses modestes ressources. Un jour d'orage, leur petite fille Maria se noie dans le lac. Luisa se considère comme la victime d'une fatalité aveugle et injuste. Franco, contemplatif de nature mais soutenu par la foi, sort de l'épreuve régénéré et se jette dans l'action. "L'ouvrage fait vibrer toutes les cordes, depuis le sentiment pathétique jusqu'à un comique délicat. Les personnages vivent au milieu d'une foule de silhouettes campées par l'auteur avec un humour plein de bonhomie, de créatures conformes au coin perdu de la Valsolda qui les a vues naître et qui les voit végéter et paresser. Le paysage réfléchit, tristes ou gais, les sentiments des hommes. Petit monde inoubliable, plein de poésie, doublement caduc après la disparition du gouvernement autrichien, mais riche de vérité et d'évidence dans la représentation des hommes et des choses."
Voici donc quel est le sens du récit qui suit. De Quincey considère que jamais l'intelligence humaine ne s'éleva au point qu'elle atteignit en Emmanuel Kant. Et pourtant l'intelligence humaine, même à ce point, n'est pas divine. Non seulement elle est mortelle mais, chose affreuse, elle petit décroître, vieillir, se décrépir. Et petit-être De Quincey éprouve-t-il encore plus d'affection pour cette suprême lueur, au moment où elle vacille. il suit ses palpitations. Il note l'heure où Kant cessa de pouvoir créer des idées générales et ordonna faussement les faits de la nature. Il marque la minute où sa mémoire défaillit. Il Inscrit la seconde où sa faculté de reconnaissance s'éteignit. Et parallèlement Il peint les tableaux successifs de sa déchéance physique, jusqu'à l'agonie, jusqu'aux soubresauts du râle, jusqu'à la dernière étincelle de conscience, jusqu'au hoquet final."
Niels Lyhne va maintenant s'ouvrir devant vous, livre de splendeurs et de pénétrations. Plus on le lit, plus il apparaît que tout y est: du parfum le plus léger de la vie à la pleine saveur de ses fruits les plus lourds. Il n'est rien là qui ne soit compris, saisi, ressenti, et - à la résonance vibrante du souvenir - reconnu. Rien n'y est petit. Le moindre événement se déroule comme une destinée, et la destinée elle-même s'y déploie comme un tissu, ample et magnifique, dont chaque fil, conduit par une main infiniment douce, se trouve pris et maintenu par cent autres. Vous allez connaître le grand bonheur de lire ce livre pour la première fois. Vous irez, comme dans un rêve, d'étonnement en étonnement. Et je puis vous dire que, dans la suite, vous serez toujours à travers ces pages le même marcheur émerveillé, car elles ne sauraient jamais rien perdre du charme féerique, de la puissance miraculeuse de leur première rencontre. On en jouit chaque fois davantage. Elles vous rendent toujours plus reconnaissants, meilleurs, plus simples de regard, plus pénétrés de foi en la vie, et, dans la vie même, plus heureux et plus grands."
Publié en 1985; Les Tentations de Grazia Deledda (1871-1936) est l'un des premiers grands recueils de nouvelles de celle qui deviendra le prix Nobel de littérature en 1926. On y trouve déjà la maturité qui la conduira dix ans plus tard à écrire Elias Portolu et La Madre en 1920. La diversité des personnages, des lieux y est organisée autour du thème de la tentation. Le péché charnel, l'orgueil, le mensonge sont exprimés au travers de fables, contes, qui révèlent des personnages du peuple sarde: paysans, notables, religieux, incités à la faute par l'injustice des hommes. Mis en scène avec réalisme, ces acteurs ne tardent pas à s'ériger en figures tragiques, opposant avec simplicité au "poids du monde", la conviction des gens de la terre que l'harmonie existe et que la mort n'est que le prolongement de la vie.