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Etat de vigilance. Critique de la banalité sécuritaire
Foessel Michaël
BORD DE L EAU
16,30 €
Épuisé
EAN :9782356870650
Nous vivons sous le règne de l'évidence sécuritaire. Des réformes pénales aux sommets climatiques en passant par les mesures de santé: l'impératif de précaution a envahi nos existences. Mais de quoi désirons-nous tant nous prémunir? Pourquoi la sécurité produit-elle de la légitimité? Et que disons-nous lorsque nous parlons d'un monde "dangereux"? Le maître mot de cette nouvelle perception du réel est "vigilance". L'état de vigilance s'impose aux individus non moins qu'aux institutions: il désigne l'obligation de demeurer sur ses gardes et d'envisager le présent à l'aune des menaces qui pèsent sur lui. Cette éthique de la mobilisation permanente est d'abord celle du marché, et ce livre montre le lien entre la banalité sécuritaire et le néolibéralisme. Abandonnant le thème de la surveillance généralisée ", il propose une analyse des subjectivités vigilantes. On découvre la complicité secrète entre des Etats qui rognent sur la démocratie et des citoyens qui aiment de moins en moins leur liberté. L'Etat libéral-autoritaire produit des sujets et des peurs qui lui sont adéquats. C'est à cette identité nouvelle entre gouvernants et gouvernés qu'il faut apprendre à résister."
Résumé : De 1750 à 1830, l'Europe traverse une époque d'intenses bouleversements politiques et sociaux. Entre ces deux dates, la Révolution française éclate comme un coup de tonnerre qui met à l'ordre du jour l'émancipation historique de l'humanité. Elle constitue un événement total : pour la première fois, la liberté devient, à la place de Dieu ou de la nature, le principal objet de la pensée, puisque la souveraineté du peuple et l'autonomie deviennent les horizons de la philosophie. De Rousseau, qui élève la liberté au rang de toute légitimité, à Hegel et aux idéalistes allemands pour qui l'esprit est liberté, en passant par Kant qui consacre le droit inaliénable des peuples à disposer d'eux-mêmes et fait de la liberté l'absolu à l'échelle de la finitude humaine, cet ouvrage revient sur les théories qui ont marqué cette période et continuent d'influencer notre histoire démocratique.
Résumé : " Populisme ", " néolibéralisme ", " nationalisme " : les mots se bousculent et pourtant l'insatisfaction demeure. Pour décrire ce qui nous arrive, nous ne manquons pas de savoirs. La crise de la démocratie fait l'objet de diagnostics récurrents. Mais c'est la stupeur qui domine, comme si la nouveauté du présent contribuait encore à accroître l'inquiétude. Et si cette nouveauté tant de fois mise en avant était un obstacle à la compréhension ? Ce livre décrit la rencontre entre un philosophe inquiet du présent politique et l'année 1938. Tombé presque par hasard sur la presse française de 1938, l'auteur est allé de surprise en surprise. Au-delà de ce qui est bien connu (les accords de Munich et la supposée " faiblesse des démocraties "), il a découvert des faits, mais aussi une langue, une logique et des obsessions étrangement parallèles à ce que nous vivons. L'abandon de la politique de Front populaire, une demande insatiable d'autorité, les appels de plus en plus incantatoires à la démocratie contre la montée des nationalismes, une immense fatigue à l'égard du droit et de la justice : l'auteur a vu dans ce passé une image de notre présent. Ce livre ne raconte pas l'histoire de l'avant-guerre, il n'entonne pas non plus le couplet attendu du " retour des années 30 ". Il fait le récit d'un trouble : pourquoi 1938 nous éclaire-t-il tant sur 2018 ? Non sur les événements, bien sûr, mais sur une manière de les interpréter systématiquement dans le sens du pire. " Récidive ", c'est le nom d'une errance dans un passé que l'auteur croyait clôt. C'est aussi le risque d'une nouvelle défaite.
Résumé : Notre temps est, dit-on, celui des catastrophes. Face aux crises sanitaires, écologiques ou à la menace nucléaire, la croyance dans le progrès a cédé la place à l'angoisse. Cette résurgence des thèmes apocalyptiques est plus qu'un symptôme. La dissolution moderne des hiérarchies traditionnelles a provoqué une nouvelle inquiétude : devoir vivre " après la fin du monde ". Les théories de la catastrophe ne se soucient plus de savoir quel monde mérite d'être défendu. Le plus urgent n'est pas d'éviter l'apocalypse à venir, mais de réinvestir le monde après sa disparition comme ordre hiérarchique. En ce sens, le fait que la fin du monde a déjà eu lieu est une bonne nouvelle qui nous place face à une alternative : perpétuer la vie ou édifier un espace pour le possible.
L'énigme, c'est précisément qu'il semble évident que le monde existe pour nous " : c'est à cette énigme que se confronte Kant dès ses premiers écrits. Tout au long de son oeuvre, le philosophe ne cesse de spécifier le rapport au monde, que ce soit du point de vue de la sensibilité, de la connaissance ou de la morale. Il ouvre ainsi un nouvel horizon pour l'homme, comme " habitant du monde ". Dans cet ouvrage, Michaël Foessel revisite la " maison Kant " dans ses coins et recoins, et met à l'épreuve la rationalité de l'édifice, dans une confrontation féconde entre Kant, Husserl et Heidegger. Une lecture forte et vivifiante.
Résumé : Pour le bien des animaux, celui de la planète et pour préserver notre santé, il faudrait de toute urgence renoncer à l'alimentation carnée voire à tous les produits animaux et, en clôturant dix mille ans de vie commune avec les vaches et les brebis, librement consentir à une agriculture sans élevage. Après des décennies de silence médiatique et politique sur la violence industrielle contre les animaux, pourquoi cette soudaine prise de conscience ? C'est en reprenant le fil de l'industrialisation de l'élevage depuis le XIXe siècle et ses liens historiques avec la "cause animale" que l'on peut comprendre la situation actuelle et le développement des start-up de la "viande propre", amie des animaux et des milliardaires. La science et l'industrie, aujourd'hui comme hier, concoctent pour nous "un monde meilleur". Sommes-nous bien sûrs qu'il correspond à nos désirs ?
Pourquoi et comment les jeunes reviennent-ils vivre au domicile de leurs parents ? En quoi ce retour est-il ou non la marque d'un échec sur la voie de l'indépendance ? Auparavant, lorsque les jeunes quittaient le domicile parental pour voler de leurs propres ailes, il s'agissait d'un départ définitif qui marquait l'entrée dans l'âge adulte. Tel était du moins le modèle français. En quoi le retour est-il significatif d'un changement dans ce modèle ? Comment décrire, comprendre et analyser ce changement dans le parcours des jeunes ? En quoi le retour remet-il en question la capacité d'autonomie des individus concernés ? L'auteure apporte un éclairage nouveau sur ce phénomène pour trois raisons essentielles : Premièrement, elle situe le phénomène français dans le contexte international. Deuxièmement, elle met en lumière des parcours sous-tendus par des logiques, non seulement économiques, mais aussi affectives, en décrivant les processus vécus au moment des retours du point de vue des jeunes et de leurs parents. Ressentent-ils les uns et les autres un sentiment d'échec ? Comment les jeunes s'autonomisent-ils ? Comment se passe la cohabitation intergénérationnelle ? Enfin, le livre s'interroge sur la considération que les politiques publiques devraient accorder à ce phénomène qui met en lumière les inégalités sociales au sein de la jeunesse.
Cet ouvrage propose : 1°) Un état de la recherche en matière de complotisme (surtout du point de vue psychologique - domaine dans lequel de nombreuses recherches ont été menées ces dernières années et dont il n'existe pas de synthèse grand public) ? 2°) Liens entre complotisme , antisémitisme et islamophobie (C'est toujours le Mossad qui est derrière; Eurabia) ? 3°) Repenser le complotisme à l'ère des medias sociaux (les classiques du sujet datent d'avant Facebook) ? 4°) Pourquoi la lutte contre le complotisme est-elle condamnée à l'échec.
Passer de l'immobilité à la plus rapide possible des mobilités : cette obsession humaine est immémoriale. De tous temps les humains ont cherché à se mouvoir le plus vite possible, à quitter le statut d'êtres immobiles, posés là quelque part à la surface du monde, pour conquérir celui d'êtres mouvants, en déplacement — un déplacement autant que faire se peut exceptionnel par sa vitesse. par la distance parcourue en un éclair, par la capacité à faire valoir l'espace contre le temps et le temps contre l'espace. Le dragster, dans cette entreprise anthropologique, est le vecteur par excellence approprié. Qu'il compte deux, trois ou quatre roues, cet engin mécanique né avec le XXe siècle est conçu pour l'accélération et pour elle seule. Le dragster, ce sont des prises de vitesse insensées, un parcours sur piste, en ligne droite, réduit au minimum (quelques centaines de mètres tout au plus) et, pour son pilote, des sensations à la fois brutales et complexes. Brutales, car le corps du dragstériste, lors du "run", peut encaisser en quelques secondes 7 G — sept fois la charge de son propre poids — ou plus encore. Complexes, car la compétition dragstérienne vise cet objectif aussi héroïque qu'absurde, annuler le temps écoulé en ne gardant que l'espace conquis.