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La tête des autres
Fodzo Léon
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782336502571
Le brillant élève Kapindi, âgé de vingt ans, obtient son baccalauréat au lendemain de l'indépendance du Cameroun et, dans la foulée, une bourse de la coopération française pour des études supérieures en France. Il décide alors de rentrer dans son village des Hauts-Plateaux de l'Ouest pour dire au revoir à ses parents. Dans sa région natale sévit une guerre féroce qui ne dit pas son nom, et qui oppose l'armée franco-camerounaise aux nationalistes de l'Union des populations du Cameroun (UPC), déçus d'une indépendance illusoire. Kapindi se retrouve pris dans le tourbillon d'une phobie du terrorisme et du rôle ambigu du parrain de l'indépendance. L'auteur, comme son héros Kapindi, a été un témoin privilégié de cette guerre d'indépendance du Cameroun.
Le vent de la démocratie qui souffle sur la planète depuis les années 1990 avait suscité beaucoup d'espoirs chez les populations des pays en développement qui, dans leur immense majorité, aspiraient à un vrai changement. Près de deux décennies après le déclenchement de cet ouragan qui a entraîné de nombreux bouleversements, son bilan reste très mitigé. Que ce soit en Afrique ou en Asie et en Amérique du Sud, dans nombre de pays, opposants comme gouvernants ne jurent que par la démocratie pour arriver au pouvoir. Malheureusement, les premiers soutenus dans bien des cas par de grandes puissances lorsque les seconds deviennent indociles - usent de la violence pour arriver à leurs fins. Les gouvernements, alors soucieux du maintien de l'ordre et de leur pouvoir, n'hésitent pas à réprimer sévèrement leurs déstabilisateurs supposés. L'on se retrouve ainsi dans une situation où des acteurs prétendent tous lutter pour un même idéal et ne regardent pas dans la même direction. C'est ce paradoxe que l'auteur dénonce dans cet essai. Il déplore notamment que la démocratie, censée apporter la délivrance, la liberté, le bien-être et la joie de vivre devienne source de malheur et de souffrances.
Les Pieds-Rouges, colons européens, ont fait irruption dans les Hautes Terres de l'Ouest Cameroun. Ses nombreux royaumes, structurés à l'identique, ont perdu de leur tranquillité. Les Pieds-Rouges ont usé de manoeuvres diverses pour asseoir leur domination : travaux forcés, expérimentations médicamenteuses, spoliation culturelle, imposition de leurs cultures et d'une nouvelle monnaie. Deux figures de résistance ont émergé : une femme a posé un acte unique mémorable ; un homme a consacré sa vie à la lutte et à l'espoir. Les Pieds-Rouges sont d'accord entre eux sur tout, jusqu'au moment où les expérimentations médicales de l'un déciment les travailleurs forcés de l'autre. Les problèmes soulevés par cette pénétration brutale sont toujours d'actualité et à peine voilés : travaux forcés, santé, culture, monnaie.
Dès l'époque coloniale, des structures commencent à être mises en place au Cameroun pour exclure ses habitants de la gestion de leur pays, potentiellement riche. Après l'indépendance, les dirigeants camerounais eux-mêmes vont progressivement et continuellement les enrichir et les renforcer, avec l'aide de l'ancien colonisateur français. Cette pratique a conduit à la faillite actuelle du Cameroun : pays pauvre très endetté. Les mécanismes de l'exclusion sociale sont ici recherchés et démontés. Ils doivent être combattus, pour que le pays parvienne à une véritable intégration nationale, et à un développement harmonieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.