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Honoré Daumier
Focillon Henri ; Baudelaire Charles ; Venturi Lion
CASIMIRO
9,00 €
Épuisé
EAN :9788415715955
La rébellion de Daumier, de l'homme et de l'artiste, était inévitable. Aux sentiments mesquins, timides, médiocres, et cruels, il opposa une vision des choses énorme, authentique, héroïque, libre. La peinture moderne est redevable à Daumier du pas en avant le plus difficile et le plus décisif pour la conquête de la liberté picturale. Réunis en ce livre trois textes essentiels pour analyser et fêter les trois dimensions de l'art d'Honoré Daumier (1808-1879) le plus grand artiste, avec Camille Corot, de l'art pré-impressionniste français. Charles Baudelaire décrit l'importance de Daumier le caricaturiste, Henri Focillon (1881-1943) situe Daumier le graveur parmi les grands maîtres de l'estampe de l'histoire de l'art et l'historien italien Lionello Venturi (1885-1961) souligne l'extrême modernité de Daumier le peintre.
Dans l'immense océan des ouvrages de Henri Focillon se trouve un petit volume consacré aux maîtres de l'estampe et des peintres graveurs. On peut y parcourir différentes études consacrées à Dürer, Rembrandt, Elsheimer, Goya, Daumier, Manet. Parmi tous ces grands noms place est étonnamment faite à Giovanni Benedetto Castiglione (1609-1664), peintre de son état, mais surtout graveur à l'eau-forte et inventeur du monotype, dont l'oeuvre gravée se compose de planches d'inspiration religieuse, de portraits de type oriental, ainsi que d'animaux. En marquant ainsi la grande richesse et l'immense qualité de cette activité de graveur, Henri Focillon ne manque pas de nous rappeler et de mettre en lumière la valeur d'une oeuvre tout à fait remarquable, quelque peu oubliée de nos jours, alors qu'elle était en son temps d'une très belle et grande popularité.
Au sein de l'exceptionnelle bibliographie de Henri Focillon brille d'un éclat particulier un petit texte : Eloge de la main, qui figure toujours en appendice à la Vie des formes. Pourtant ce texte court, d'une profondeur et d'une intensité rares, peut être lu pour lui-même, en ce qu'il propose au lecteur une réflexion sensible autour de la main de l'homme, entendue comme outil pratique, artistique, voire spirituel, à même d'être élevé au statut d'une invention sans pareille, comparable à celles du feu et de la roue dans l'histoire de l'humanité.
Les Miracles, par leur tonalité générale et par certains détails, nous montrent que le peintre qui l'a illustré n'ignorait pas l'Italie : mais ces figures jeunes et flexibles, cette mesure et cet esprit dans l'observation, cette bonne humeur angélique, ce ton d'urbanité, enfin, çà et là, ces notes de sévérité dans la grâce, c'est la France même, c'est l'image d'une civilisation parvenue à sa maturité raffinée. Tout en fait foi, et non seulement la qualité d'une exécution qui est, elle aussi, un miracle d'élégance et de perfection techniques, mais le purisme d'une architecture sobre, la finesse des tissus, la beauté de l'objet.
Résumé : Rembrandt est le peintre des miracles. Il doue d'authenticité le surnaturel. Pour y réussir, il n'y a qu'un moyen : confondre volontairement le mystère et la vie, les tordre en un même éclair. Rembrandt y parvient toujours, parce qu'il est, en même temps qu'un peintre divin, le peintre le plus émotionnellement humain. Il tient entre ses mains les deux tronçons de la foudre.
Par son talent de rendre la nature avec tant de liberté, Velázquez fut nommé un second Caravage ; on trouve dans sa manière l'énergie des Grecs, la correction des Romains, la douceur des Vénitiens.