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Journal de l'Elysée. Tome 5, La fin du gaullisme, 1973-1974
Foccart Jacques
FAYARD
52,75 €
Épuisé
EAN :9782213607962
Avec le cinquième tome du Journal de Jacques Foccart, "La fin du gaullisme", qui porte sur les années 1973-1974, le grand journaliste Philippe Gaillard achève une aventure éditoriale qui lui a permis de revivre un quart de siècle d'histoire africaine. Coup de chapeau à un travail de bénédictin, qui est aussi un travail d'orfèvre.: Il y a un mystère Foccart, et lorsque l'on se penche sur l'histoire de l'Afrique, depuis l'époque des indépendances jusqu'à aujourd'hui, il est impossible de ne pas croiser cette silhouette, dans l'ombre des présidents gaullistes de la Cinquième République - le Général de Gaulle, Georges Pompidou et encore, dans une moindre mesure, Jacques Chirac. Il y apparaît comme le grand exécutant de la politique africaine française. Auréolé de critiques et de rumeurs, rejeté ou respecté ; en tous les cas, secret. Un pan de ce secret s'est levé, avec la publication de cet étonnant journal de bord, tenu quotidiennement, qui constitue d'ores et déjà un document de premier rang pour les historiens qui se pencheront sur le fonctionnement de l'état français au cours de la dernière moitié de ce siècle et sur la chronique d'une famille, la famille gaulliste, qui a souvent eu tendance à s'y identifier. Les moments d'émotion sont ceux qui touchent les "compagnons". Leur point culminant, dans ce dernier tome, est sans conteste la mort du président Pompidou : "Peu avant 20 heures, le téléphone sonne, et on me dit que c'est M. Balladur. J'ai un serrement de c?ur. Balladur me demande de venir tout de suite. J'arrive dans son bureau. J'y trouve Juillet, ainsi qu'Alain Pompidou et sa femme. Balladur vient vers moi et me dit :" C'est fini, le président est mort. "Je reçois là un choc épouvantable. Je serre la main d'Alain Pompidou et dans un élan tout à fait naturel, je l'embrasse?" A cette première famille, dont on suit au quotidien les heurs et malheurs, Jacques Foccart en ajoute une autre: l'Afrique. Le dernier tome de cette Odyssée franco-africaine est peut-être sur ce point le plus révélateur : même si ses acteurs sont toujours présents, le temps des indépendances commence à s'éloigner et c'est à des chefs d'Etat de pays souverains, même amis, que Jacques Foccart a désormais affaire. Cela change les dispositions à prendre. Mais cela ne change pas les liens personnels : Foccart ne cesse de se mettre en quatre pour venir en aide à ses "proches", dans les détails les plus quotidiens comme dans les affaires les plus graves. Tout est traité de la même façon : se rendre utile, rendre service, s'entremettre pour tout aplanir. Les désirs des enfants comme les choix des Etats. Ainsi, lorsqu'au cours d'un dîner l'épouse d'un diplomate rwandais se lamente de ne pas savoir où trouver "un peu de terre de Paris" à rapporter à ses enfants qui le lui avaient demandé, sa réponse est immédiate : "Je vous donnerai après-demain, pour votre départ, un petit sachet de la terre de l'Elysée, c'est-à-dire de la terre du c?ur de Paris, de la résidence présidentielle." Et il le fait. Beaucoup de choses se donnent à lire dans ce geste, sur la relation de Jacques Foccart à l'Afrique, mais aussi sur celle qu'il entretient avec ce pouvoir républicain et son caractère sacré : ce sachet de terre, c'est un peu de poussière gaullienne. Cette conception fondamentalement familiale, clanique diront les critiques, de la relation sociale, c'est l'héritage de la Résistance, la marque de fabrique d'une fidélité qui passe par la mise au-dessus de tout de l'intérêt national, avec un mépris absolu des intérêts particuliers. Jacques Foccart n'a jamais gagné d'argent. Il n'a jamais fait interférer le sort de sa fortune avec les interventions permanentes qu'il prodiguait pour ses amis. Et il n'a pas livré, en disparaissant, les clefs de son "système". Parce qu'il n'y avait pas de système. Comme l'écrit Béchir Ben Yahmed dans sa préface, "c'était un artisan et un homme seul. Le système, c'était lui, et il ne tenait que par lui." Pas de système, donc, pas d'héritage Foccart. Mais un principe permanent : la fidélité. Et un objectif supérieur : l'intérêt commun de la France et de l'Afrique. Tel qu'il l'imaginait. --Khaled Elraz--
Partout dans le monde, les responsables jurent lutter contre le changement climatique. Dans le même temps, ils favorisent les activités qui en sont la cause, pensant qu'une croissance matérielle infinie est possible dans un monde fini. Cette croyance est issue de la pensée économique dominante, qui semble avoir pris, dans l'Occident post-religieux, la place du sacré. Jusqu'à remplir toutes les fonctions d'une religion d'État. Son culte a pour principe divin le Marché, dont l'appétit n'est apaisé que par la croissance. Il a pour valeur cardinale la liberté d'entreprendre, pour idéal l'équilibre et pour credo l'infinitude du monde, condition à la satisfaction des dieux. Il a ses temples, ces Bourses où valsent les indices, reflets des humeurs divines. Il a ses rites de consommation ; il a son clergé - la finance - et ses archiprêtres - les banquiers centraux, seuls capables d'apaiser la colère des dieux. L'économie a acquis l'autorité dont était investie la religion. Elle ne s'attaque plus à l'astronomie et à la biologie, comme le christianisme avant elle, mais s'en prend à l'écologie et à toutes les sciences qui fixent des limites au Marché. Une fascinante enquête au coeur du système économique qui nous régit.
Résumé : En 1968 et 1969, le Journal de l'Elysée de Jacques Foccart devient la chronique haletante d'un séisme politique aux multiples répliques, qui annonce et prépare, souvent à l'insu des protagonistes, un véritable changement d'époque. Le plus proche conseiller du chef de l'Etat dévoile au jour le jour, de son poste d'observation privilégié à la présidence de la République, mais aussi parfois à Matignon ou rue de Solferino au siège du SAC, la face cachée des événements de mai 68, lorsque de Gaulle perd pendant un temps l'intelligence et le contrôle de la situation. Il rapporte ensuite, nombreux détails inédits à l'appui, comment le Général, après sa fameuse disparition du 29 mai, reprend magistralement en main la direction du pays avec l'aide de quelques-uns. Il retrace enfin, comme témoin et acteur de ce psychodrame, la lente détérioration des relations entre de Gaulle et Pompidou depuis l'été 1968 jusqu'au référendum-suicide de 1969. Douze mois pendant lesquels le chef de l'Etat tente vainement de réaliser d'ultimes grandes réformes -la participation, la régionalisation...-, cependant que le prétendant de plus en plus déclaré à sa succession, qui ne comprend guère et ne supporte pas la froideur de l'Elysée à son endroit, se débat dans l'affair Markovic. Avec ce deuxième tome de son Journal, Jacques Foccart, le seul homme à s'être entretenu tous les jours pendant plus de dix ans avec le premier président de la Vème République, nous livre la suite de son témoignage " pour l'Histoire ". Un document exceptionnel déjà salué par toute la presse lors de la parution du premier volume. " Au-delà de ces matériaux pour l'histoire du temps présent, le témoignage est passionnat et fait revivre de Gaulle de façon saisissante. (...) Tout y est : les coups de gueule, les bons mots, mais aussi les découragements et les ressaisissements, cet étonnant mélange de réalisme, presque de fatalisme, devant les travers de l'Histoire et d'obstination inlassable à vouloir dominer le cours des choses, la vision de la France et du monde autant que les tracasseries du quotidien. " Gérard Courtois (Le Monde) " Pour comprendre le rapport ambigu entretenu par de Gaulle avec l'Histoire, c'est une clef. " Alain-Gérard Slama (Le Figaro)
Foucart-Walter Elisabeth ; Meslay Olivier ; Thiéba
Catalogue des peintures britanniques, espagnoles, germaniques, scandinaves et diverses du musée du Louvre Ce nouveau catalogue, qui fait suite au volume de l'école italienne (2007) et à celui des écoles flamande et hollandaise (2009), présente de façon exhaustive les peintures des autres écoles étrangères conservées au Louvre. Il est conçu de la même manière que ces deux derniers, soit, pour chaque peinture (plus de 500 oeuvres), une notice illustrée pourvue d'un historique approfondi et d'une sélection des principales références bibliographiques et, dans bien des cas, de quelques nécessaires indications iconographiques, chronologiques ou stylistiques. Un jeu d'index (noms d'artistes, titres des oeuvres et provenances : commanditaires, collectionneurs, marchands et donateurs) fait de cet ouvrage un instrument indispensable pour la recherche, en particulier pour ce qui concerne l'histoire des ventes, des collections et du goût.
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Résumé : Lorsque Che Guevara disparaît de la vie publique en 1965, il est encore ministre du gouvernement cubain et vient de prononcer un discours, à Alger, au Séminaire économique afro-asiatique. A cette occasion, il accuse publiquement les pays socialistes de " complicité " avec l'exploitation impérialiste. Quelques jours après, à la veille de son engagement dans la guérilla congolaise, il adresse une lettre d'Afrique au journaliste uruguayen Carlos Quijano, directeur de la revue Marcha, qui sera publiée sous le titre: " Le socialisme et l'homme à Cuba "; il y dépeint les difficultés de la révolution cubaine, tire les leçons de ses propres expériences et met en garde contre les vices du " socialisme réel ". Six mois avant sa capture et son assassinat par les militaires boliviens, en octobre 1967, ce qui deviendra la revue cubaine Tricontinental publie un message du Che, intitulé " Créer deux, trois, une multitude de Vietnam, telle est la consigne ". Guevara y donne une analyse détaillée de la résistance anti-impérialiste en cours au Vietnam, en Afrique, mais aussi en Amérique latine; il décrit minutieusement la tactique et la stratégie que devraient suivre les pays du tiers-monde dans leurs luttes de libération nationale, en particulier contre l'impérialisme. Ces trois grands textes du Che, illustrant sa conception éthique du pouvoir, sont incontestablement ceux de sa rupture avec le régime soviétique.
Résumé : Il y a 30 ans, le mur de Berlin tombait, surprenant les Berlinois, les Allemands, le monde entier. Un an plus tard, l'Allemagne était réunifiée. Si une erreur de communication est à la source de ce bouleversement majeur, depuis longtemps déjà le bloc soviétique vacillait. Que s'est-il donc réellement passé cette nuit du 9 novembre 1989 ? Michel Meyer, alors journaliste à l'ORTF, était à Berlin. Comme tous les autres reporters, il ne s'attendait pas à ce que le mur s'effondre du jour au lendemain, et vécut cet événement fondateur de l'intérieur sans l'avoir anticipé... Ce témoignage exceptionnel sur les circonstances et les conséquences quasi immédiates, politiques et sociales, de la chute du mur, raconte et décrypte également le monde d'après, d'après la guerre froide et le communisme, d'après un continent coupé en deux, celui d'une société traumatisée par les totalitarismes, d'une Europe à reconstruire alors que la construction européenne est déjà bien avancée, de deux civilisations qui se rencontrent sans s'y être préparées. Sous quels auspices eut lieu la réunification ? Comment les dirigeants de l'époque, mais aussi les Berlinois et les Européens vécurent-ils ces moments charnières ? Que se passait-il alors en Russie ? aux Etats-Unis ? en Chine ? De 1989 à aujourd'hui, Mur de Berlin, le monde d'après brosse un portrait unique, inédit et finement documenté de l'Europe, et s'appuie sur des témoignages des grands témoins d'alors, journalistes, historiens, hommes politiques. Avec pour ambition d'envisager sereinement celle de demain.
Résumé : En 1962, un homme politique français de quarante-six ans rencontre à Hossegor, chez ses parents, une jeune fille de dix-neuf ans. La première lettre qu'il lui adresse le 19 octobre 1962 sera suivie de mille deux cent dix-sept autres qui se déploieront, sans jamais perdre de leur intensité, jusqu'en 1995, à la veille de sa mort. Les lettres de celui qui fut deux fois président de la République nous dévoilent des aspects totalement inconnus d'un homme profondément secret que chacun croyait connaître. Deux lettres, parmi des centaines, témoignent de la constance de cet amour. 15 novembre 1964 : "Je bénis, ma bien-aimée, ton visage où j'essaie de lire ce que sera ma vie. Je t'ai rencontrée et j'ai tout de suite deviné que j'allais partir pour un grand voyage. Là où je vais je sais au moins que tu seras toujours. Je bénis ce visage, ma lumière. Il n'y aura plus jamais de nuit absolue pour moi. La solitude de la mort sera moins solitude. Anne, mon amour". Et la correspondance prend fin le 22 septembre 1995 : "Tu m'as toujours apporté plus. Tu as été ma chance de vie. Comment ne pas t'aimer davantage ?".
«Je me représente très bien l'époque où les riches répugneront à faire fortune au détriment des pauvres et où ces derniers cesseront d'envier les riches. Même dans le meilleur des mondes, nous ne réussirons pas à supprimer toutes les inégalités, mais nous pouvons et nous devons éviter que les hommes se battent et se détestent.» Rabindranath Tagore lui avait donné le nom de Mahatma, la «Grande Âme», sous lequel le monde entier le connut, l'admira ou le détesta. De son enfance choyée au Goujarati, dans une caste de commerçants, à la découverte de Londres à la fin du XIXe siècle, des premières grandes batailles menées en Afrique du Sud contre le racisme, pour défendre les droits des minorités indiennes, jusqu'au retour en Inde et à la conquête de ses foules immenses, l'histoire de Gandhi (1869-1948), palpitante comme un roman, retrace l'une des grandes aventures du XXe siècle.