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PASSE PRESENT : LOUSONNA OU L'ANTIQUITE D'ACTUALITE
FLUTSCH LAURENT
INFOLIO
19,80 €
Épuisé
EAN :9782884741088
L'histoire antique n'est pas que de l'histoire ancienne. Englobés il y a 2ooo ans dans l'empire romain, les Helvètes ont connu une période de mutation qui n'est pas sans évoquer celle que vivent les Suisses d'aujourd'hui dans une Europe qui se construit et dans un monde qui se globalise. Dans un univers nouveau, centré sur Rome et la Méditerranée, la vie en Helvétie s'est rapidement transformée : l'usage de l'écriture et celui du latin se sont répandus ; les nouvelles technologies (maçonnerie, tuiles, vitres, verre soufflé...) et les marchandises d'importation jusqu'alors inconnues (huile d'olive, produits de la mer, dattes, marbre, plomb...) ont modifié le quotidien. L'empire était un immense marché commun, servi par la monnaie unique. Mais les échanges n'étaient pas qu'économiques : le monde romain était aussi un bouillon de cultures. Gens et idées voyageaient. A Lousonna comme ailleurs, on adopta de nouveaux loisirs comme les thermes ou le théâtre, on cuisina à la romaine, on accueillit des dieux exotiques. l'ancestrale culture gauloise ne disparut pas pour autant : vivace, elle se conjugua avec celle de Rome pour composer la civilisation gallo-romaine. Intégration, nouvelles technologies, mondialisation, brassage culturel... : à bien des égards, l'époque romaine préfigure nos préoccupations modernes.
Comme le sol que nous foulons, la langue que nous parlons est un gisement d'histoire. Celtes, Romains, Germains, Arabes et autres y ont, au fil du temps, apporté leur touche, leur couche. Vivante, la langue s'enrichit au gré des épisodes historiques, et fossilise dans les racines de ses mots les vestiges de temps oubliés. Quel rapport y a-t-il entre un vase gallo-romain et un vaisseau spatial? Aucun, si ce n'est que vase et vaisseau sont issus du même mot latin, vasum. Caillou et calcul, cuisse et coussin, clou et clavier, joug et conjoints, muscle et Mickey Mouse...: illustrées par des objets, les étymologies dévoilent le jeu surprenant des associations d'idées, des évolutions, des malentendus parfois, qui au fil des siècles ont déterminé notre façon de parler.
Résumé : Ci-contre à gauche, ainsi qu'en haut et en bas, l'observateur attentif relèvera que le papier est coupé de manière à créer des bords rectilignes et à angles droits, au-delà desquels ce livre n'existe pas. À droite, en revanche, on constate la présence d'une reliure elle encolle pêle-mêle des contributions scientifiques sur divers sujets hors sujet, des chroniques louches de La soupe est pleine, des articles de journaux presque pas impossibles et autres textes, minutieusement classés selon la plus stricte anarchie.
La période romaine en Suisse est présentée ici sous un jour vif et nouveau, éclairée par des recherches récentes et parfois par des comparaisons avec la globalisation et les brassages culturels d'aujourd'hui. Nous reparcourons bien sûr toutes les étapes historiques qui tracèrent l'avancée d'une civilisation méditerranéenne au nord des Alpes, mais c'est pour saisir de quelle façon changea la vie quotidienne des indigènes sur l'actuel territoire suisse et les régions alentour, dans le détail des objets et la spécificité de chaque région. Variant au fil du temps, les découpages administratifs et militaires de l'Empire romain divisèrent nos régions, très morcelées jadis comme de nos jours. Nous voyons la population transformée par l'irruption d'hommes et de produits d'ailleurs et surtout par l'arrivée du latin, de l'écriture, du droit romain, du christianisme, de l'usage de la monnaie et d'une civilisation urbaine. L'identité du pays s'est élaborée dans ce métissage et par cette période d'intégration dans un grand ensemble, phénomènes qui peuvent inspirer encore nos méditations.
Chaque semaine dans le journal satirique suisse Vigousse, la rubrique " Le fin mot de l'Histoire " conjugue l'actualité au passé décomposé et à l'imparfait du subjectif. Entre autres personnages plus ou moins recommandables, on y croise des hominidés velus traquant la limace, un homme-cheval doublé d'un sagouin, une reine folle d'un taureau, des mêle-tout divins, des sirènes voraces, et Maurice le chasseur de rennes, Nabuchodonosor le têtu, Darius le tout malin, Dracon l'emmerdeur, Pythagore l'allumé, Romulus le nul, Jules César le débauché. Sans compter les déjà surnommés : Alexandre le Grand, Denys le Petit, Pline le Jeune, Bède le Vénérable et bien sûr l'inévitable Dieu le Père, avec toute sa smala. Tous les faits historiques relatés sont certifiés rigoureusement authentiques, sauf certains. SOMMAIRE : Recueil de 73 chroniques parues de novembre 2011 à juin 2013. AUTEUR : Laurent Flutsch (1961 - 2013, plus si entente) Face A : archéologue et historien, directeur du Musée romain de Lausanne-Vidy. Face B : humoriste, chroniqueur satirique à La Soupe puis L'Agence sur la radio suisse romande, co-auteur de spectacles divers et rédacteur en chef adjoint du journal satirique Vigousse.
Le moment le plus acharné de l'affrontement entre la Révolution et le christianisme ne se déroule pas sous Robespierre, mais bien après la chute du révolutionnaire. C'est dans ce bouleversement qu'a lieu le processus d'intégration forcée de la croyance religieuse dans l'espace privé. La Révolution française n'a guère prisé la soutane et Dieu n'y a pas reconnu les siens. Entre un Peuple souverain et une Eglise toute-puissante, le conflit était programmé, pour la plus grande satisfaction de ceux qui voulaient en découdre pour la gloire de la République ou pour celle de Dieu. Après une recherche de longue haleine menée sans a priori, mais avec autant de passion que de détermination, les deux auteurs signent ici un ouvrage qui met au jour des faits négligés dans les terribles luttes qui ont marqué l'histoire de France à la toute fin du XVIIIe siècle. Le livre appréhende ce bouleversement à la fois dévastateur et inventif dans cette zone de contacts extraordinairement productive que fut la frontière franco-suisse. Les auteurs ont traité cette question par le biais original des activités secrètes et subversives déployées par le réseau religieux contre-révolutionnaire des frères Chaffoy, dont les ramifications se sont étendues dans le Grand-Est de la France, à commencer par la Franche-Comté, jusqu'en Suisse.
Bâtir la vie est un récit autobiographique, recueilli et mis en forme en 1977 par Michel Lefebvre.Candilis raconte son extraordinaire parcours, de Bakou à Athènes, Paris, Casablanca ou LaMartinique, de sa participation aux CIAM, puis au Team 10 à ses dernières réflexions sur l?habitatcontemporain, de la Résistance grecque à l?enseignement à l?Ecole des Beaux Arts.Une autobiographie qui se lit comme un roman, un personnage phare de l?architecture au 20esiècle, en un mot: un classique.
Les villes s'étendent et se complexifient, entraînant une exposition croissante à l'aléa et des crises à répétition. La résilience est désormais présentée comme la qualité nécessaire aux milieux urbains pour les surmonter. Seulement, ayant affaire à l'imprévu, celle-ci peut difficilement compter sur des calculs et des prévisions. Elle demande de l'intuition et un savoir-faire qui sont davantage ceux d'un art que d'une science. Ne pouvant être entièrement planifiée, elle se déploie surtout au moment de la crise, qui renoue ainsi avec son sens étymologique, celui du choix menant vers un dénouement. En partant de la théorie issue de l'écologie, cet ouvrage propose d'explorer la possibilité d'une résilience urbaine abordée comme un art de la crise, et d'en explorer les retombées sur la perception, la théorisation et la conception de l'architecture.
Résumé : Célèbre comme écrivain du voyage, Nicolas Bouvier (1929-1998) a eu pendant la plus grande partie de sa vie pour activité principale celle d'iconographe, courant moins les routes lointaines que les bibliothèques, les musées et les archives pour y dénicher des images. Du début des années 1960 à l'orée d'Internet, il prend une part active à l'essor et à la reconnaissance d'un métier qui pendant un demi-siècle aura constitué un maillon essentiel de la fabrique de l'édition illustrée. Le présent ouvrage rappelle l'importance de ce travail pour l'écrivain, dont les services de documentaliste vont bientôt nourrir des projets éditoriaux personnels et une activité d'historien des images populaires. Le récit de son parcours remet en lumière le rôle majeur joué par les bibliothèques dans la conservation et la diffusion des images, l'inventivité visuelle des clubs de livres et des grandes encyclopédies illustrées des années 1960, ainsi que la vivacité d'un milieu genevois particulièrement intéressé alors par les potentiels de l'image reproductible, autour de Bouvier, John Berger, Jean Mohr ou Jean Starobinski. Documenté par un fonds de 40 000 pièces conservé au Centre d'iconographie de la Bibliothèque de Genève, son itinéraire permet de faire revivre ce que signifiait la recherche des images avant l'arrivée d'Internet et de rappeler ce que ce geste désormais si quotidien a pu porter en lui de richesses, jusqu'à devenir, dans son cas, un véritable projet esthétique, historique et intellectuel.