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La maîtrise du langage. Textes issus du XXVIIe symposium de l'Association de Psychologie Scientifiqu
Florin Agnès ; Morais José
PU RENNES
13,00 €
Épuisé
EAN :9782868476920
Etudier la maîtrise du langage implique de le dépasser en tant que réalité biologique et de tenir compte des effets de l'expérience. L'expérience fonde le développement et elle est responsable par exemple des différences de traitement des langues maternelles ; elle relève aussi de l'apprentissage, bien au-delà de périodes critiques pour le développement. La maîtrise du langage ne se réduit pas à des compétences programmées, elle est tributaire d'apprentissages implicites et explicites tout au long de la vie. Cet ouvrage est issu du XXVIIe Symposium de l'Association de Psychologie Scientifique de Langue Française, association scientifique créée dans les années cinquante par Paul Fraisse et Jean Pieron en France, Albert Michotte en Belgique et Jean Piaget en Suisse. Il réunit des contributions dont chacune, dans son domaine, fait le point des connaissances actuelles. Les compétences langagières de l'adulte, l'acquisition et les dysfonctionnements du langage constituent les deux parties de l'ouvrage.
Résumé : Réduction de l'échec scolaire, qualité de la scolarité dès les premières années de maternelle sont des préoccupations d'actualité. Comment parie-t-on à l'école maternelle ? Quelles sont les conséquences des fonctionnements précoces sur le devenir scolaire des enfants à l'école primaire ? Quels aménagements de l'école maternelle peut-on proposer, qui soient susceptibles d'offrir à tous les enfants les conditions d'un fonctionnement psychologique optimal ? L'originalité de ce travail de psychologie éducative est triple : les enfants sont observés dans leur classe et leurs activités habituelles (134 séances de travail sont analysées dans différentes classes) ; le langage, centre de gravité de cette étude, n'est pas dissocié des autres fonctions psychologiques, ni limité à l'école maternelle, mais intégré dans une étude longitudinale des comportements et de la réussite scolaire ; en parlant du fonctionnement habituel des classes, les aménagements proposés sont effectivement expérimentés et leurs résultats discutés. Cet ouvrage s'adresse donc aux psychologues, aux étudiants, mais aussi à tous ceux qui s'intéressent à la problématique de la réussite et de l'échec scolaires.
Un large débat a été ouvert récemment autour de la proposition d'un service public de la petite enfance. C'est que la France présente plusieurs spécificités en ce domaine, dont celle de pouvoir scolariser les enfants dès l'âge de deux ans. Qu'est-ce qu'un accueil de qualité pour les jeunes enfants ? Quel est l'impact des différents modes d'accueil sur le développement psychologique du jeune enfant ? Quels sont les effets de la scolarisation à deux ans ? Cet ouvrage synthétise les résultats de centaines de recherches, prenant en compte le contexte français mais aussi la recherche internationale, pour donner au lecteur l'état le plus actualisé des connaissances scientifiques sur ce sujet bien souvent polémique des modes d'accueil de la petite enfance - accueil individualisé, au domicile familial ou à l'extérieur, ou accueil collectif. Il souhaite ainsi participer activement à ce débat et susciter de nouvelles politiques d'accueil et d'éducation des tout-petits, qui répondent à leurs besoins, aux besoins et aux demandes légitimes des familles. . . Agnès Florin est professeur de psychologie de l'enfant et de l'éducation et responsable d'une équipe de recherche au sein du Laboratoire de psychologie Education, cognition, développement (Labécd - EA3259) de l'université de Nantes. Elle est l'auteur de nombreuses publications sur l'éducation et le développement des jeunes enfants, la prévention des difficultés d'apprentissage, les interactions adultes-enfant.
Résumé : Depuis le début des années 2000, l'usage de la notion de bien-être est devenu multiforme. Tantôt argument commercial pour vendre des biens ou des services, tantôt objectif de politique sociale, dans les domaines de la santé ou du travail par exemple, le bien-être fait partie aussi des trois axes prioritaires de la stratégie nationale de recherche et d'innovation définie par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche pour la période 2009-2012. De son côté, la Commission Stiglitz-Sen-Fitoussi a fait figurer le bien-être dans son rapport publié en septembre 2009 sur la mesure des performances économiques et du progrès social. Le bien-être y est appréhendé comme une dimension du progrès social et présenté comme un phénomène complexe, pluridimensionnel, qui recouvre aussi bien les conditions de vie matérielles, la santé, l'éducation, le travail que la participation à la vie politique, les liens et les rapports sociaux, l'environnement et l'insécurité. Dés lors, comment mesurer le bien-être ? Quelles dimensions prendre en compte ? Quels éléments privilégier ? La définition de la notion de progrès pose toutefois autant de questions que celle du bien-être. Comment appréhender ces deux notions sans les mettre en contexte, dans le temps ou dans l'espace ? Les contributions présentées au cours du séminaire "Le lien social" des 17 et 18 mai 2010 se sont efforcées de mettre ces questions en perspective, d'en faire un objet scientifique susceptible de stimuler d'autres recherches.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.