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Lecture de "La Trinité" d'Andrei Roublev
Floch Jean-Marie ; Collin Jérôme
PUF
24,50 €
Épuisé
EAN :9782130576068
Qu'est-ce que la sémiotique peut apporter à l'ensemble déjà imposant des lectures, des interprétations et des commentaires que, depuis le début du XVe siècle, l'Icône de la Trinité d'Andrei Roublev - une des oeuvres les plus fameuses de l'art byzantin - a suscités ? A cette question, Jean-Marie Floch (1947-2001) a tenté de répondre en s'attachant à ce " texte visuel " pendant près d'une vingtaine d'années, et en laissant de cette longue fréquentation un épais dossier de notes, de réflexions et d'analyses. Son objectif déclaré était de parvenir à embrasser, dans une perspective à la fois complète et structurée, les diverses lectures suscitées par cette icône, et ce, grâce à la solidité des outils de la sémiotique visuelle dont il était l'un des plus grands spécialistes. Deux approches souvent négligées par les commentateurs se trouvaient ainsi mises en valeur. L'approche proprement plastique tout d'abord, dégagée de toute figurativité, et par laquelle - déjà - un sens fondamental se fait jour. L'approche énonciative ensuite, faisant du spectateur un " quatrième personnage ", directement concerné par le mouvement plastique de l'oeuvre, dont l'observation - la contemplation - est alors à envisager comme une " pratique ". Ce travail, il fallait le publier. C'est l'objet de cet ouvrage, dans lequel Jérôme Collin, après avoir effectué une classification complète des documents disponibles, construit un parcours analytique ordonné, où sont déployées les différentes lectures (plastiques, figuratives, culturelles, iconiques) permettant, sur une base analytique rigoureuse, de voir progressivement émerger les modes de signification de cette icône. On s'aperçoit alors, une fois le parcours effectué, que la masse de commentaires (esthétiques, théologiques, mystiques...), au lieu de s'éloigner de l'icône ou de l'étouffer, permet au contraire d'en cerner la richesse et la cohérence, et d'expliquer la fascination qu'elle exerce sur nombre de ceux qui la fréquentent. Cette synthèse s'accompagne de la reconstitution des diverses interventions publiques données par Jean-Marie Floch sur le sujet, ainsi que d'une présentation détaillée du travail d'imprégnation culturelle qu'il avait mené pour affiner et autoriser sa propre lecture de l'image.
Dans le bouillonnement de l'Internet émerge progressivement un, voire plusieurs médias d'information, ce qu'on appelle la presse en ligne. Qu'il s'agisse de sites adossés à des titres de presse écrite, de radios, de télévisions ou d'éditeurs n'intervenant que sur les différents supports numériques, des formes éditoriales spécifiques dessinent leurs contours. Des rédactions, des modes d'organisation, des manières de pratiquer le journalisme s'expérimentent. Les uns et les autres vont à la rencontre de publics dont les usages se précisent et tranchent avec les moyens d'information traditionnels en ce qu'ils mêlent le rôle du récepteur et du producteur de contenu. L'existence de milliers de sites de presse en ligne, de par le monde, bénéficiant d'audiences substantielles ne suffit pourtant pas à dégager de modèle économique viable. C'est pourquoi la recherche concernant les ressources, l'éditorial, le journalisme et la relation aux publics se poursuit et se poursuivra nombre d'années encore. Faut-il d'ailleurs imaginer que la presse en ligne est une ou alors qu'elle se décline en plusieurs formes très spécifiques (d'actualité généraliste, spécialisée, magazine, etc.)? Cette presse aura-t-elle les moyens de préserver son indépendance tant économique qu'éditoriale vis-à-vis des agrégateurs et fournisseurs d'accès? Doit-on l'imaginer comme diversification de médias préexistants ou comme média à part entière? Trouvera-t-elle, par la place qu'elle donne au public, la voie d'une confiance retrouvée auprès du corps social?
Un père (Floc'h), sa fille et son petit lapin parcourent le monde et s'interrogent sur le sens de la vie. Où mène la vie? Au bout du monde ou au bout de soi? Au sommet (au Tibet) ou dans les abymes (en scaphandrier dans les profondeurs de l'océan)? Vers l'avenir (une navette spatiale) ou dans le passé (un temple grec)? Vers l'amour fou (au Taj Mahal) ou dans la solitude du Pôle Nord (un igloo)? A l'opulence ou à la pauvreté (dans une grande ville)? 40 scènes dans 40 lieux du monde, 40 façons de voyager (du pousse-pousse en Chine à la verdine sur les falaises écossaises) et de se questionner sur le sens de la vie. Une nouvelle fois, Floc'h nous offre un livre raffiné, où l'élégance du dessin sert la réflexion à partager entre parents et enfants.
Les six essais qui composent cet ouvrage portent sur des objets de sens bien particuliers et apparemment très différents: des logos, un « total look », un concept de magasin et un couteau. Si ces objets sont ici soumis à une analyse sémiotique, c'est qu'ils illustrent tous, au-delà de leur commune appartenance à la culture matérielle contemporaine, un même mode de production du sens: une même façon de concevoir et d'affirmer son identité par un bricolage de signes préexistants. Le terme de bricolage est pris ici dans le sens précis que lui a donné Lévi-Strauss dans les fameuses premières pages de La Pensée sauvage, où l'anthropologue oppose la démarche du bricoleur à celle de l'ingénieur pour montrer en quoi le bricolage est une démarche qui peut être rapprochée de celle de la pensée mythique. Les six identités visuelles concrètement analysées au cours de ces pages apparaîtront comme autant de manifestations, dans notre culture contemporaine, de cette façon si particulière d'articuler le sensible et l'intelligible, dont Lévi-Strauss a pu dire qu'elle était essentielle dans le fonctionnement de l'esprit humain.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).