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Le retournement Trump. La fin de notre monde
Flichy de La Neuville Thomas
CERF
15,40 €
Épuisé
EAN :9782204120616
L'élection de Donald Trump a généré une onde de choc sans précédent, bouleversant à très grande vitesse les équilibres internes et internationaux. La nouvelle équipe mène un véritable coup d'Etat contre ses nombreux opposants, en implantant méthodiquement des élites de substitution. Les divisions internes sont si importantes que les affaires étrangères vont passer au second rang. Dans les années à venir, les Etats-Unis vont se retirer des affaires du monde pour revenir à un isolationnisme forcé. Leur seule façon de conserver une certaine influence consistera à provoquer des déflagrations analogues à celle qui les a frappés. Par un retournement singulier, l'Amérique va donc utiliser l'arme de la diplomatie transformationnelle, si utile jadis pour faire éclore des révolutions, dans un but exactement inverse. En Europe, les joutes politiques verront s'opposer les partisans des identités reconstituées aux adeptes du technologisme mondialisé. Qu'en attendre ? Sans doute une violence redoublée.
Présentation de l'éditeur L'état du monde musulman depuis dix ans semble inquiétant à bien des égards : radicalisation, chaos politique, terrorisme, massacres des minorités. De Tripoli à Bagdad, en passant par Le Caire et Damas, un vaste continuum de déstabilisation islamique s'est déployé en quelques années, après les enthousiasmes du « Printemps arabe ». Entre la Syrie et l'Irak s'est constitué depuis l'été 2014 l'État islamique, une entité violente dont la définition et l'avenir échappent encore à toutes les hypothèses. Mais cet État spontané n'est pas né du hasard, et un retour sur l'histoire du Moyen Orient permet de découvrir les racines et les objectifs de ce mouvement djihadiste. Il répond à une aspiration très ancienne de l'islam sunnite, celle de la renaissance du califat, qui puise à des références médiévales revendiquées par les combattants. Même leurs violences obéissent à un programme d'action où la Kalachnikov a remplacé le sabre. Doté de soutiens financiers solides, recrutants ses soldats jusqu'en Europe et dans le centre de l'Inde, l'État islamique maîtrise parfaitement les tactiques militaires et la communication de guerre. Son émergence est en train de recomposer la carte du Moyen Orient et bouleverse les équilibres géopolitiques jusqu'au cur de l'Afrique. Auteurs : Olivier Hanne, agrégé, docteur en histoire, chercheur-associé à l'Université d'Aix-Marseille. Islamologue, spécialiste de la naissance de l'Islam. Thomas Flichy de La Neuville, agrégé, docteur en droit, professeur à l'École militaire Saint-Cyr. Spécialiste du monde iranien.
Résumé : Pour penser notre dette publique, considérable, les auteurs de ce livre se sont lancés dans une démarche inédite: se demander si la situation s'est déjà produite, et si oui, quelles en ont été les conséquences. Ils proposent une pensée historique de la dette, de ses violences et de ses effets de domination. Ils montrent que depuis l'Antiquité, la dette affaiblit les défenses immunitaires des Empire malades. Or l'homme postmoderne s'étant fixé pour absolu la préservation de son confort immédiat, il en résulte une inflation de la dette, opérant une ponction différée sur les générations à venir et entraînant une destruction accélérée de l'environnement. Qui a intérêt à cette situation? Tout simplement ceux qui tirent un revenu immédiat d'un assainissement à jamais différé! Or la fuite par l'endettement se révèle une cause majeure d'affaiblissement géopolitique...
Du phonographe au vidéodisque, il y a à peine un siècle au cours duquel s'est constitué l'ensemble des industries des médias. L'analyse de la genèse des premiers systèmes de communication (disques, cinéma, radio, télévision) donne l'occasion de s'interroger sur l'avenir de l'audiovisuel : quels usages ferons-nous du magnétoscope, du satellite ou du vidéotex ? Si le développement des médias a radicalement changé les conditions de la production culturelle, celle-ci a néanmoins gardé des formes particulières adaptées à une activité qui doit faire preuve d'une réelle diversité. En sera-t-il toujours de même demain, alors que les grands trusts de l'industrie électronique étendent leurs ramifications sur le monde entier et essaient d'imposer leurs technologies, que les majors des industries de l'imaginaire sont devenues à la fois multinationales et multimédias ? Entre Sony-city et Hollywood, y aura-t-il une place pour une culture nationale ? L'analyse économique des médias qu'a entreprise Patrice Flichy, à la suite d'une enquéte minutieuse, permet de renverser certaines perspectives et de remettre en cause les prophéties sur le développement de l'audiovisuel. Ce texte, qui est devenu un classique de l'économie des médias, est réédité ici dans une nouvelle version. Les compléments apportés à la première édition ont permis d'actualiser des analyses qui gardent toujours leur pertinence.
Prémonville Antoine-Louis de ; Flichy de La Neuvil
Résumé : Les analyses contemporaines sur l?Iran se contentent souvent de jauger la puissance iranienne en termes purement matériels. Certes, l?Iran se trouve aujourd?hui au centre géopolitique de la planète, dans la mesure où il peut contrôler les réserves majeures d?hydrocarbures de la mer Caspienne et du golfe Persique, se présente comme un intermédiaire idéal entre la Chine et l?Occident et se révèle aussi comme la clef des paix afghane, irakienne et syrienne. Toutefois, la force principale de l?Iran réside dans sa puissance créatrice. Celle-ci est intimement liée à l?existence d?un très ancien foyer poétique. Mais, dans l?équilibre entre sa puissance innovatrice et les limites démographiques, psychologiques et navales qui s?imposent à lui, force est de constater que l?Iran fait figure d?"empire confiné". En réalité, seule une alliance savante avec l?empire morcelé des Etats de civilisation turque lui permettrait d?échapper au pillage énergétique et de renouer in fine avec la puissance.
Résumé : La condition de victime ne peut se réduire au traumatisme et à la souffrance. Sa violence symbolique engendre également une diminution d'être. L'exil aux autres et à soi-même contraint les victimes à une traversée ici esquissée. Leur quête vitale du bonheur, non pas malgré mais à partir de leur malheur, résonne de manière universelle avec la condition humaine.
Résumé : La collection " Araborama ", créée par l'Institut du monde arabe et le Seuil, rassemble journalistes, intellectuels, écrivains, artistes et illustrateurs pour explorer ses réalités présentes, sa pluralité et son histoire. "D'où vient que le mot "arabe" sonne désuet ou étrangement déplacé ? Peut-on (encore) dire de quelqu'un qu'il est un Arabe ? Comme catégorisation d'un peuple, ce mot a été chargé d'antonymes, d'usages essentialistes et, bien sûr, racistes. Arabe, c'est un terme qui en français ne voyage pas seul. Vous me direz : Aucun mot ne voyage seul. Pourtant, si on pense aux expressions françaises qui contiennent le mot "arabe", à ses évocations littéraires, à ses résonances dans l'actualité, il devient difficile d'user de ce terme innocemment, de se l'approprier. Quant au monde arabe, notre conscience - bienvenue - de la complexité des espaces et de leurs histoires différenciées nous enjoint à le mettre au pluriel. Aujourd'hui, il y a des mondes arabes, que l'on peut séparer et caractériser, et que parfois tout sépare. Mais le monde arabe, au singulier, ne serait plus qu'une fiction que l'on laisserait à quelques nostalgiques. Nous avons souhaité explorer ici l'ensemble de ses transformations, de ses identifications changeantes, sous différents angles et au travers d'écritures et de formes variées. Le tableau qui en résulte est foisonnant et coloré. Il n'offre pas de réponses définitives, seulement des jalons pour la suite". Extraits de l'introduction de Leyla Dakhli.
A la fois fer de lance du progressisme et haut lieu du conservatisme, patrie de #MeToo mais aussi de Donald Trump, les Etats-Unis n'en finissent pas d'étonner et de surprendre. Tous les quatre ans, l'élection du président focalise l'attention, d'abord sur les personnalités candidates aux primaires, puis sur celles des deux challengers. Leurs noms nous sont familiers, mais nous connaissons souvent moins bien leurs idées et les philosophies qui les portent. Pourtant, elles irriguent nos mentalités et continuent d'exacerber les imaginations au-delà des frontières. De la question de l'immigration à celle de l'assurance santé, de la problématique de l'avortement à celle de l'environnement, des tensions interraciales au fléau de la violence, Didier Combeau explore ici les fractures qui parcourent la société américaine et se traduisent par un rejet de plus en plus viscéral de l'adversaire politique. Il donne en termes simples les clefs indispensables à la compréhension du subtil fonctionnement du fédéralisme, de l'équilibre des pouvoirs, et d'un système électoral sujet à polémiques, qui peine à asseoir la légitimité d'un président parfois élu à la minorité des voix. L'étude des joutes qui opposent conservateurs et progressistes se prolonge dans une réflexion sur l'identité politique et nationale du premier soft power mondial.