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SPORT DE HAUT NIVEAU EN FRANCE
FLEURIEL S
PU GRENOBLE
15,20 €
Épuisé
EAN :9782706112126
Champions du monde de football (1998), champions du monde de handball (2001), 38 médailles aux Jeux olympiques de Sydney (2000)... Le sport de haut niveau évoque à coup sûr médailles et titres glorieux français, et les performances sportives ont, de ce point de vue, quelque chose à voir avec la magie: c'est un monde merveilleux et enchanté.Pourtant, au-delà de cette représentation onirique de la performance, le sport de haut niveau est aussi une production rationnelle dans laquelle sont engagés tout à la fois un travail de définition légale de l'athlète de haut niveau qui se démarque de la seule élite sportive, une bureaucratie d'Etat associée à un ensemble de corps professionnels (médecins, journalistes...) (dé-)voués à la performance, un dispositif institutionnel de formation de l'élite, un système de croyance... Là où la performance semble spontanée en tant que résultat d'une prouesse physique pour le spectateur, l'observation de ce qui pourrait constituer en quelque sorte l'envers du décor du sport de haut niveau vient rappeler le caractère hautement élaboré d'une activité éminemment sociale.I
Michel FLEURIET a passé vingt ans dans l'enseignement (professeur à HEC) et vingt ans dans la banque (président de Chase Manhattan France, de Merrill Lynch France, et d HSBC France). Il enseigne aujourd hui à Wharton, au Brésil et à l'Université Paris-Dauphine où il est Professeur affilié, fondateur et co-directeur du Master BIM (Banque d Investissement et de Marché).
Les auteurs de ce numéro 27 de la revue Marché et Organisations discutent de la fragilité des emplois liés au sport et des relations sociales toujours en quête de sens. Le marché du travail sportif ne va pas de soi : comme pour les artistes, il renvoie à un domaine réputé singulier dérogeant par nature au droit commun du travail. A l'exception culturelle des premiers, correspondrait une spécificité sportive pour les travailleurs du sport."
Peu de gens comprennent ce que font les banques d'investissement et de marché, les BIM. Leur efficacité repose principalement sur la mise en commun des expertises et la capacité à motiver des professionnels souvent individualistes dans une démarche d'équipe. Pourtant ce métier s'acquiert essentiellement par la pratique et les spécialistes méconnaissent trop souvent celui des autres. Depuis juillet 2010, l'AMF impose à la plupart des employés d'une BIM (les sales, les gérants, les analystes financiers, les traders, les responsables de la compensation et du post-marché, les responsables de la conformité et du contrôle interne et les responsables de la conformité pour les services d'investissement) de montrer qu'ils ont un niveau de connaissances suffisant de l'ensemble des activités de la BIM. Cet ouvrage décrit le rôle de la BIM, son modèle économique et sa structure opérationnelle. Il explique à quoi elle sert, comment fonctionnent le coverage et le conseil en M&A, les activités de marché, la recherche et l'analyse financière, les financements structurés et la gestion d'actifs dans le cadre de tutelle français. Ce livre s'adresse à qui ne cherche pas à connaître seulement les réponses, mais cherche à comprendre les questions.
Sportifs en danger " ? La formule peut surprendre au regard des fortunes amassées par les champions les plus connus. Ils font pourtant figures d'exception. La plupart de ceux qui sacrifient leur vie à la pratique compétitive sont confrontés, en effet, à l'insécurité permanente. Mais, plus que l'incertitude des résultats, c'est le refus de les considérer comme des travailleurs à part entière qui crée les conditions de leur précarité. Les dirigeants fédéraux contribuent à cette situation en encensant les vertus du sport amateur et désintéressé. Dénonçant les dérives de l'argent, ils appréhendent les athlètes dans une vision paternaliste, fermée à l'idée même de travail sportif. A l'inverse, ceux qui s'efforcent de promouvoir et de vendre le sport comme un spectacle déplorent le conservatisme des fédérations et participent, sous couvert de modernité, à l'instauration de pratiques libérales. Pris dans l'alternative " paternalisme/libéralisme ", les sportifs font figure de prolétaires de la performance. Tant qu'ils ne parviendront pas à faire reconnaître collectivement leurs conditions de travail spécifiques, ils devront supporter seuls les risques d'une carrière courte et aléatoire.