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Espaces, Bien-Etre et Qualité de vie
Fleuret Sébastien
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782915751086
Dans leur ouverture vers les questions de santé et de bien-être, les sciences sociales font fréquemment référence à la définition, très générale, de la santé comme état de bien-être complet, physique, moral et social proposée par l'OMS. Or, bien souvent c'est la non-santé que nous mesurons (indicateurs de morbidité, de mortalité) ou bien ce sont les conséquences socio-économiques des investissements nécessaires à la distribution de soins qui focalisent l'attention. Le bien-être est bien peu fréquemment objet de recherche. Le colloque Peut-on prétendre à des espaces de qualité et de bien-être ? qui s'est tenu à Angers en septembre 2003 aura été un espace de discussion et de débat ouvert à l'ensemble des sciences sociales. Cet ouvrage rend compte des communications qui on présentées lors de cette rencontre. Ont ainsi été convoquées aux débats, la géographie, la sociologie, l'anthropologie, l'architecture, l'urbanisme,... et chaque chercheur, dans sa discipline a pu apporter sa pierre à l'édifice pour constituer cet ouvrage.
Bénéfique, économique pour certains, irresponsable ou dangereuse pour d'autres, l'automédication, largement pratiquée en France, suscite des opinions contraires. Acheter des produits en pharmacie sans ordonnance relève en fait d'un bricolage complexe qui intéresse tant les rapports à son médecin, à son pharmacien, que les pratiques d'autosoin en plein essor. Menant l'enquête dans l'ouest de la France, les auteurs ont analysé l'automédication pendant plusieurs années en s'intéressant aux pratiques médicamenteuses et non médicamenteuses. L'équipe de recherche, composée de médecins, géographes sociaux et sociologues, a associé des enquêtes quantitatives sur de très grands échantillons et des enquêtes qualitatives innovantes, comme les journaux de santé. A dessein, cet ouvrage présente à la fois les méthodes et les résultats, augmentés d'une bibliographie de référence. Et, si les résultats ont un caractère finalement assez trivial, celui d'une "combinaison" de prescriptions médicales et d'automédication, cette recherche révèle surtout la diversité et les différenciations des "bricolages" selon les territoires et les catégories sociales, ainsi qu'une valorisation massive du "naturel", caractéristique de notre époque mais inscrite dans des schémas de soin qui perdurent depuis des siècles.
Commencement... Yaweh Dieu planta un jardin en Eden et il y plaça l'homme qu'il avait formé et l'y établit pour cultiver le sol et le garder (Gn 1-2). Et un jour, Jésus raconte : Voici que le semeur est sorti pour semer (Mt 13, 3). Ce charpentier aimait légumes et fleurs, pour sûr, car son enseignement est parsemé de plantes diverses. C'est une bonne nouvelle : le Royaume de Dieu est comme... comme une graine semée et qui germe et grandit. Et au terme du Nouveau Testament, voici qu'on découvre un jardin extraordinaire : Au milieu de la place de la cité est un arbre de vie produisant douze récoltes. Chaque mois il donne son fruit, et son feuillage sert d la guérison des nations (Ap 22, 2). Le livre Au jardin de l'Evangile propose un parcours comme dans les allées d'un jardin. Le lecteur est invité à s'arrêter pour une petite méditation biblique et végétale. S'asseoir à l'ombre sur un vieux banc moussu et contempler tranquillement un coin du jardin. Se laisser envahir par le parfum d'une fleur. Ecouter le vent qui souffle dans les branches, ce "vent qui souffle où il veut et tu ne sais d'où il vient ni où il va". Et peut-être se lever et aller chercher son gros livre de jardinage - sa Bible - pour creuser, pour approfondir, pour laisser germer en soi la petite graine qui était cachée dans le texte. Et comme tout lecteur qui relit le livre aimé, s'attendre à se dire encore une fois : ah ! je n'avais jamais lu ça dans l'Evangile !
Depuis des millénaires, le bouddhisme nous exhorte à renoncer à notre ego, source de souffrance... Philosophie primordiale de l'humanité, le bouddhisme a aussi été une psychologie introspective avant la lettre. Plus récemment, il y a environ cinquante ans, le psychologue Paul Diel développait après Freud une théorie complète du psychisme humain: la psychologie de la motivation, fondée essentiellement sur le constat de la vanité humaine dans tous ses aspects pathologiques. Que retenir de nos désirs, quelle est la source essentielle de notre souffrance et comment peut-on s'en affranchir autant que possible, en quoi les méthodes "curatives" peuvent-elles s'inspirer d'un système philosophique aussi ancien que le bouddhisme, telles sont les questions soulevées par l'analyse du bouddhisme le plus fondamental à la lumière de la psychologie de la motivation.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour