Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Genre et jouissance
Flepp Catherine ; Mékouar-Hertzberg Nadia
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782343116280
Cet ouvrage propose au lecteur une réflexion approfondie, interdisciplinaire et très variée sur la jouissance et les différentes représentations culturelles que nous en font parvenir les arts et toutes les formes de création. La jouissance nous renvoie bien sûr à la sexualité, à la pulsion, au désir, à toute l'économie corporelle, mais aussi à l'affectif, à l'imaginaire, au fantasmatique, au sensoriel et au cérébral. Elle concerne le corps et l'esprit dans ce qu'ils ont l'un et l'autre de plus émouvant, de plus instable et mobile, de plus vulnérable et de plus fragile, de moins égoïste et de moins socialement convenu. Le thème de la jouissance ouvre sur des problématiques centrales d'ordre politique et esthétique, il est un excellent vecteur pour aborder autrement la question du masculin et du féminin, il introduit du trouble dans les paradigmes duels et il nous conduit à explorer la relation qu'entretiennent la littérature et toutes les autres formes artistiques avec cette zone mystérieuse de nous-mêmes, au-delà du plaisir ou de la douleur, propice à la création, particulièrement stimulante, vitale et souvent révolutionnaire.
Cet ouvrage apportera savoir et savoir-faire aux étudiants en BTS tertiaires (Commerce international/Secrétaire trilingue et bilingue, Action commerciale, etc), en IUT, et en LEA, aux CPGE et Ecoles supérieures de Commerce, à ceux qui souhaitent se préparer à l'un des examens proposés par la Chambre de Commerce franco-allemande (EAC, Wirtschaftsdeutsch International, Widaf), sans oublier les autodidactes et ceux qui, pour des raisons professionnelles, doivent savoir lire, comprendre, résumer et traduire des articles à caractère économique issus de la presse de langue allemande. Une partie " Examens " à la fin de chaque chapitre met les étudiants en face des exigences des différents examens et leur permet d'évaluer les progrès réalisés.
La finalité de cet ouvrage consiste à proposer une lecture de Luces de Bohemia, oeuvre dramatique de Ramón del Valle-Inclán, inscrite dans un contexte socio-politique et esthétique. La pièce, d'une singulière intensité, représente un premier pas dans la genèse de l'esperpento, nouvelle écriture poétique avant-gardiste et, en même temps, instrument de protestation sociale. En effet, l'Espagne de 1920 vit un nouvel épisode tragique; c'est cette "variation" que saisit et reflète l'esperpento. Le personnage principal, Max Estrella, démuni face à l'absurdité du monde, plongé dans le désarroi, ne connaît que des échecs. L'expérience dramatique le révèle dans sa tragique interrogation. Au moment même où il atteint la plus grande lucidité sur la réalité espagnole, Max Estrella livre, précisément à l'être le plus grotesque, don Latino, son unique testament, l'esperpento: acte incongru, mais aussi acte de création esthétique par lequel il transcende cette condition grotesque. Valle-Inclán, plus que jamais, réaffirme, dans Luces de Bohemia, la relation mimétique de l'oeuvre et du monde et sa défense d'une esthétique du miroir, donnant de la sorte une dimension éthique et ontologique à la pièce.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.