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Entre l'effort et la grâce. Essai sur la justification de l'homme
Fleinert-Jensen Flemming
CERF
23,10 €
Épuisé
EAN :9782204077996
En 1999, le Vatican et la Fédération luthérienne mondiale signèrent une Déclaration commune sur la doctrine de la justification qui affirme l'existence d'un consensus entre catholiques et luthériens sur ce point central de la controverse théologique du XVIe siècle. Mais aujourd'hui, comment est-il possible de comprendre l'intérêt de cette doctrine, comment peut-on en trouver une interprétation qui la rende pertinente ? Ce livre cherche à relever ce défi. Après avoir posé les jalons historiques en évoquant notamment l'importance de Paul de Tarse et de Martin Luther, il examine l'idée de la justification de l'homme à partir de deux notions : l'effort et la grâce. Une vision de l'homme selon laquelle il faut justifier sa vie par le travail et l'effort éthique est légitime dans la mesure où une existence sans efforts et sans moralité n'a guère de sens. Mais elle atteint ses limites dès que l'échec des efforts ou la fragilité des relations humaines mettent en cause le courage de vivre. De plus, personne ne vit seulement de ce qu'il fait, mais aussi de tout ce qu'il reçoit gratuitement. Cet aspect, souvent occulté par la culture contemporaine, rappelle que tout acte émerge d'un tissu humain préexistant auquel appartiennent des phénomènes universels tels que famille, langue, culture, histoire, nature, corps. Ces réalités relèvent de la catégorie du don, que l'on retrouve dans la parole de la justification par la foi. Cette parole affirme que devant l'instance que la Bible nomme Dieu, l'homme n'est pas reconnu à cause de sa qualité morale, mais par sa foi dans les bienfaits du Christ dont il bénéficie. À ceux qui ne réussissent pas à remplir les conditions de la loi d'airain de l'effort et à se justifier devant les hommes par ce qu'ils font, l'assurance est donnée qu'ils ne seront pas valorisés par leurs actes, mais par une parole de grâce qui confirme leur raison d'être. Cette parole leur est adressée sans conditions préalables, ni en amont ni en aval, et elle n'attend que d'être accueillie avec confiance.
Kierkegaard Sören ; Fleinert-Jensen Flemming ; Col
Dans l'oeuvre de Kierkegaard, les Discours édifiants ont une place particulière. Destinés à la lecture publique, ils s'adressent directement à l'auditeur, avec l'intensité d'une parole explicitement spirituelle.Ce volume reprend deux de ces discours, l'un consacré à l'immuabilité de Dieu et l'autre à la femme pécheresse qui tombe aux pieds de Jésus. Deux textes qui éclairent la mystérieuse proximité entre Dieu et l'homme.Le sens du paradoxe, l'expérience de la contradiction et la radicalité spirituelle ont fait de Kierkegaard, brillant philosophe, l'un des plus humbles chrétiens.Søren Kierkegaard est un écrivain, théologien et philosophe danois. Sa philosophie, qui repose sur le concept d'expérience vécue influencera la pensée existentialiste.Notes Biographiques : Søren Kierkegaard (1813-1855) est un écrivain, théologien et philosophe danois. Sa philosophie, qui repose sur le concept d'expérience vécue, influencera la pensée existentialiste.
Cet ouvrage sur le Notre Père prend la forme d'un dialogue entre l'auteur et un comparse, exégète et théologien, qui a souhaité garder l'anonymat. L'ouvrage propose une discussion sur l'origine du Notre Père, ses équivalents dans la littérature proche-orientale et les significations originelles et contemporaines de ses principales thématiques. Le style choisi offre au lecteur de mesurer sans préparation particulière toute la richesse d'une prière dont on estime qu'elle a dû être prononcée à plusieurs reprises par Jésus lui-même. Une place importante est accordée aux Pères de l'Eglise, aux Réformateurs et à des théologiens plus récents, l'ambition étant de favoriser le lien entre les origines et l'interprétation de ce texte central. Quatre chapitres organisent la lecture, suivant la déclinaison de la prière: l'invocation (le Père et les cieux), la première partie (le nom, le règne, la volonté), la deuxième partie (le pain, le pardon, la tentation, la délivrance), la doxologie. Cet essai enlevé mène rapidement le lecteur au coeur d'une prière fondamentale.
Résumé : Dieu nous précéderait-il dans les passages que nous traversons dans nos vies ? Cet essai est le fruit de nombreuses années d'écoute et d'accompagnement de personnes, de groupes ou de communautés ayant à vivre des transitions, paisibles pour certaines, rudes ou jalonnées de souffrance pour d'autres ; y compris dans des contextes d'abus de pouvoir ou de conscience. Puisant dans les ressources des sciences humaines et ponctuant sa réflexion de témoignages, Brigitte Midon partage au lecteur sa devise ciselée par l'expérience, qui reflète une conviction qui l'anime profondément : "Oser être pour oser faire, et apprendre à aimer". Eclairée par les traces de l'espérance biblique accomplie en Jésus Christ, l'auteure témoigne d'une force spirituelle vitale que nous portons tous et qui ouvre grand les portes d'une dynamique pascale dans nos vies. "Se confronter, perdre, et espérer : trois temps à vivre. Trois leviers d'accomplissement à déployer une vie durant, et de transformation à recréer chaque matin. Trois portes essentielles dans la traversée de nos passages, chacune contribuant à aller vers plus de cohérence et de vie. Le propos n'est pas de généraliser des itinéraires - particuliers par essence -, mais de les questionner et les éclairer avec quelques points de repère décisifs". Après une longue expérience dans le secteur des ressources humaines, Brigitte Midon est actuellement coach en passages de transition. Elle accompagne notamment des diocèses, congrégations, instituts ou associations de fidèles. Formée en théologie biblique, en psychologie et en sciences politiques, elle est cocréatrice du Groupe de Fontenelle, groupe de recherche anthropologique.
La Première Epître de Jean est assurément un des joyaux du Nouveau Testament. Elle parle admirablement de l'amour de Dieu, de l'amour du prochain, de la dignité des fils de Dieu. En dépit d'une apparente simplicité, elle présente pourtant de grandes difficultés d'interprétation. Etrangement, il n'existe guère de commentaires en français de ce texte majeur. Le présent ouvrage se propose de combler cette lacune. S'il a lu les gros commentaires scientifiques, l'auteur laisse de côté les discussions pour spécialistes pour n'en retenir que ce qui peut être utile au lecteur de la Bible. L'introduction situe l'épître dans son contexte historique. La conclusion esquisse la théologie de l'apôtre en mettant l'accent sur deux motifs : la présence de Dieu en Jésus-Christ et la présence de Dieu dans l'homme.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.