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Mastabas de l'Egypte ancienne. Le maître du tombeau
Flandrin Philippe ; Gros de Beler Aude ; Chapuis P
ACTES SUD
39,00 €
Épuisé
EAN :9782330012274
En février 2011, alors que l'Egypte était en révolution contre l'oligarchie qui la dominait depuis si longtemps, Philippe Flandrin et Patrick Chapuis achevaient Le Labyrinthe des pyramides, un ouvrage consacré aux tombes royales de l'Ancien Empire (Actes Sud, 2011). En dépit de l'insécurité prévalant sur les sites, le Conseil Suprême des Antiquités de l'Egypte a souhaité dresser un état des lieux des nécropoles jouxtant Le Caire, et c'est ainsi que nos auteurs ont été conviés à étendre leur travail aux tombes civiles qui entourent les pyramides. De par les peintures, dessins, bas-reliefs et sculptures, elles révèlent l'histoire et la culture matérielle de l'Egypte au IIIe millénaire avant notre ère. Les images des tombeaux de l'Ancien Empire témoignent d'un temps qui est également le nôtre. Les formes qu'elles proposent sont d'une diversité et souvent d'une inventivité telles qu'elles pourraient être l'oeuvre d'artistes contemporains : au classicisme des cortèges de porteurs d'offrandes répond le naturalisme de certaines compositions, le graphisme du dessin, l'abstraction des peintures murales. Sur les parois de ces sépultures, les choses, les êtres humains et les animaux sont sujets à d'incessantes transformations. Ce que nous voyons n'est pas simplement la représentation d'une époque et de son ordre, mais l'expression d'une volonté de changement, d'une nécessité d'évolution. Ainsi, comme la mort - loin d'être un échec - est le lieu où se prépare le futur, le tombeau, où l'on enterre dignitaires, vizirs, scribes, indigents et poètes, est le laboratoire de l'avenir. Sur ces images, on ne trouve qu'exceptionnellement - sauf dans la tombe d'Ankhmahor, vizir de la Ve dynastie - des scènes de lamentation, on ne voit nul cadavre, nulle dépouille mortelle ; bien au contraire, les scènes peintes ou gravées célèbrent chaudement la vie. A côté de la personnalité du défunt - le "Maître du tombeau", expression empruntée à Pierre Montet -, on découvre aussi les témoignages de l'ensemble des acteurs de la société civile égyptienne : nobles, bourgeois, ouvriers, paysans, artisans... De même, la terre d'Egypte de cette époque lointaine est largement célébrée, avec sa faune, sa flore et ses richesses, au premier rang desquelles apparaît le Nil. Enfin, on comprend comment cette société complexe, supérieurement organisée, a pu évoluer et jeter les bases de trente-cinq siècles de civilisation et de rayonnement, en Égypte comme dans le monde antique. À travers cet ouvrage, c'est ce laboratoire que les auteurs ont voulu nous faire découvrir, à l'heure où la folie des hommes menace de le flétrir, car, outre les pillards, la foule des visiteurs qui se massent dans les tombes suffit hélas à mettre en péril tous ces chefs-d'oeuvre bien mortels.
Le Portrait d'Alexandre le Grand retrace l'histoire d'une fantastique chasse au trésor. De l'Europe au Japon, en passant par les rives de l'Indus, les auteurs sont partis à la recherche du trésor de Mir Zakah, exhumé par des villageois en Afghanistan. A l'été 1992 surgissent d'une source quatre tonnes de monnaies d'or, d'argent et de bronze, des kyrielles de bijoux, de parures, de plaques votives, de pierreries, frappées ou ciselées, datant de l'âge d'or de l'empire achéménide, au Ve siècle avant notre ère, jusqu'au déclin de l'empire kouchan. Chefs de guerre, brigands et trafiquants accaparent ce trésor national et le vendent aux enchères à des collectionneurs multimilliardaires. Quand en 2004 apparaît à Londres, entre les mains d'un homme venu de Peshawar, au Pakistan, une médaille d'or frappée à l'effigie d'Alexandre le Grand, Osmund Bopearachchi réalise l'importance historique de cette pièce exceptionnelle, sans doute le seul portrait du conquérant réalisé de son vivant. En 326 avant notre ère, après avoir conquis l'empire perse, Alexandre franchit l'Indus et vainc la cavalerie des éléphants du roi Porus. C'est le début d'une domination grecque qui durera quatre siècles en Asie Centrale et en Inde. Sur cette médaille de victoire, Alexandre coiffé du scalp de l'éléphant paraît à l'égal de Zeus. Il en offre de rares spécimens à ses généraux. Inconnu du commun des mortels, ce grand cadeau est sorti de l'oubli afin que puisse être écrite l'une des pages les plus glorieuses de l'histoire du monde.
Les choses belles et rares qui nous entouraient valaient unepetite fortune et leur histoire, depuis qu'elles avaient quitté lesmains de l'artiste ou de l'artisan qui les avait façonnées, étaitsouvent peu banale; elles avaient servi de prise de guerre,payé la rançon d'un roi, cadeaux d'un amant à sa maîtresse,butin d'un cambriolage, elles avaient été dérobées, cachées,retrouvées, vendues et revendues cent fois. Voilà bien ce quifaisait leur charme et sans doute leur valeur. C'étaient desobjets de convoitise." Philippe Flandrin nous entraîne avecdélices dans l'univers parfois infernal, souvent chatoyant destrafiquants, des gangsters, des iconoclastes, des amoureuxcomblés ou déçus des trésors volés qui infestent le marchémondial de l'art. Avec ce livre, il signe un document-véritéexceptionnel dans la tradition du roman policier.
Résumé : "Je suis devenu le souverain du Tibet, en 1951, à l'âge de seize ans et mon pouvoir était absolu. Le 8 août 2011, j'ai transféré le pouvoir politique à un premier ministre laïque, élu par le parlement. Par cet acte, j'ai mis fin à quatre siècles de tradition durant lesquels le dalaï-lama était à la fois le chef politique et spirituel du Tibet. Nous avons ainsi achevé la démocratisation de nos institutions. Ce soir-là, chose rare, j'ai dormi à poings fermés. Pas de rêves ! Rien ! " Et Tenzin Gyatso le quatorzième dalaï-lama a éclaté de rire. Nous étions en 2012, à la fin du printemps. Lorsque je l'avais rencontré pour la première fois à Paris, trente ans auparavant, le dieu-roi, à la force de l'âge, portait le toit du monde sur ses épaules. Parvenu au seuil du grand âge, il entendait imposer la démocratie au Tibet et en Chine. J'ai tenté de comprendre et de relater la longue marche de l'absolutisme vers la démocratisation de cet homme qui, un jour, a dit : "Je ne suis qu'un être humain, accidentellement tibétain, devenu moine bouddhiste."
Résumé : Février 2001 : dans la vallée de Bamyan, en Afghanistan, un peloton d'exécution tire au canon sur quatre Bouddhas monumentaux sculptés voici quatorze siècles. Le lendemain, la destruction des corps criblés est achevée à la dynamite. Pendant ce temps, au musée de Kaboul, des mollahs martèlent les portraits des princes et des saints de l'Antiquité bouddhique. Cette mise à mort de l'art survient après vingt années de pillages et de destructions. L'Afghanistan et le monde subissent là une perte irréparable, au nom d'une conception aberrante de l'islam. Situés au carrefour de la Méditerranée, de la Mésopotamie, de l'Inde et de la Chine, la Bactriane, le Gândhâra et les autres provinces qui constituent aujourd'hui l'Afghanistan engendrèrent une synthèse exceptionnelle de civilisations. Après le passage d'Alexandre le Grand, au Ive siècle avant notre ère, l'art gréco-bouddhique s'y est épanoui jusqu'en l'an mil. Ressuscité au XXe siècle par les archéologues français, cet héritage aura disparu en quelques années à peine tant sous les coups des pillards - paysans affamés et seigneurs de la guerre - que de marchands d'art cupides, experts auprès d'une clientèle internationale fortunée. Témoin depuis vingt ans de la lente destruction de l'Afghanistan, Philippe Flandrin nous livre la terrible et fascinante histoire de l'âge d'or, de la redécouverte et de l'anéantissement d'une civilisation sans égale.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.