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La politique de l'impuissance
Fitoussi Jean-Paul ; Guillebaud Jean-Claude
ARLEA
17,50 €
Épuisé
EAN :9782869596436
Nous vivons, en Europe, un paradoxe singulier l'ouverture des frontières y est perçue comme un surcroît de contraintes. La mondialisation est ressentie comme un enfermement disciplinaire. Toute réforme sociale est vécue comme l'annonce d'une régression. Pire encore : ce qui est mis en doute, c'est la capacité d'action des décideurs politiques. Ce qui paraît profondément en crise, c'est la démocratie elle-même et la possibilité pour les peuples de choisir leur avenir. Nos sociétés paraissent minées par un sentiment de précarité, d'insécurité, de souffrance sociale. Que nous arrive-t-il ? Comment expliquer ce désenchantement, plus dangereux à terme qu'on ne l'imagine ? Sur quoi se fonde cette insidieuse résignation ? Dans ces pages dérangeantes, Jean-Paul Fitoussi incrimine ce qu'il appelle la " politique de l'impuissance ". Il explique de quelle façon - et avec quelle folie ! - la plupart des dirigeants européens s'accommodent d'une croissance faible et d'un chômage de masse, alors même que ces deux questions justifieraient une tout autre politique. Dans cette libre conversation avec Jean-Claude Guillebaud, il montre comment responsables et commentateurs donnent l'impression de courir derrière un " modèle " qui n'existe nulle part dans le monde. Sur les grands débats du moment, l'un des meilleurs économistes européens s'efforce ici de parler sans détour.
Résumé : L'économie est-elle une science imaginaire, sourde aux problèmes qu'elle est censée décrire, et dissimulant cet autisme sous un formalisme excessif ? C'est en tout cas l'impression que les étudiants retirent de son enseignement. " Nous, étudiants en économie dans les universités et grandes écoles françaises, nous déclarons globalement mécontents de l'enseignement que nous y recevons. " Cette interpellation a eu, depuis le mois de juin 2000, un écho considérable, tant en France qu'à l'étranger. Le ministre de l'Éducation nationale, pour faire suite au vif débat qui s'était engagé, a confié à Jean-Paul Fitoussi une mission d'enquête et de réflexion sur le sujet. Ce livre en est le résultat. Il montre que l'économie n'est pas, contrairement à ce que l'on pourrait penser, le creuset de la pensée unique, mais qu'elle est fondamentalement un lieu de débats et de controverses. La particularité de ce rapport sur l'enseignement supérieur de l'économie est donc d'aller au fond des choses en s'interrogeant sur la discipline elle-même, et en observant ce qui se passe en dehors de nos frontières, avant de proposer des réformes qui permettront de la mieux enseigner dans le cadre d'un système universitaire rénové.
Jean-Paul Fitoussi est économiste. Il est professeur des Universités à l'Institut d'études politiques de Paris depuis 1982 et a présidé l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) de 1989 à 2010. Il est également président du conseil scientifique de l'IEP de Paris depuis 1997 et membre du Conseil d'analyse économique auprès du Premier ministre. Son travail porte sur les économies ouvertes, et sur le rôle des politiques macroéconomiques. Ses travaux récents portent sur les rapports entre la démocratie et le développement économique
La recherche de la justice sociale constitue-t-elle dans le contexte de la globalisation, un obstacle l'efficacité économique? A cette question, Jean Paul Fitoussi, avec vigueur et rigueur, report négativement. En s'appuyant sur un constat - le sociétés les plus solidaires ne sont pas les moira performantes -, il soutient que ce n'est donc po l'ouverture des pays aux échanges internationaux qu'il s'agit de remettre en cause, mais un discours rhétorique de la légitimation d'un capitalisme libéral et dominateur qui considère la démocrate et le politique comme des obstacles au développement
Résumé : Les gouvernements d 'Europe ont décidé, dans le cadre du marché unique, d'ouvrir à la concurrence leurs marchés nationaux. EDF, ainsi que l'ensemble des entreprises françaises relevant du secteur public, doivent donc s'adapter à cette réalité. Mais comment faire en sorte que ce mutation ne s'opère pas au nom de l'ultralibéralisme, que les usagers du service public comme les producteurs y trouvent leur compte ? Tel est le propos de cet ouvrage, dont l'objectif est de définir les modalités de l'implication nécessaire de l'Etat et celles d'un nouveau type de gouvernance d'entreprise dans un secteur où les erreurs de régulation peuvent avoir des conséquences dramatiques, comme l'a montré encore récemment la panne d'électricité en Amérique du Nord. Mais qu'on ne s'y trompe pas : il ne s'agit pas pour Jean-Paul Fitoussi de proposer un banal compromis entre la logique du marché et celle du service public. La thèse qu'il défend et illustre ici avec brio est en effet que la double ouverture à laquelle il est nécessaire de procéder (celle des marchés et celle, partielle, du capital de l'entreprise publique) offre de nouvelles opportunités pour faire progresser à la fois le service public et l'entreprise elle-même. Et qu'il dépend de l'intelligence de la réforme et des nouvelles règles du jeu que ces opportunités se révèlent profitables. Autrement dit encore, l'" entreprise du troisième type " (ni d ' Etat, ni privée) que fauteur propose de bâtir à EDF et ailleurs ne se justifie pas principalement par, les contraintes que l'Europe introduit, mais pas le souci de l'intérêt général - la prise en compte de l'aspiration au développement durable, à 1a transparence en matière de gestion, à l'amélioration du service rendu aux clients usagers.
Deux soeurs se retrouvent à Ville-d'Avray, un dimanche alors que fléchit la lumière. L'une révèle à l'autre son errance avec un inconnu : une brève histoire, inquiète et trouble comme les eaux des étangs tout proches, mystérieuse et violente comme notre insatiable besoin de romanesque.
Résumé : "Les trois créateurs qui font l'objet de ce livre n'ont pas été choisis par hasard. Je les admire et j'aime leur oeuvre depuis longtemps. Vilhelm Hammershoi en peinture, Glenn Gould en musique et Thomas Bernhard en littérature ont consacré leur vie à leur art avec une exigence, une modernité et une audace incomparables. Leur personnalité n'est pas celle de chacun. Les manies, les obsessions, les phobies, qui vont parfois jusqu'à la folie, m'ont toujours fasciné. Les génies ne sont pas des excentriques, mais des excentrés. Ce sont des êtres singuliers dans leur manière de voir, de sentir ou de raconter le monde. Les oeuvres majeures ont un prix. L'approche de la perfection n'admet pas de compromis. La quête de la beauté est sans consolation."
Résumé : On l'appelait della Francesca du nom de sa mère. Son père était un cordonnier dont Vasari nous dit qu'il mourut lorsque sa femme était encore enceinte ce qui est faux. On dit que l'enfant fut très tôt doué pour les mathématiques, et que très tôt il sut qu'il serait peintre. Son désir était de représenter ce que ses yeux voyaient, sans restriction, et sans idéalisation : uniquement le visible, mais tout le visible.
Ce livre est tout entier consacré à la nourriture et surtout au rapport que l'on entretient avec elle. En une série de portraits, allègrement croqués, Hélène Lanscotte fait le tour de ces mangeurs qui peuplent sa vie, proches, tout proches ou inconnus, observés à la volée, dans des restaurants, des rencontres de hasard, dîners improvisés ou patiemment préparés. A 5 ans, Hélène Lanscotte reçoit le premier prix de gourmandise. La récompense détrône le péché. Sa vie sera gourmande, exigeante en goûts, curieuse de toutes les saveurs et de tous les mets. Manger a toujours été un acte simple, naturel et vital pourtant jamais une telle évidence n'aura été disséquée, analysée et cataloguée. Regarde comment tu manges et tu sauras qui tu es. Ce pourrait être l'exergue de ce livre, tout entier consacré à la nourriture et surtout au rapport que l'on entretient avec elle. En une série de portraits, allègrement croqués, Hélène Lanscotte fait le tour de ces mangeurs qui peuplent sa vie, proches, tout proches ou inconnus, observés à la volée, dans des restaurants, des rencontres de hasard, dîners improvisés ou patiemment préparés. De la pinailleuse qui cache son jeu au glouton qui semble jouer sa vie à chaque repas, des habitudes de cuisine aux recettes transmises de génération en génération, elle dresse un panorama sensible et gourmand de ces comportements alimentaires, et ce faisant, parle de la vie tout court. Elle oscille sans cesse entre le coup de fourchette et le coup d'oeil, débusquant celle qui n'aime pas, celui qui déguste, ou encore celui qui fait de chaque repas une cérémonie immuable. De quelques miettes, elle fait son essentiel, comme si manger était bien plus que se nourrir, mais aussi se dire et se dévoiler.