Le petit dialogue Des Beautés des dames, composé en 1541, précède de deux ans seulement la mort de Firenzuola, à l'âge de 49 ans. Il s'agit de l'une de ses dernières oeuvres, qui ne sera éditée qu'à partir de 1548. Vers 1523, à l'approche de la trentaine, il entame une oeuvre importante, les Ragionamenti, texte qui circule à Rome et suscite un débat emflammé. La mort de son égérie et lointaine parente Costanza le plonge dans l'affliction. Suivra une quizaine d'années de silence, sans doute dû à une grave maladie au cours de laquelle il n'écrit que des poésies où s'expriment souffrance et désespoir. Vers 1538, il s'installe à Prato, petite ville proche de Florence, où il reprend goût à la vie, à l'écriture et s'efforce de s'insérer dans la vie sociale de cette petite ville. Son expérience intellectuelle et littéraire y est riche et variée. Durant cette période, il entre dans l'ordre des Bénédictins et exerce les fonctions de fondé de pouvoir de l'abbaye de Vallombrosa auprès de la Curie. Ce choix de vie, effectué sans vocation religieuse particulière, assure sa stabilité et lui procure la jouissance de quelques bénéfices. S'inspirant notamment de Lucien de Samosate, il expose dans ce dialogue ses théories de l'amour. Il annonce au début de l'ouvrage le plan de son exposé : Tout d'abord définir la beauté en général, puis examiner la perfection, l'utilité, le rôle des différentes parties du corps. Expliquer ensuite ces notions abstraites que sont l'élégance, le charme, la grâce, la vénusté, l'air, la majesté.
Un ouvrage si rare, en français du moins, qu'il est introuvable en librairie, hormis chez quelques bouquinistes, où il atteint des prix assez conséquents, selon l'état. Et pourtant, Firenzuola a bénéficié de traductions dès le XVI° siècle, une par Gabriel Chappuys, qui a intégré une de ses nouvelles dans ses "Facétieuses Journées" publiées en 1584, mais aussi par Pierre Larivey (1540-1619), édition non précisée, non datée. Plus près de nous, une édition en 1881, traduite par Alcide Bonneau (et dont est tirée la présente), ainsi qu'en 1913 par B. de Villeneuve. L'édition de 1881 a d'ailleurs rencontré un tel succès, qu'elle a été traduite en anglais, en 1886. On l'a qualifié de licencieux ; je préfère y voir une critique des moeurs relâchées de la Renaissance.
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?QUI EST JOHN GALT ?Atlas Shrugged a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.Le voici enfin disponible en version poche.Table des matières : Première partie. ? Non contradictionChapitre premier. ? Le thèmeChapitre II. ? La chaîneChapitre III. ? Le haut et le basChapitre IV. ? Les moteurs immobilesChapitre V. ? L?apothéose des d?AnconiaChapitre VI. ? À but non lucratifChapitre VII. ? Exploitants et exploitésChapitre VIII. ? La John Galt LineChapitre IX. ? Le sacré et le profaneChapitre X. ? La Torche de WyattDeuxième partie. ? Ou bien-ou bienChapitre XI. ? L?homme qui était chez lui sur la terreChapitre XII. ? La foire d?empoigneChapitre XIII. ? Chantage virtuelChapitre XIV. ? Victime consentanteChapitre XV. ? Compte à découvertChapitre XVI. ? Le métal miracleChapitre XVII. ? Le moratoire sur les cerveauxChapitre XVIII. ? Au nom de notre amourChapitre XIX. ? Un visage sans souffrance, sans peur et sans culpabilitéChapitre XX. ? Le signe du dollarTroisième partie. ? A est AChapitre XXI. ? AtlantisChapitre XXII. ? L?utopie de la cupiditéChapitre XXIII. ? Contre la cupiditéChapitre XXIV. ? Contre la vieChapitre XXV. ? Les gardiens de leurs frèresChapitre XXVI. ? Le Concerto de la délivranceChapitre XXVII. ? « C?est John Galt qui vous parle »Chapitre XXVIII. ? L?égoïsteChapitre XXIX. ? Le générateurChapitre XXX. ? Au nom de ce qu?il y a de meilleur en nousNotes Biographiques : La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'?uvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged. Sophie Bastide-Foltz a notamment traduit aux éditions Florent Massot The Gentleman, Martin Booth, (Angleterre) 2010 ; chez Actes Sud Thé au Trèfle, Ciaran Carson, (Irlande) 2004, Il faut marier Anita, Anita Jain, (Inde) 2010 ainsi que, aux éditions Joëlle Losfeld/ Gallimard L'Ange de Pierre (réédition), Margaret Laurence (Canada) 2007 et Les Devins, Margaret Laurence, 2010. Extrait : « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s?abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s?il avait mené une course d?endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s?était abattue sur lui d?un coup, le terrassant sur son bureau. Il n?avait plus qu?un désir : ne plus bouger. Il n?avait plus la force d?éprouver quoi que ce soit ? pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l?étincelle dont il avait besoin, maintenant qu?il se sentait incapable de se relever ? Il s?interrogea : Qui lui avait donné l?impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s?asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.