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LA BOUCHERIE EST UNE SCIENCE EXACTE
FINGERWEIG A
SERPENT A PLUME
12,46 €
Épuisé
EAN :9782842613594
Comme tu le vois, commença Dahls, la période d'autolyse est largement dépassée. Mais les graisses ne sont pas encore rancies, sinon tu verrais de jolis papillons gambader autour de notre nouvel ami, que je te propose de baptiser Pasteur, histoire de déconner un peu ! - Va pour Pasteur ! - Donc : pas de lépidoptères, de coléoptères ou autres merdes. C'est l'acide butyrique qui attire ces bestioles et alors là, pas moyen de s'y tromper question odeur, parce qu'on pourrait même pas rester dans la pièce. Tu me diras : tel qu'il est là, Pasteur fouette déjà pas mal. C'est vrai. On ne peut que donner raison au type de mouche qui vole ici et au type de larve qui lui bouffe le cou. - Tu essaieras de faire simple, s'il te plaît ! demanda Hacquard en s'épongeant le front. " Alassane Fingerweig est un Parisien de vingt-sept ans qui signe ici un premier roman appétissant, au rythme précis et enlevé. On suivra un homme qui fuit la pègre marseillaise avec un butin dérobé, des organisateurs de combats de chiens et des politiciens aguerris à ces systèmes de paris mafieux. Un bon exemple de béhaviorisme cher à Dashiell Hammett et J.-P. Manchette. (Hubert Artus, Rolling Stone, octobre 2002.)
Avril 2004 : Quelle est donc cette mystérieuse épidémie ; -L'Aso-qui s'abat sur la ville ? " Antisocialisme obsessionnel : forme d'allergie récurrente à le matraque sociale... " A diagnostiqué le labo-comptoir de la... Troupe des Non-Travailleurs... De l'Huile sur le Feu est une chronique hétérogène de l'actualité brûlante, écrite par ceux qui ne se résignent pas à la glaciation capitaliste... Les historiettes et les coups de gueule s'y succèdent comme autant de rafales incendiaires sur le braisier des colères.
Huit nouvelles, huit histoires sèches, troubles et glaçantes. Les dessous sordides, et la signification réelle d'un combat de boxe perdu d'avance, l'échec cruel d'un séducteur méthodique, les déconvenues d'un gendarme mobile, ou d'un couple de vigiles, brutalement confrontés à une violence inimaginable. Huit angoisses s'abattant, chacune à sa façon, sur des victimes que tout semblait éloigner.
Guerre en Yougoslavie, en Irak, en Palestine, au Venezuela, en Afrique... Que fait l'ONU, à quoi sert-elle ? Et du reste qu'en sait-on ? Quelques images rapides à la télévision de réunions du Conseil de sécurité, quelques courtes interviews de son Secrétaire général et parfois le débarquement des Casques bleus dans une région du globe avec quelques idées reçues : l'ONU coûte cher, les fonctionnaires internationaux sont des nantis, etc. Première enquête d'investigation journalistique au sein du système onusien et de ses organisations internationales, celle-ci intervient à un moment où se pose avec force dans plusieurs grands conflits la question du rôle et de l'efficacité de l'ONU. Faut-il brûler l'ONU ? est donc un livre d'actualité. Enquêter au sein de l'ONU conduit à un constat interne accablant : le droit du travail est quasiment inexistant, l'emploi d'une précarité insoupçonnée - sauf pour les hauts fonctionnaires internationaux nommés aux postes de direction par les Etats, essentiellement les grandes puissances occidentales qui s'octroient 60 % de ces postes -, la justice inique, le harcèlement psychologique, sexuel et le mobbing répandus, la répression syndicale importante, etc. Mais ce n'est pas tout. A cette situation interne s'ajoute le bilan catastrophique de plus d'un demi-siècle d'ONU. Si vous lisez ce livre en une heure, dans le même temps 900 personnes seront mortes de faim. Des épidémies anciennes et nouvelles se propagent, trois milliards d'habitants sur six "vivent" avec moins de deux dollars par jour, un milliard ne sait ni lire ni écrire, un milliard est sans travail, 800 millions d'individus n'ont pas accès aux soins, le revenu par habitant est aujourd'hui plus bas dans 80 pays qu'il y a dix ans... Que reste-t-il de la Charte des Nations Unies ? Faut-il vraiment brûler cette Organisation qui ne serait plus que " le machin " de quelques grandes puissances ?
Sous le prétexte du roman, l'auteur a éprouvé le besoin de revenir aux sources de son adolescence, de la raconter telle qu'il l'avait vécue. Descendant d'un grand-père chinois, Jean-François Samlong est un enfant métis élevé par sa grand-mère, une sang-mêlé qui lui a transmis l'amour de la culture réunionnaise, tandis que l'école lui transmettait l'amour de la culture française. Cette double appartenance culturelle est au cour de ce roman. Au cour d'une île de l'océan Indien où l'expérience du métissage, de la machine à métisser, est quotidienne et a valeur d'identité, cimentée autant par l'empreinte historique française que par l'usage revendiqué du créole. Ce roman d'initiation, qui fait la part belle à la découverte de l'amour et aux jeux de l'érotisme, raconte aussi le quotidien du petit peuple de La Réunion. Relations avec les esprits, croyances populaires, rites immuables des lavandières transmis par l'infatigable grand-mère qui avait sa roche à laver (et à rêver) au bord de la rivière. L'écrivain se souvient aussi avec nostalgie de son grand-père auquel il s'est opposé au moment de la guerre du Vietnam, chacun défendant son camp. Ce qu'il regrette évidemment aujourd'hui. La jeunesse de Jean-François Samlong fut bercée par de douces et fortes présences féminines qui lui donnèrent le goût de continuer à vivre et d'entreprendre, et son rapport aux femmes a toujours été placé sous le désir de signer une trêve, de rétablir la paix, enfin. Un roman très réussi qui, par son style éblouissant et évocateur, est à mettre entre toutes les mains.
Biographie de l'auteur Roland Brival a vécu aux Antilles, aux États-Unis et en Angleterre, avant de s'installer à Paris. Ecrivain reconnu, il est l'auteur de douze romans publiés à ce jour. Il poursuit également une double carrière de musicien de jazz et de plasticien.