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Les systèmes d'abus au pouvoir. Les abuseurs veulent maintenir l'ordre des choses
Fines Louise
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782343169118
Comment se fait-il que des systèmes d'abus perdurent et se reproduisent sans que les individus fautifs et les organisations qui les protègent ne soient inquiétés outre mesure ? Pour répondre en partie à ces interrogations, nous procédons à des études de cas qui touchent des sphères sociales et politiques diverses : un constructeur automobile (Ford, Etats-Unis), un service forestier de pompiers (Etats-Unis), des forces policières (Royaume-Uni), une industrie qui s'occupe du nettoyage des bâtiments (Etats-Unis), l'affaire Weinstein dans l'industrie du cinéma (échelle mondiale), un syndicat étudiant (l'Unef, France) et les communautés de l'Eglise catholique (Australie). Trois cas de figure ont émergé des données empiriques : d'une part, il existe des situations où la réputation de l'organisation (et sa nécessaire protection) prime sur la souffrance des victimes ; d'autre part, on constate l'existence de milieux de travail qui résistent fortement à l'intrusion des femmes, lesquelles sont évaluées à l'aune de l'ennemi ; enfin, des employés abusent de l'autorité qui leur est conférée au sein de l'organisation pour laquelle ils travaillent. Au final, à l'heure des dénonciations en série d'abus pluriels subis par de nombreuses victimes, on ne peut faire l'économie d'une remise en question des dimensions systémiques qui favorisent la répétition de ces conduites individuelles et organisationnelles.
Les configurations multiples des crimes commis par les organisations et les individus qui y travaillent montrent l'importance, dans un contexte de transformation des démocraties contemporaines, de s'intéresser aux conditions qui modulent la visibilité du crime et qui affectent également les actions menées par les instances de contrôle pour y mettre un terme. Les privilèges et les barrières - des mécanismes de déviation efficaces, ponctuels, récurrents et diachroniques - dont bénéficient les infracteurs présumés de crimes en col blanc servent ici de prétexte à une exploration des immunités réciproques qu'ils mettent en scène en une formidable cristallisation à l'échelle du réseau - et du système - qui les ritualise. En ayant recours à cinq études de cas contemporaines (Film Recovery Systems Westray Ford ; l'affaire du syndrome de l'huile frelatée : Transco), nous cherchons à mieux saisir ce qui entre en ligne de compte dans la durée du crime. Il s'agit de mieux comprendre les délais de réponse observables dans de nombreuses situations et domaines d'activité, alors que des organisations commettent des crimes. Ainsi, alors que des signaux avertisseurs et des dénonciations à répétition ont systématiquement été ignorés, il apparaît que, parfois, l'entreprise fautive était au courant des risques qu'elle faisait courir aux travailleurs et aux consommateurs, ces derniers étant ignorants des dangers auxquels on les expose.
Les mouvements sociaux, les émeutes en prison et les protestations contre les activités des sociétés commerciales qui causent du tort à autrui témoignent des malaises profonds qui vont potentiellement affecter de larges pans de la société. Afin de mieux saisir les dynamiques historiques et contemporaines de ces révoltes, cet ouvrage réfléchit aux enjeux démocratiques qui ne manquent pas de se cristalliser lors de ces événements sociaux. Dans cette optique, des études de cas ont été sélectionnées en raison de leur capacité à témoigner de la diversité des acteurs en jeu, des revendications des protestataires et des conflits générés : le cas des Gilets jaunes (France), celui des Femen (France), d'Extinction Rebellion (Royaume-Uni), les révoltes visant à suspendre le lockdown (Etats-Unis), les affaires Dakota (Etats-Unis) et Rio Tinto (Papouasie-Nouvelle-Guinée), et des émeutes dans les prisons pour femmes (Etats-Unis) et dans les prisons pour hommes (Russie et Venezuela). En toile de fond, la répression qui se déploie à l'endroit des manifestants révèle notamment le degré de tolérance (ou d'impatience) des gouvernements face à la contestation de leurs politiques publiques, ainsi que la nature des intérêts qui sont protégés. Une occasion de scruter l'organisation sociale des sociétés contemporaines à l'heure de la mondialisation, des marqueurs identitaires et de l'incarcération de masse.
En scrutant trois catastrophes récentes : la marée noire et British Petroleum (2010), le désastre de la centrale Fukushima et Tepco (2011) et l'explosion des wagons de pétrole à Lac-Mégantic (province de Québec) et la compagnie Montréal, Maine et Atlantic Railway (2013), cet ouvrage réfléchit à la pertinence de qualifier d'accidents des conduites qui s'apparentent à des crimes. L'auteur soupèse les notions d'accidents et de sacrifice nécessaire lorsque vient le temps d'évaluer la sécurité du public et les risques pour les populations locales.
Il y a des crimes qui se déploient sur des années sans que l’on puisse y mettre un terme. Il s’agit en particulier de crimes commis par les organisations et par les individus qui y travaillent. Le cas du financier américain Bernard Madoff, qui a éclaté en 2008, en est sans doute l’illustration exemplaire. Or, il s’agit de réalités qui sont normalement soumises à des mécanismes de surveillance. Si le crime dure si longtemps, c’est que les surveillants ne regardent pas au bon endroit ou regardent ailleurs, que les signaux avertisseurs émis par les sonneurs d’alarme ne reçoivent pas toute l’attention nécessaire, ou que cette dénonciation n’est pas interprétée correctement par ceux qui la reçoivent, et dont c’est précisément le mandat d’y être attentifs. Mais si ces crimes durent longtemps c’est qu’ils sont également devenus de plus en plus insaisissables en raison de leur complexité « naturelle » aussi bien que de leur dématérialisation rendue possible par internet. Leurs auteurs profitent de la connivence ou de la négligence d’autres organisations et d’autres individus, de la naïveté et de la bonne foi d’une population anonyme, et finissent par faire des victimes aussi innombrables qu’inattendues. Empruntant la voie virtuelle, ils peuvent se protéger derrière l’anonymat, profiter de la confusion entre privé et public que favorise internet, et exploiter une réserve incalculable et sans cesse renouvelée d’information et de données. C’est cette configuration du crime contemporain que décrit cet ouvrage, qui laisse en même temps deviner les transformations de nos démocraties.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.