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Etats civils en questions. Papiers, identités, sentiment de soi
Fine Agnès
CTHS EDITION
28,01 €
Épuisé
EAN :9782735506712
Chacun de nous hérite à la naissance d'un nom, de prénoms, d'un sexe, d'une nationalité et presque toujours d'une filiation, qui constituent les éléments de notre identité personnelle, notre " état civil ". Dans de multiples occasions de notre existence, nous avons à décliner ces éléments, gérés par une administration étatique, pour établir, par exemple, nos pièces d'identité. Quels sont les rapports entre cette identité instituée et le sentiment de soi ? Les auteurs des contributions, ethnologues pour la plupart et historiens, se sont attachés à analyser quelques lieux et situations particulières qui mettent en jeu des usages diversifiés de l'état civil en cas de changements d'état : état civil des étrangers immigrés, mais aussi des Français de l'étranger, changements de filiation, de sexe et de nom, gérés par les institutions judiciaires et leurs agents, les avocats et les juges. L'un des fils rouges de cet ouvrage concerne les changements de nom, dans le temps des individus et dans l'espace social, le nom des étrangers naturalisés français, celui des transsexuels qui changent de sexe à l'état civil, des religieuses ou des prostituées, noms inscrits sur autant de papiers, personnels ou familiaux, plus ou moins officiels qui, chacun, expriment les multiples facettes de nos personnalités.
L'ambition de cet ouvrage est de réinterroger depuis le Brésil rural la plasticité du parrainage et compérage, parenté rituelle projetée par l'évangélisation coloniale aux Amériques. L'ambition de cet ouvrage est de réinterroger depuis le Brésil rural la plasticité du parrainage et compérage, parenté rituelle projetée par l'évangélisation coloniale aux Amériques. Tout indique que le succès et la pérennité de cette institution séculaire est lié à sa capacité à se plier à toutes sortes de situations sociales et à fusionner avec des formes culturelles préexistantes. Comment s'adapte-t-elle dans le quotidien des pêcheurs du Ceará ou des agriculteurs de Bahia, que l'auteure fréquente depuis une trentaine d'années ? Que nous disent les travaux ethnographiques et historiques de ces relations "à la vie, à la mort" dans d'autres régions du Brésil ? Dans une démarche résolument comparative qui part du foisonnement des pratiques cérémonielles instauratrices de ces relations, de la parenté qu'elles performent et du sens que leur donnent les protagonistes, Agnès Clerc-Renaud met en lumière les variations locales de ce complexe rituel. Ce faisant, elle saisit ce qui se dessine de création et d'innovation singulière dans les recompositions religieuses brésiliennes de la fin du xxe siècle.
Résumé : Les débats publics mouvementés et les manifestations qui ont précédé en mai 2013 le vote en France de la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe révèlent le trouble ressenti par une partie de la population face à ces changements familiaux. Les résistances tiennent surtout au fait que la loi devrait logiquement conduire à une légalisation de la procréation médicalement assistée pour ces couples. Ces changements législatifs seraient-ils la manifestation d'une véritable révolution dans notre système de parenté ? Pour répondre à cette question, hors du champ des polémiques idéologiques et politiques, ce livre réunit les contributions d'anthropologues et de sociologues qui ont mené depuis plusieurs années des enquêtes sur les relations des gays et des lesbiennes avec les divers membres de leur famille d'origine ainsi qu'au sein des familles homoparentales qu'ils ont créées, cela en France, en Belgique, en Espagne, en Suisse, ainsi qu'aux Etats-Unis et au Brésil. Le double objectif des auteurs est, d'une part, de contribuer à approfondir les débats à partir d'une analyse des situations concrètes de ces familles et, d'autre part, d'analyser en anthropologues de la parenté les effets de l'homosexualité sur les relations de parenté dans nos sociétés contemporaines.
L'oeuvre de Paul Lacombe (1834-1919) est tombée aujourd'hui dans l'oubli. On lui doit cependant l'un des tout premiers ouvrages en langue française où le mariage et la parenté sont analysés dans une perspective anthropologique moderne. Proche d'Henri Berr et de la Revue de synthèse historique, Fernand Braudel le tenait pour l'inventeur du concept d'histoire événementielle. Auteur notamment de La Famille dans la société romaine (1889) et De l'Histoire considérée comme science (1894), Paul Lacombe s'y révèle comme l'un des esprits les plus pénétrants et les plus inventifs de son temps. Aussi conserve-t-il une actualité à laquelle ce livre cherche à rendre justice.
Résumé : Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.