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Faut-il enseigner la lecture ?
Fily Dominique
LA DECOUVERTE
12,04 €
Épuisé
EAN :9782841465019
Faut-il enseigner la lecture ? La question peut paraître saugrenue à l'heure où des rapports alarmants sont publiés sur l'illetrisme, à l'heure où le savoir lire passe bien avant le savoir écrire et compter dans l'ordre des priorités ministérielles. Il n'en est rien, l'auteur de cet ouvrage n'est ni fou ni provocateur ; s'appuyant sur des études très sérieuses, dont certaines déjà anciennes, et sur l'expérience de pédagogies célèbres (Montessori, Freinet, Aubertin), il explique comment l'enfant peut arriver de lui-même à acquérir la lecture, comme cela a été le cas pour la marche, le langage, le dessin ou l'écriture, à condition bien sûr d'être dans un milieu aidant où l'adulte aura toute sa place. On peut alors se poser légitimement la question de l'enseignement de cet apprentissage, quelles que soient les méthodes utilisées. Constatant aujourd'hui un décalage entre les manières de conduire l'apprentissage de la lecture et les stades d'évolution de chaque enfant, Dominique Fily invite professionnels et parents à bousculer leurs conceptions : maîtriser la lecture ne passe pas obligatoirement par un processus abstrait et déroutant pour bon nombre d'enfants. Mobilisant son expérience d'orthophoniste et son travail de chercheur, s'appuyant sur une observation fine des mécanismes d'apprentissage chez l'enfant, il affirme avec conviction que privilégier l'écriture, et en conséquence le geste et le rôle de la main, permettrait à tous les enfants de maîtriser la langue écrite. Il insiste sur la nécessité de prendre en compte les maturités variables d'un enfant à l'autre. Il propose dans ce livre des moyens pratiques pour asssurer un dépistage précoce des troubles qui, parfois sous-estimés, conduisent trop d'enfant vers une dyslexie parfois sévère.
Résumé : Témoin et acteur privilégié de l'émergence du free jazz à la fin des années cinquante, le trompettiste afro-américain Don Cherry a donné la réplique aux plus illustres saxophonistes de son temps : Ornette Coleman, John Coltrane, Sonny Rollins ou encore Albert Ayler. Tête de proue de l'avant-garde et chantre de la contre-culture, Cherry se sent tôt à l'étroit dans une Amérique ségrégationniste et peu portée sur cette new thing qui bouscule les canons esthétiques. Armé d'une expressivité hors pair et d'une exceptionnelle ouverture d'esprit, le musicien va alors entamer un long voyage, au propre comme au figuré, embrasser un mode de vie alternatif, élargir sa palette instrumentale, et créer un univers singulier où se mêlent, entre autres champs, le rock de Lou Reed, les ragas du pandit Prân Nath, le sérialisme de Krzysztof Penderecki, la musique minimaliste de Terry Riley, l'électronique balbutiante de Jon Appleton, le cinéma d'Alejandro Jodorowsky ou le jazz afro-futuriste de Sun Ra. A l'image du Petit Prince de Saint-Exupéry, Don Cherry a choisi de redessiner les frontières de son monde/miroir dont ce livre entend donner la clef, en proposant une discographie chronologique, détaillée et contextualisée, en s'appuyant sur de nombreux témoignages et chroniques d'époque, et en abordant les grandes mutations sociales et artistiques de la seconde moitié du vingtième siècle.
John Coltrane est l'un des premiers noms qui apparaît au moment de se plonger dans l'univers du jazz, mais il n'est pas simple d'appréhender son oeuvre du fait de sa diversité. Constamment à la recherche de nouvelles sonorités et désireux de faire évoluer son jeu, il a participé activement à l'évolution du genre. Après avoir joué avec les plus grands musiciens dont Dizzy Gillespie, Miles Davis ou Thelonious Monk auprès desquels il se construit un style unique, il devient une icône du saxophone à mesure qu'il livre nombre de disques majeurs tels Giant Steps, Olé, A Love Supreme ou Ascension. Coltrane emprunte une voie qui n'appartient qua lui, mêlant étroitement sa quête d'un absolu musical à sa profonde mystique. Développée sur la base d'une vaste collecte d'informations, cette biographie aborde et contextualise l'ensemble de la discographie du point de vue d'un auditeur curieux, avec l'envie d'amener le lecteur à sa musique. Ce livre revient également sur les événements majeurs ainsi que sur les personnages qui ont jalonné la vie de John Coltrane.
Apprendre à lire ou arriver, selon un itinéraire naturel de croissance, vers le langage écrit ? Telle est la question majeure à laquelle ce livre apporte des réponses ? Au-delà des questions de méthodes - faut-il préférer la " globale " à la " syllabique " ou opter pour une méthode d'apprentissage " mixte " ? - ne vaut-il pas mieux respecter l'évolution personnelle de l'enfant, quitte à bouleverser quelques présupposés théoriques. Lorsque l'enfant est mûr pour aborder le langage écrit, il s'approprie ce langage écrit et en est le maître ; il peut écrire et lire. Certains trouveront cette affirmation audacieuse, l'auteur montre ici les solides fondements que des expériences déjà anciennes (Montessori, Freinet) et des recherches plus récentes donnent à cette affirmation.
Résumé : Pendant le confinement, des rendez-vous en visioconférence pour les couples sont initiés par les Familles Nouvelles du mouvement des Focolari. Le parcours s'appelle alors " Zoom ton couple " et balaie les grandes questions de la vie conjugale : rythme de vie, différences, communication, argent, tendresse, sexualité, éducation, rayonnement de la famille... Ce livre redonne les différents thèmes abordés pendant deux ans, illustrés d'expériences concrètes et invitant chaque lecteur à une communion plus grande en couple. Les thèmes sont travaillés par un collectif de couples, coordonné par Dominique Fily.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !