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Sociologie du logement
Fijalkow Yankel
LA DECOUVERTE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782707165855
Des campements de sans-abri aux bâtiments vétustes, des cités de logement social aux lotissements pavillonnaires, la question du logement modèle profondément les villes. Quelles sont les dimensions du besoin en logement? Comment le logement est-il produit et distribué dans les différentes sociétés? Comment est-il devenu une "marchandise" particulière, influant sur l'intégration sociale? Comment est-il parvenu au statut de "problème public" mobilisant l'Etat et un appareil de normes architecturales et techniques? Quel est le rôle des associations, des collectivités locales et des ménages? Quelle est la fonction du logement social? Que signifie l'incitation à l'accession à la propriété? Comment les stratégies résidentielles des ménages, des acteurs économiques et des politiques nationales ou locales déterminent-elles les transformations des quartiers urbains? Que signifie "habiter" un logement et un espace urbain particulier? En mobilisant les nombreuses recherches de sciences sociales menées sur ces questions, l'auteur offre une synthèse de ses enseignements pour différents publics.
L'habitat insalubre, ce mal urbain dénoncé dès le milieu du XIXe siècle, n'a pas disparu avec le nouveau millénaire. En 2002, la Ville de Paris a chargé la Siemp de sortir de l'insalubrité 434 immeubles de la capitale. La mission impliquait la prise en charge des occupants de logements indignes, leur relogement, et in fine, la réhabilitation ou la reconstruction complète des bâtiments vétustes. Les immeubles livrés suivent une logique d'acupuncture urbaine, à l'opposé des rénovations radicales lancées après-guerre pour la résorption de l'insalubrité. Des équipes de jeunes architectes ont conçu ces immeubles rassemblant en moyenne une dizaine de logements neufs. La liberté laissée par le maître d'ouvrage a donné lieu à des réalisations remarquables illustrées par les quatorze exemples emblématiques rassemblés en images dans cette publication. Répondant avant tout à une nécessité sociale, l'éradication de l'habitat indigne ouvre une page discrète mais forte de l'histoire de l'habitat parisien.
Résumé : Tokyo, New York, Los Angeles, Londres, Johannesbourg, Paris, Jérusalem, Mumbai, Lagos... Le phénomène urbain s'étend sur la planète. Des global cities aux petites villes, il représente la forme sociale de la modernité. Certaines expériences d'architecture et d'urbanisme mobilisent les recherches en sciences sociales. Comment les groupes sociaux s'adaptent-ils à ces espaces et comment se les approprient-ils ? La ville crée-t-elle des communautés ou des solitudes ? Existe-t-il des lieux pathogènes ? Comment la distribution des classes sociales s'opère-t-elle ? La tendance à la ségrégation sociale a-t-elle augmenté ? La mixité sociale est-elle possible et organisable ? Par quels groupes sociaux la cité est-elle gouvernée et comment ? La participation des habitants est-elle envisageable ? Que signifie un aménagement urbain durable ? Ce livre propose des éléments de réponse en mobilisant les résultats de nombreuses recherches sociologiques françaises et internationales ainsi qu'un guide méthodologique pour le chercheur débutant.
Résumé : Campements de sans-abri, bâtiments vétustes, habitat bon marché, lotissements pavillonnaires, condominiums, quartiers fermés : la question du logement modèle les villes occidentales. Comment le logement est-il produit et distribué dans différentes sociétés ? À quels besoins répond-il ? Quelle est la fonction du logement social ? Que signifie l'incitation à l'accession à la propriété ? Pourquoi le logement est-il devenu une "marchandise " ? Quels sont les aspects sociologiques du marché ? En quoi consistent les politiques mobilisant l'État, les associations, les collectivités locales et diverses institutions ? Quel est le rôle des ménages ? Quelles sont leurs stratégies résidentielles face aux transformations urbaines ? Que signifie " habiter " et " cohabiter " ? Dans quelles mesures les normes d'urbanisme durable peuvent-elles transformer les pratiques ? Mobilisant les travaux issus des recherches en sciences sociales, l'auteur offre une synthèse accessible à un large public sur cette question majeure, au c?ur de nombreux problèmes sociaux contemporains.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.