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Les amants du Goulag.
Figes Orlando ; Dauzat Pierre-Emmanuel
PRESSES CITE
19,50 €
Épuisé
EAN :9782258094789
C'est Lev qui vit Svetlana. Il l'aperçut dans la foule des étudiants qui attendaient d'être appelés pour l'examen d'entrée dans la cour bordée d'arbres de l'université de Moscou. Elle se tenait dans l'embrasure de la porte de la faculté de physique avec un ami de Lev qui lui fit signe et la lui présenta: une condisciple de son ancienne école. Ils n'échangèrent que quelques mots avant que les portes n'ouvrent et qu'ils rejoignent la cohue des étudiants dans l'escalier conduisant à la salle d'examen.Ce ne fut pas un coup de foudre: tous deux en conviennent. Lev était bien trop prudent pour tomber amoureux aussi facilement. Mais Svetlana avait déjà retenu son attention. Elle était de taille moyenne, mince avec d'épais cheveux bruns, des pommettes hautes, un menton pointu, et des yeux bleus brillant d'une intelligence triste. En septembre 1935, elle fit partie de la demi-douzaine de jeunes femmes admises dans cette faculté de physique, la meilleure d'Union soviétique, en même temps que Lev et trente autres garçons. Dans sa chemise de laine sombre, sa jupe courte grise et ses souliers de daim noir, les mêmes qu'elle portait écolière, Svetlana se distinguait dans ce milieu masculin. Elle avait une belle voix (elle chanterait par la suite dans la chorale de l'université) qui ajoutait à son charme physique. Enjouée, connue pour sa langue acérée, elle avait beaucoup de succès et à l'occasion ne dédaignait pas de flirter. Sveta ne manquait pas d'admirateurs, mais Lev avait quelque chose de singulier. Il n'était ni grand ni costaud - il était légèrement plus petit qu'elle - ni aussi sûr de sa prestance que les autres jeunes hommes de son âge. Sur toutes les photos de lui à cette époque, il porte la même vieille chemise - boutonnée tout en haut, mais sans cravate, à la russe. D'apparence, il était encore plus un garçon qu'un homme. Mais il avait un visage bon et doux, avec des yeux bleus tendres et une bouche charnue, comme celle d'une fille.Pendant le premier trimestre, Lev et Sveta (ainsi qu'il se mit à l'appeler) se virent souvent. Ils s'asseyaient l'un à côté de l'autre en cours, s'adressaient des signes de la tête à la bibliothèque et évoluaient dans le même cercle de physiciens et d'ingénieurs en herbe qui mangeaient ensemble à la cantine ou se retrouvaient au «cercle des étudiants», près de l'entrée de la bibliothèque, où les uns venaient fumer une cigarette, et d'autres simplement se dégourdir les jambes et bavarder.Plus tard, Lev et Sveta iraient au théâtre ou au cinéma avec des amis; après quoi il la raccompagnerait chez elle, prenant la route romantique agrémentée de jardins qui va de la place Pouchkine à la caserne Pokrovski, près de chez Sveta, où les couples se promenaient dans la soirée. Dans les cercles estudiantins des années 1930, et malgré la libéralisation des moeurs à laquelle on avait assisté dans certains milieux après 1917, la cour restait régie par des notions romantiques chevaleresques. A l'université de Moscou, les idylles étaient sérieuses et chastes. En général, elles commençaient quand un couple se séparait de son groupe d'amis et que le garçon se mettait à raccompagner la fille chez elle dans la soirée. C'était l'occasion de parler plus intimement, le cas échéant d'échanger ses vers préférés - truchement accepté pour parler d'amour - et l'occasion de se donner un baiser au moment de la séparation devant chez elle.
Figes Orlando ; Dauzat Pierre-Emmanuel ; Ferro Mar
Résumé : Sous la plume de Figes, le " peuple" n'est pas une abstraction. S'intéressant moins aux grandes analyses abstraites qu'à la reconstitution d'une réalité complexe, il donne la parole à toute une galerie de personnages, depuis l'écrivain Maxime Gorki, dont la correspondance inédite nous permet de partager l'incroyable lucidité, en passant par la belle figure du réformateur paysan Semenov, jusqu'à des personnages plus ambivalents comme Oskine, simple soldat que la guerre civile transformera en un impitoyable commissaire bolchevik... Dès les premières heures, la Révolution russe fut une jacquerie d'une incroyable violence que seuls les bolcheviks surent exploiter. Lénine, dont Figes brosse un portrait fascinant, avait compris l'avantage qu'il pouvait en tirer. La violence - et la faiblesse de leurs adversaires - ouvrirent la voie aux bolcheviks, puis à la Terreur rouge et à la consolidation du système du Parti- État, policier, bureaucratique, corrompu et inefficace, tel qu'il devait durer jusqu'à la fin des années 1980.
Cet ouvrage dégage les notions de base et retrouve les lignes de fond de la théorie et de la pratique lacaniennes. Il s'efforce aussi de pénétrer dans l'étrange langage lacanien, fardé de préciosités et bardé d'hermétismes.
Figes Orlando ; Dauzat Pierre-Emmanuel ; Ferro Mar
Résumé : Peu d'événements ont été étudiés d'aussi près que la Révolution russe, mais au temps de la guerre froide le domaine ressemblait à un champ de mines idéologique. C'est pour cette raison que, dès sa parution en Grande-Bretagne en 1996, le livre d'Orlando Figes fut salué comme une contribution fondamentale, car il s'agissait de la première histoire sociale, non idéologique et post-soviétique de ce cataclysme historique majeur. De la grande famine de 1891 jusqu'à la mort de Lénine en 1924, Figes détaille le long processus de mutation et de maturation d'une société au bord de l'effondrement et redonne sa place au grand absent : le peuple russe lui-même. Principal moteur des événements, principale victime aussi, cette histoire est celle de sa tragédie. Sous la plume de Figes, le peuple s n'est pas une abstraction. S'intéressant moins aux grandes analyses abstraites qu'à la reconstitution d'une réalité complexe, il donne la parole à toute une galerie de personnages, depuis l'écrivain Maxime Gorki, dont la correspondance inédite nous permet de partager l'incroyable lucidité, en passant par la belle figure du réformateur paysan Semenov, jusqu'à des personnages plus ambivalents comme Oskine, simple soldat que la guerre civile transformera en un impitoyable commissaire bolchevik... Dès les premières heures, la Révolution russe fut une jacquerie d'une incroyable violence que seuls les bolcheviks surent exploiter. Lénine, dont Figes brosse un portrait fascinant, avait compris l'avantage qu'il y avait à en tirer. La violence - et la faiblesse de leurs adversaires - ouvrit la voie aux bolcheviks, puis à la Terreur rouge et à la consolidation du système du Parti-État, policier, bureaucratique, corrompu et inefficace, tel qu'il devait durer jusqu'à la fin des années 80.
Le destin singulier et romanesque d'une femme hors du commun, pionnière dans le domaine de l'étude du comportement animal. Dans Le Cottage aux Oiseaux, Eva Meijer propose une biographie romancée de Len Howard (1894-1973), violoniste britannique et naturaliste autodidacte. A 40 ans, elle décide d'abandonner le confort de sa vie londonienne et ses amours compliquées pour se retirer dans la campagne anglaise et vouer le reste de ses jours à sa seule véritable passion : les oiseaux. Après avoir emménagé dans un petit cottage du Sussex, elle écrit deux livres à succès dans les années 1950, oubliés depuis, et surprend le monde entier par ses observations sur les mésanges, les rouges-gorges et autres volatiles du voisinage qui entrent et sortent à leur gré par ses fenêtres. Cet émouvant roman retrace l'histoire de cette femme libre, qui n'a pas hésité à refuser les conventions de la société de son temps pour connaître de grandes joies tirées de ses rapports privilégiés avec la Nature. A propos des Animaux et leurs langages : " Un livre passionnant et ambitieux où l'auteure propose une nouvelle manière de coexister avec les animaux, par la reconnaissance de leurs droits et de leurs langages. L'animal est un individu à part entière, doué de compétences, de conscience et de sensibilité. " - ; Page des libraires. " Eva Meijer nous apprend à désapprendre nos préjugés sur les animaux. Ils ont toujours parlé. A nous maintenant de les écouter. " - ; Le Figaro littéraire. " Un livre plein d'exemples frappants, preuve - une fois encore - de l'extraordinaire intelligence animale. Epatant ! " - ; Psychologies.
De Tourrettes-sur-Loup, sur les hauteurs de Nice, aux beaux quartiers de la capitale, quatre générations de femmes libres, vibrantes, indépendantes vont se succéder entre 1879 et 1945. Il y a d'abord Rosine, fille de modestes paysans, qui quitte, enceinte, son pays de la violette pour devenir une courtisane en vue à Paris. Sa fille, Eloise, mène une vie plus rangée près de Lyon auprès de son mari instituteur. Suivront Emma aux amours ardentes, créatrice de mode qui traverse intensément les Années folles, et sa fille Béatrice, "nez" de talent dans la ville de Grasse. C'est la culture de la violette, fleur à parfum par excellence, qui scellera le destin de ces quatre héroïnes de coeur et de passion.
Les dauphins et les perroquets s'appellent par des noms. Les éléphants en captivité utilisent des mots de notre langage pour interagir avec leurs geôliers. Les baleines à bosse peuvent chanter leur amour vingt heures durant. Certains passereaux-imitent les cris d'autres animaux. Les calmars font apparaître sur leur peau des motifs grammaticalement structurés... A l'instar de ses confrères éthologues et biologistes, la jeune universitaire Eva Meijer s'est penchée sur la vaste question de la communication animale dans un ouvrage ludique et documenté qui fait émerger, chemin faisant, une question immémoriale : le langage, qu'est-ce que c'est ? Et si les animaux sont capables d'en développer de plusieurs types, qu'est-ce qui nous distingue d'eux ? Un véritable outil de réflexion qui nous force à abandonner certains automatismes de pensée et à considérer l'homme, cet animal, comme un maillon et non plus comme le centre du règne naturel.
Résumé : L'épopée continue... Ragnvald de More règne désormais sur le comté de Sogn. Les batailles menées au nom du roi Harald de Norvège l'éloignent cependant la plupart du temps de ses terres, ce dont profitent certains de ses proches pour tenter d'affaiblir son pouvoir. Svanhild, sa soeur, mène quant à elle la vie aventureuse dont elle rêvait aux côtés de Solvi, ennemi juré de Ragnvald. Mais cette liberté à un prix. L'ambition sans limites de Solvi le pousse en effet à reprendre la mer, au détriment de la santé de leur fils. Et tandis que la rébellion gronde face au projet du roi Harald d'unifier le pays, Ragnvald conçoit un plan pour en finir avec leurs opposants et ramener Svanhild à ses côtés...
Raconter l'Europe. Pas celle de l'Union, mais l'Europe pluriséculaire : celle du XXe siècle aux mémoires brûlantes, mais aussi celle d'Athènes, de Rome et de Jérusalem, de la Raison et des Lumières, des croisades, des révolutions et de la colonisation. Raconter l'Europe à travers son imaginaire, ses utopies, ses démons, ses trous noirs, tout ce qui, dans le passé, irrigue le présent et constitue la mémoire : l'histoire telle qu'elle a été vécue par les peuples. Une traversée de vingt-cinq siècles d'histoire, conduite par un collectif de chercheurs du monde entier, pour tenter de comprendre qui nous sommes, d'où nous venons, où nous allons. Et retrouver, enfin, la profondeur d'un "nous" européen.
Pourquoi une telle somme ? Parce que d?hier à aujourd?hui, les Balkans ont été et demeurent une des frontières essentielles de l'Europe. Et que l?oubli du temps long par les puissances européennes a nourri des catastrophes en chaîne au cours des siècles. Les Balkans, zone frontière ? C?est un euphémisme : ici se heurtent les chrétientés romaine et byzantine, bientôt orthodoxe ; la chrétienté dans son ensemble et l?islam ; les empires européens et la puissance ottomane ; les empires européens entre eux, à commencer par la maison d?Autriche, le tsar de Russie et la couronne britannique ; les idées impériales et la révolution des États-nations ; les États-nations fondés sur un grand récit historique unitaire et des minorités nationales qui aspirent à la reconnaissance de leurs droits ; le cours impérieux des guerres locales, régionales, mondiales et froide et un brassage incessant des populations qui rend vain tout espoir d?États ethniquement homogènes. Pour ne rien dire des promesses des idéaux démocratiques européens et du cynisme des puissances face à leur «Orient compliqué». Ce premier volume traite des Empires byzantin et ottoman, de leurs caractéristiques et de leur legs dont les rejeux marquent l?histoire de la région jusqu?à la révolution jeune-turque de 1908.
Écrite entre 1929 et 1932, cette histoire de la révolution russe, oeuvre monumentale, comprend deux tomes, l'un consacré à la révolution de février, l'autre consacré à la révolution d'octobre. Écrit à la demande de son éditeur américain, Charles Boni, cet ouvrage intervient alors que Trotsky avait à peine terminé de rédiger son autobiographie, Ma vie, après avoir été exilé à Prinkipo au début de l'année 1929. Contrôlant la documentation, immense, nécessaire à un tel ouvrage que rassemble son fils aîné Léon Sedov, il recommence cette histoire de la révolution qu'il a connue et dont il a été exclu. En effet, il avait déjà écrit vingt ans auparavant l'histoire de la révolution de 1905 dont il avait été l'un des principaux artisans, présidant le Soviet de Saint-Pétersbourg. C'est probablement le livre le plus important publié sur la Révolution bolchevique par l'un de ses témoins directs, Trotsky tenant ici le rôle d'acteur et d'observateur. En outre, le style de son écriture est ici remarquable ce qui fait de ce livre un classique. --Florent Mazzoleni