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Les pêcheurs bretons durant la Seconde Guerre mondiale. (1939-1945)
Fichou Jean-Christophe
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753508538
La pêche en mer - toutes les pêches sauf la Grande pêche - perdure pendant la Seconde Guerre mondiale sur le littoral atlantique. Les pêches côtières connaissent même un réel renouveau: la flottille compte plus de bateaux et d'inscrits maritimes en 1943 qu'en 1938. Le conflit n'interrompt pas le nouvel élan amorcé en 1937, bien au contraire; encouragée par les Allemands et les Vichystes, la pêche se maintient, les pêcheurs apprenant à composer avec les contraintes et les règles, quand ils ne les contournent pas. Longtemps considérée comme une activité secondaire, la pêche acquiert un nouveau statut dans l'économie de guerre alors que "la France a faim". Dans un premier temps l'activité des saleurs, saurisseurs et conserveurs ne faiblit pas, elle est même d'autant plus protégée que l'Occupant en est le premier bénéficiaire. Mais les deux dernières années de guerre voient une forte diminution de la production halieutique liée aux difficultés d'approvisionnement en carburant et à la réglementation de plus en plus stricte des forces d'Occupation alors que font défaut des éléments essentiels du conditionnement des sardines et autres maquereaux, le fer blanc et l'huile. Les archives des quartiers de l'Inscription maritime, fonds d'une rare richesse, nous permettent de prendre conscience que toute la Bretagne a pêché jusqu'en 1943, avec le soutien de Vichy. Le livre de Jean-Christophe Fichou apporte des informations souvent ignorées pour n'avoir pas fait, jusqu'à ce jour, l'objet de publication.
Maisons-phares: le mot est nouveau et le sujet n'a jamais ététraité jusqu'ici. De quoi s'agit-il? De petits phares installés àcôté ou sur la maison d'habitation du gardien et de sa famille.On en compte plus de 150 sur le littoral français décrits etphotographiés dans cet ouvrage. Ces édifices, s'ils n'ont certespas la majesté des tours majeures les plus célèbres, commeArmen, Eckmühl ou Les Baleines, présentent cependant unensemble architectural remarquable qui plus est, situé dans dessites exceptionnels. Bâtis en des temps où le tourismebalnéaire prend son essor, ils se retrouvent enchâssés sur unecôte très urbanisée comme à Noirmoutier ou à la pointed'Agay, mais aussi au sommet de falaises protégées comme auToulinguet, au fond d'un golfe inaccessible comme à Fornali,voire totalement isolés sur un îlot comme à Tévennec. Autantd'établissements qu'il est parfois difficile d'imaginer en phare.Avant que ne disparaisse la connaissance de cet ensemble defeux secondaires, cet inventaire d'un véritable trésorarchitectural tente de rappeler aux amateurs, usagers ou non,l'importance passée de ces fanaux dans un mode d'échangesmaritimes, de cabotage et de pêche, qui s'achève aux dépensde celui du tourisme balnéaire et de plaisance.
Résumé : Le service des phares et balises est surtout célèbre pour ses réalisations grandioses comme les tours d'Eckmühl et de Gatteville, ou les phares en mer d'Armen et de La Hague. Les moyens navals nécessaires à la réalisation du programme général d'éclairage et de balisage des côtes de France, conçu dès 1825, sont beaucoup moins connus. Ce livre comble une lacune historique en présentant les navires indispensables aux ingénieurs du service des phares, des vedettes de ravitaillement aux baliseurs océaniques, en passant par les bateaux de travaux et les bateaux-feux, depuis 1830 jusqu'à nos jours.
Sentinelles du littoral, les phares annoncent aux marins de retour du large la proximité du rivage et les guident dans des passes souvent incertaines et pavées d'écueils. Essentiels pour la sécurité maritime à une époque où les " atterrissages "ne se faisaient pas grâce à la précision des GPS et autres moyens de radionavigation, ils sont aujourd'hui des éléments précieux du patrimoine maritime et architectural côtier. Alors que Jean-Christophe Fichou nous conte l'histoire émaillée de péripéties de leur construction, Jean Guichard nous les présente, le plus souvent vus du ciel. En effet, par définition, les plus beaux phares sont souvent inaccessibles au piéton, et d'une approche périlleuse pour les marins.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?