Apocalypse(s)! Depuis ses débuts, le cinéma n'a cessé deprojeter des images de fin du monde, de cristalliser sur grandécran les craintes suscitées aussi bien par le devenir collectifde l'humanité que par le sens de l'existence individuelle. Qu'ils'agisse d'une destruction planétaire filmée à grand renfortd'effets spéciaux ou d'un effondrement plus silencieux, lesfilms apocalyptiques ne manquent pas de soulever lesquestions des fins dernières: Quel monde espérer après lechaos? Qu'en est-il de la révélation ultime? Au cinéma, cesinterrogations prennent les formes les plus diverses,alimentant une création foisonnante où les allusions au textebiblique côtoient les références à des périls réels ou fantasmés.Pour se pencher sur cet imaginaire apocalyptique, sont iciconviés des chercheurs de différentes provenances(spécialistes de l'expression artistique et théologiens), offrantune approche plurielle et critique, à la mesure de la richesse etdes enjeux de ce type de cinéma. Tandis que la première partieaborde, en une série de plans d'ensemble, les traits dominantsdu genre, notamment à travers le prisme du film-catastrophe,la seconde partie se resserre sur une suite d'études consacréesà la dimension apocalyptique présente dans l'oeuvre deréalisateurs marquants (Tarkovski, Herzog, Kieslowski, etc.)et de créateurs en art vidéo (Viola, Theys).
Résumé : "Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui". Face au gouffre ontologique séparant la présence d'une personne cet être de relation et le simple "être là" du pain, la raison achoppe. Comment rendre compte en effet de ce pain devenu, par la consécration, temple de la présence divine, du Christ livré "pour nous" ? Des siècles durant, la notion de substance héritée d'Aristote et adaptée par saint Thomas d'Aquin a permis de formuler l'indicible du mystère eucharistique. Aujourd'hui, force est de constater que la doctrine de la transsubstantiation nous est devenue aussi étrangère que ce qu'elle était censée expliquer. A défaut d'être accessible intellectuellement, la présence réelle n'est plus l'objet que de la "foi du charbonnier". Ce peu de compréhension explique sans doute en partie que la messe ne soit plus vécue comme le sommet de la vie chrétienne. Sur la trace de nombreux autres théologiens, Michel Salamolard s'empare du sujet et substitue à la notion de substance celle de relation, "substance de la substance". La dimension relationnelle de l'être humain étant aisément perceptible, le choix d'une telle clé théologique permet à chacun d'appréhender le mystère de la présence réelle. L'auteur met ainsi patiemment la foi en mots, dans une démarche résolument catéchétique. Il se fait passeur pour stimuler la réflexion et tenter de rendre compte de l'insaisissable.
Un ouvrage des éditions du Cerf, maison des cultes, des cultures et des civilisations. Le Cerf est le premier éditeur religieux de France et de l'espace francophone. "
L'ouvrage que vous tenez entre les mains est sans équivalent. Il passe au peigne fin trente-cinq synodes, tenus dans les diocèses de France entre 1983 et 1999, en vue d'examiner la manière dont les célébrations liturgiques y ont été conçues et réalisées. On se plaint souvent de ne pas disposer de vues d'ensemble sur les évolutions de la liturgie et sur les tendances qu'elles révèlent. Le travail d'Arnaud Join-Lambert contribue à combler cette lacune et offre une sorte d'observatoire des tendances liturgiques françaises durant les vingt dernières années du XXe siècle. Parce qu'elles sont exceptionnelles, les célébrations synodales revêtent un caractère très particulier et jouissent d'un statut hautement emblématique. Ces liturgies ont été pensées et préparées, les particularités qu'on y trouve ont été voulues, et l'on est donc fondé à y voir la conception idéale que leurs auteurs se faisaient de la liturgie. On s'en rend vite compte : les documents collectés par l'auteur sont susceptibles de " lectures " plurielles. Ils offrent diverses entrées, dont les principales sont ecclésiologiques et liturgiques. Les matériaux rassemblés ici constituent un dossier extrêmement riche et font de ce livre, quarante ans après la réforme liturgique du second Concile du Vatican, un ouvrage stimulant dans des débats pleinement d'actualité sur l'art et la manière de célébrer la foi.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.