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68-86. Itinéraires de l'individu
Ferry Luc ; Renaut Alain
GALLIMARD
9,60 €
Épuisé
EAN :9782070709489
Décembre 1986 : la France, étonnée, assiste à la plus grande manifestation étudiante et lycéenne de son histoire. Grande, mais pas grandiose, diront certains. La victoire des étudiants ne résout aucun des problèmes dont souffre aujourd'hui l'Université. Les manifestations ont, de toute évidence, manqué de cette dimension messianique, utopique, sans quoi aucun mouvement social digne de ce nom ne semble pouvoir entrer dans l'histoire. Tout paraît opposer 1986 à 1968. Pourtant, au-delà de ces différences apparentes et réelles, peut-être un même cheminement de l'individualisme contemporain s'accomplit-il, sous des visages divers, à travers ces révoltes étudiantes qui, depuis vingt ans, scandent l'histoire. Un an après La Pensée 68, Luc Ferry et Alain Renaut font le point à chaud. Un essai de philosophie immédiate. Décembre 1986, c'est bien la revendication poursuivie du droit à la différence, lointain héritage de la Pensée 68. Mais c'est aussi, en une nouvelle mue de l'exigence individualiste, une vive résurgence des valeurs civiques et républicaines face à laquelle la configuration intellectuelle des années soixante paraît singulièrement datée. Il y a peu, le droit était tenu pour une superstructure, voire une forme désuète des rapports sociaux. Depuis 1980, les principaux mouvements de masse, celui de décembre 1986 plus que tout autre, ont cultivé, parfois avec ostentation, la référence juridique. L'automne 1986, en ce sens aussi, restera comme une date importante. Le retard d'un certain mode de pensée sur les exigences de l'époque se sera-t-il manifesté au grand jour ? "Par essence chouette de Minerve, la philosophie n'est pas pour autant contrainte à se caricaturer elle-même et à accepter le rôle du vieil oiseau destiné à l'empailleur."
Que fait la philosophie ? Elle propose des définitions de la vie bonne qui ne passent ni par Dieu ni par la foi, où l'on fait avec les moyens du bord, en exerçant la lucidité de sa raison et en acceptant sa condition de mortel, sans prétendre à un salut qui passerait par une promesse d'immortalité. Ces "spiritualités laïques", c'est cela, tout simplement, qu'on appelle philosophie. En parcourant ces cours familiers et chaleureux, illustrés d'exemples, qui prennent leur essor avec Homère et qui s'achèvent avec Heidegger et Foucault, en passant par Bouddha, Rousseau, Freud et Sartre, les plus grands débutants vont pouvoir comprendre, sans jargon inutile, les piliers sur lesquels reposent en dernière instance les oeuvres les plus fondamentales de notre histoire intellectuelle, morale et spirituelle. Et constater, grâce au guide incomparable qu'est Luc Ferry, combien leur compréhension est indispensable à celle du temps présent.Notes Biographiques : Philosophe et ancien ministre de l'Éducation nationale, Luc Ferry est l'auteur de nombreux ouvrages traduits dans le monde entier, dont La révolution de l'amour.
Résumé : " Par dizaines, des expressions issues de la mythologie grecque se sont inscrites dans le langage courant : une " pomme de discorde ", un " dédale de rues ", prendre le " taureau par les cornes ", toucher le " pactole ", " tomber de Charybde en Scylla ", suivre un " fil d'Ariane ", " jouer les Cassandre ", etc. Mille références endormies aux Sirènes, à Typhon, Océan, Triton, Python, Sibylle, Stentor, Mentor, Laïus, Argus, ?dipe et à tant d'autres personnages mythiques habitent encore incognito nos conversations de tous les jours. Je vous propose de les réveiller en racontant les histoires magnifiques qui en sont l'origine. Mais il y a plus. Les grands mythes ne se limitent pas à des " contes et légendes ". Ils proposent des leçons de vie et de sagesse d'une profondeur abyssale. La mythologie représente ainsi une tentative grandiose pour apporter des réponses à l'antique question métaphysique de " la vie bonne pour les mortels ". Son étude, passionnante en elle-même, constitue pour cette raison une excellente introduction à la philosophie. " Luc Ferry
Résumé : Lors d'une conférence à la Sorbonne, le 9 avril 2005, ayant pour thème "Qu'est ce que la philosophie ?", Luc Ferry définit celle-ci comme une sotériologie, c'est-à-dire une "doctrine du salut". Il entend par doctrine du salut l'ensemble des réponses proposées aux grandes questions existentielles : quel est le sens de la vie puisque nous sommes mortels ? Comment, "sauver sa peau", non en évitant la mort puisqu'elle est inéluctable, mais en vivant, pour le temps qui nous est donné, de manière satisfaisante ? Et dans ce cas, quelle est cette manière satisfaisante et comment la trouver ? La philosophie est en cela concurrente, voire adversaire des grandes religions, puisqu'elle nous invite à trouver par nous-mêmes la réponse à cette question existentielle au lieu d'accepter l'enseignement d'autorité des religions. Selon Luc Ferry, une philosophie commence à être pleine et entière lorsqu'elle s'éloigne de Dieu. Plus une philosophie est athée, plus elle correspond à la définition de la philosophie. Mais dans ce cas amputée volontairement d'une direction de pensée. La philosophie n'est donc pas seulement une réflexion critique, car la démarche scientifique par exemple requiert aussi ce type de réflexion, la philosophie n'est pas non plus seulement une rhétorique séduisante, mais bien une recherche de la sagesse.
Qu'est-ce que réussir, posséder, partager, créer ? Que signifient ces interrogations dès lors que l'on ne pose pas, avant tout, la question du sens de l'existence& c'est-à-dire le sens d'une "vie bonne" selon les Anciens. Dans cet essai, le philosophe Luc Ferry parcourt de sa plume avertie les métamorphoses de l'idée de bonheur à travers l'histoire. Il rappelle que chez les Grecs, l'idée du bonheur est inséparable d'un sentiment d'harmonie avec l'ordre du monde. Le monothéisme religieux quant à lui promet une félicité par-delà la mort. Avec la philosophie des Lumières, surgit à nouveau l'idée d'un bonheur ici-bas, ainsi qu'un humanisme de l'homme "bon". Enfin, pour ne citer que quelques exemples, la philosophie nietzschéenne exalte l'idée d'une vie individuelle, énergique et intense. Luc Ferry présente avec autant d'objectivité que de rigueur chacune de ces conceptions. Pour nous aider à mieux penser et accepter notre humaine condition. Et derrière les formes diverses du bonheur, il semblerait que demeurent quelques valeurs immuables, telles l'amour, l'action& Fort de cette magistrale (mais jamais trop savante) leçon de philosophie, le lecteur poursuivra seul sa quête. Tant il est vrai aussi, comme le souligne Luc Ferry, qu'une vie réussie est le produit de nos choix établis dans le silence de notre cheminement intérieur. Luc Ferry est aujourd'hui ministre de l'Éducation nationale. Il a publié une quinzaine d'essais philosophiques dont Heidegger et les modernes, Qu'est-ce que l'homme ? ou La Sagesse des modernes. --Denis Gombert
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.