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La Commedia dell'arte. Actrices et acteurs italiens en Europe (XVIe-XVIIIe siècle)
Ferrone Siro ; Decroisette Françoise
SUP
26,00 €
Épuisé
EAN :9791023107791
En s'intéressant à l'ampleur européenne de la commedia dell'arte du XVIe au XVIIIe siècle, Siro Ferrone renouvelle notre compréhension de cette pratique théâtrale. Arlequin, Pantalon, Pierrot, Colombine. Ces noms évoquent un monde bariolé de personnages comiques qui, depuis quatre siècles, inspirent les dramaturges, les peintres, les musiciens : le monde de la commedia dell'arte. Mais que sait-on de celles et ceux qui les ont inventés au milieu du XVIe siècle en Italie, puis les ont transformés suivant les attentes du public européen, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle ? Dépassant les clichés attachés à la commedia dell'arte, Siro Ferrone nous emmène sur les traces de ces infatigables voyageurs qu'étaient les actrices et les acteurs italiens. Leurs vies et leurs oeuvres racontent une histoire collective et familiale, celle de compagnies hiérarchisées, de mécènes, de censure, de théâtres modernes. Ils étaient chanteurs, musiciens, danseurs ; ils excellaient dans la tragédie, la pastorale, l'opéra ; ils étaient aussi des auteurs reconnus. Les actrices imposèrent un jeu raffiné et digne, source d'inspiration pour les peintres, et le répertoire de ces compagnies eut une influence décisive sur la dramaturgie de Shakespeare, Molière, Lope de Vega, Marivaux, Goldoni et Gozzi.
Résumé : Confrontés aux manifestations phobiques de l'enfant, les parents et les professionnels se trouvent désemparés et ont besoin de repères et d'outils de pensée pour ne pas ni les banaliser, ni les dramatiser. Au-delà de simples ajustements du cadre de vie, l'objectif est de trouver les leviers pour éviter qu'elles n'invalident la vie de l'enfant comme celle de son entourage. La compréhension de la structure de ces symptômes est bien souvent la condition de leur résolution. Chez le jeune enfant, les phobies, fréquemment provoquées par une situation ou un objet du quotidien, marquent des difficultés transitoires et habituelles ; elles se rencontrent dans un temps logique de structuration. Ces moments phobiques peuvent correspondre à un temps de franchissement, lorsque l'enfant quitte son statut d'objet choyé, de " petit trésor ", pour passer à un statut de sujet dans un rapport à la castration. Ils apparaissent parfois lors d'un certain engagement vers une vie " adulte " (entrée dans les étapes symboliques de la vie scolaire, choix d'études, éloignement du milieu familial, séparation amoureuse, etc.). Cet ouvrage analyse comment la phobie envahit la vie sociale des enfants et de leur entourage, comment elle met en cause les apprentissages, éprouve le rapport du sujet à la lettre (notamment chez les " décrocheurs scolaires "), élude les questions de la sexualité. Il montre les tâtonnements de l'enfant dans sa recherche d'un équilibre à trouver et propose des repères cliniques et théoriques pour soutenir la pratique des professionnels de l'enfance.
Les magnétiseurs dérangent et fascinent. Parce que leurs pratiques sont encore mal comprises, ils sont trop souvent représentés de manière caricaturale, comme des êtres proches des " sorciers " ou des faiseurs de miracles. Ou alors dénigrés par ignorance en raison des nombreux préjugés qui entourent leurs pratiques. Fruit d'une enquête journalistique, cet ouvrage lève le voile sur la nature du travail des magnétiseurs. Le magnétisme relève t-il d'un don ou se transmet-il par des techniques que vous aussi pourriez apprendre ? Quelle est cette énergie à laquelle les praticiens se réfèrent ? Que peuvent-ils soigner par magnétisme ? Quelles sont leurs limites ? Ces praticiens obéissent-ils à des règles éthiques et déontologiques spécifiques ? Comment les magnétiseurs envisagent-ils le corps humain et la maladie ? Comment se déroule une consultation ? Autant de questions auxquelles répond cet ouvrage en apportant un éclairage unique sur une pratique thérapeutique naturelle, vieille comme le monde et qui ne cessera jamais d'exister.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "