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Des amateurs dans les médias. Légitimités, autonomie, attachements
Ferron Benjamin ; Harvey Nicolas ; Tredan Olivier
ECOLE DES MINES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782356712110
Les pratiques amateur, foisonnantes et hétéroclites, restent largement méconnues, en particulier dans le domaine des médias et du journalisme, alors qu'elles représentent bien souvent une part importante des activités culturelles et sociales. Les recompositions récentes de l'espace public médiatique ont fait émerger la figure du "journaliste amateur", tantôt perçu comme le fossoyeur du journalisme professionnel, tantôt célébré comme un agent de démocratisation de l'expression publique. Cette publication entend faire avancer les connaissances empiriques et la réflexion théorique sur ce "journalisme amateur" et les pratiques de diffusion des biens culturels ordinaires par les médias. Les relations entre espaces profanes et espaces professionnels, les médiations techniques et sociales des pratiques amateur, les conditions et les effets de leur inscription dans la durée, constituent autant de points d'entrée privilégiés sur le matériau empirique diversifié de l'ouvrage : les publications alternatives en Tchécoslovaquie, un réseau de médias libres à Mexico, les correspondant locaux d'un titre de presse quotidienne régionale en France, une entreprise de production de logiciels éducatifs en Grande-Bretagne, ou encore des blogs musicaux, de cinéma ou de bande dessinée. À rebours des discours normatifs dont le "journalisme amateur" est le plus souvent l'objet dans des débats publics récurrents, les analyses proposées ici s'appuient sur une étude sociologique fine des individus et des groupes considérés, ainsi que des données de cadrage pour articuler étroitement l'étude des relations entre champs professionnels et espaces amateur, d'une part, et entre les sujets et les objets de leurs passions politiques ou culturelles, d'autre part.
Résumé : Confrontés aux manifestations phobiques de l'enfant, les parents et les professionnels se trouvent désemparés et ont besoin de repères et d'outils de pensée pour ne pas ni les banaliser, ni les dramatiser. Au-delà de simples ajustements du cadre de vie, l'objectif est de trouver les leviers pour éviter qu'elles n'invalident la vie de l'enfant comme celle de son entourage. La compréhension de la structure de ces symptômes est bien souvent la condition de leur résolution. Chez le jeune enfant, les phobies, fréquemment provoquées par une situation ou un objet du quotidien, marquent des difficultés transitoires et habituelles ; elles se rencontrent dans un temps logique de structuration. Ces moments phobiques peuvent correspondre à un temps de franchissement, lorsque l'enfant quitte son statut d'objet choyé, de " petit trésor ", pour passer à un statut de sujet dans un rapport à la castration. Ils apparaissent parfois lors d'un certain engagement vers une vie " adulte " (entrée dans les étapes symboliques de la vie scolaire, choix d'études, éloignement du milieu familial, séparation amoureuse, etc.). Cet ouvrage analyse comment la phobie envahit la vie sociale des enfants et de leur entourage, comment elle met en cause les apprentissages, éprouve le rapport du sujet à la lettre (notamment chez les " décrocheurs scolaires "), élude les questions de la sexualité. Il montre les tâtonnements de l'enfant dans sa recherche d'un équilibre à trouver et propose des repères cliniques et théoriques pour soutenir la pratique des professionnels de l'enfance.
Comment des personnes mobilisées autour de la défense d'une cause - amélioration des conditions de travail, anti-racisme, défense de l'écologie, féminisme - peuvent-elles donner une large publicité à leurs revendications ? Comment transformer ces revendications en "débats de société" ? Les groupes protestataires doivent-ils jouer le jeu des médias ou chercher à les contourner en créant leurs propres moyens d'information ? Ce manuel propose une synthèse des recherches sur la médiatisation des mouvements sociaux et les stratégies d'information et de communication des organisations protestataires. Qu'il s'agisse de mobiliser le corps et les émotions des militants, de prendre la parole en public, de faire un usage stratégique de dispositifs d'information, de produire un discours collectif, d'accéder aux médias de grande diffusion et d'en séduire les journalistes, ou de créer des réseaux d'information et de communication indépendants en ligne, le répertoire de communication des mouvements sociaux inclut des moyens diversifiés. Ces moyens peuvent être combinés entre eux et adaptés aux circonstances, mais ils demeurent inégalement distribués et maîtrisés entre les protagonistes des luttes sociales. Un livre indispensable pour comprendre les nouvelles pratiques militantes qui contribuent à politiser les discours critiques sur les médias et le journalisme et à reconfigurer les règles du jeu politique.
Les sciences sociales se sont largement attachées ces dernières années à analyser le silence des "sans-voix" . Or, elles montrent précisément que ces derniers sont bien mal nommés, au sens où leur parole, souvent considérée comme négligeable, voire discréditée, n'en a pas moins d'existence ni de vigueur.
Latortue Xavier ; Cluzel François ; Cointe Françoi
En France, le secteur du bâtiment représente 45% de la consommation totale d'énergie et près du quart des émissions totales de CO. Si les effets du changement climatique et leur incidence sur notre modèle de société ne sont plus à mettre en doute, force est de constater que la réponse du secteur n'est pas à la hauteur de l'enjeu. Ainsi, la multiplication des labels, certifications ou garanties témoignent d'un manque de concertation entre les acteurs. Cet ouvrage met en évidence l'urgence d'adopter une démarche collective, l'écoconception, en intégrant l'ensemble des solutions visant à maîtriser les impacts environnementaux des bâtiments. En analysant les pratiques de l'industrie, les verrous sectoriels et le positionnement de la recherche autour de l'écoconception des bâtiments en France, nous présentons les problématiques scientifiques émergentes qu'il est urgent de traiter. Au terme d'une étude bibliographique, d'une analyse sectorielle et d'ateliers thématiques impliquant près d'une quinzaine de professionnels du secteur, nous regroupons ces problématiques autour de trois grandes thématiques : l'évaluation de la valeur fournie, le changement d'échelle et l'implication des occupants. Fruit d'un projet de recherche collaborative entre CentraleSupélec, Vinci Construction, l'ADEME et le réseau EcoSD, ce livre doit faire émerger des collaborations de recherche et constituer un outil de réflexion pour les décideurs. Face à l'urgence environnementale, et le poids du secteur, posons les fondations de pratiques réellement durables pour les acteurs du Bâtiment.
Entre 2012 et 2019, Baptiste Coulmont et Pierre Mercklé ont tenu une chronique régulière dans le journal Le Monde. Au coeur de leur démarche : rendre compte de la sociologie telle quelle se fait aujourd'hui. Dans le foisonnement des enquêtes, ils ont choisi les plus instructives. Celles qui nous expliquent pourquoi les top-modèles ne sourient pas, quelles sont les bonnes raisons de croire au Père Noël, comment contourner l'impôt sur la fortune, ou si la participation des hommes aux tâches ménagères est un facteur de divorce. Celles qui nous montrent comment les sociologues travaillent, avec des enquêtés qui meurent, qui mentent ou qui s'insultent. Celles qui nous rappellent que nous n'avons tous ni les mêmes ressources, ni les mêmes désirs. Rassemblées pour la première fois dans cet ouvrage, ces chroniques sociologiques traversent une décennie d'enquêtes, de grandes questions sociales et de petites énigmes sociologiques. Elles nous rappellent qu'il faut de tout pour faire le monde social tel qu'il est. Et elles montrent comment les sciences sociales peuvent aider, avec les armes et les outils de l'enquête, à mieux comprendre la société, dans toute sa diversité et toute sa complexité.
Réseaux saturés en zone dense, dépendance à la voiture en zone rurale, impact environnemental local et global : tels sont les défis auxquels doit répondre la mobilité. Pour y parvenir, l'évolution de l'urbanisme et des infrastructures de transport est nécessaire, mais trop lente. En parallèle, des solutions numériques se développent de façon fulgurante et réinventent la manière de se déplacer. Ce foisonnement devient une source de complexité pour l'usager. Pour y remédier, une solution simple : combiner l'information et les titres de transport pour tous les modes utilisés sur le même trajet. On obtient alors de véritables couteaux suisses de la mobilité, appelés MaaS (Mobility as a Service). Face à l'inertie des acteurs traditionnels dans leur effort de modernisation, la tentation est grande de laisser de nouveaux arrivants faire mieux et plus vite. Le concept reste toutefois expérimental et pose encore autant de questions qu'il apporte de réponses. Cet ouvrage vise à aborder le MaaS comme révélateur des tensions au coeur des évolutions de la mobilité, au-delà des effets de mode tendant à en faire l'arbre qui cache la forêt.
Contrairement aux discours enchantés célébrant la diversité culturelle et linguistique, les langues et cultures du monde sont en constante régression. Lors de la construction des Etats-Nations, les gouvernements ont généralement considéré la palette des langues comme un obstacle, voire une menace à l'unité politique de leur pays, les interdisant ou au mieux les confinant dans la sphère privée. Quant à la mondialisation des échanges économiques ou culturels, notamment via les médias et réseaux numériques, elle a considérablement favorisé l'usage de 2 ou 3 langues internationales. Ces processus ont largement contribué à la minorisation des langues et des peuples qui les pratiquent, avec la normalisation linguistique dans les secteurs de l'éducation, de l'administration, des médias, de la justice et du commerce, souvent aussi avec la relégation ou la spoliation territoriale. Pourtant, jamais la conscience que les langues du monde constituent un richesse culturelle essentielle n'a été aussi vive tant avec l'UNESCO ou l'OIT (Organisation Internationale du Travail), ou le Conseil de l'Europe qui ont produit une série de textes et directives touchant les droits linguistiques, culturels et territoriaux des groupes minorisés. L'ouvrage "Cultures de résistance, peuples et langues minorisés " entend interroger la façon dont les Etats traitent, au sein de leur territoire national, les langues et cultures minorisées, ainsi que les modes de résistance déployés par ces peuples pour défendre leurs droits, faire reconnaître leurs idiosyncrasies et accéder à la pleine citoyenneté. Trente chercheur.e.s issu.e.s d'une quinzaine de pays du monde et d'horizons disciplinaires différents éclairent le débat avec des réponses variées, oscillant entre prises de position politiques fortes illustrant un autre rapport au monde, récits de mobilisations et mouvements de protestation contre la domination ou les discriminations, panoramas historiques de luttes ou encore expérimentations éducatives, cinématographiques ou littéraires permettant de revitaliser langues et cultures.