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Biographie et politique. Vie publique, vie privée, de l'Ancien Régime à la Restauration
Ferret Olivier ; Mercier-Faivre Anne-Marie
PU LYON
22,00 €
Épuisé
EAN :9782729708788
Les nombreuses études consacrées aux diverses formes de l'écriture biographique abordent rarement la période allant de l'Ancien Régime à la Restauration. Cette période voit pourtant l'apparition, sinon de la chose, du moins du mot biographie et les débuts d'une forte inscription politique du genre. La biographie n'est pas seulement l'élaboration d'une représentation du politique : elle peut aussi être considérée, en ce qu'elle dévoile de la vie privée de personnes publiques, comme un geste politique. Organisé en quatre parties, qui explorent successivement les modalités par lesquelles la biographie tente d'agir, d'édifier, de justifier et d'interpréter, l'ouvrage analyse les modes de représentation de personnalités comme les souverains et leur cour, de Louis XV à Louis XVIII en passant par Napoléon, les révolutionnaires (Robespierre, les feuillants, Sieyès), les savants (Franklin) ou les écrivains (Rousseau), et propose une réflexion sur l'évolution du regard qui constitue les "grands hommes". Il montre comment l'hybridation des genres conduit à une reconfiguration des modèles antérieurs et à une refondation du biographique, riches de prolongements dans les périodes suivantes.
Le temps pose des problèmes anciens : dimension fondamentale du réel à travers le changement, il apparaît aussi nécessaire qu'indéfinissable. A partir de la question de la perception, on trouvera ici posée la question du temps selon le fil directeur de l'objectivité ou de la subjectivité de nos représentations. Mais au-delà d'uns simple problème théorique, le temps met au défi les attitudes humaines : comment vaincre le temps ? Comment plénifier l'instant ? Comment se réconcilier avec la dimension de l'oubli et de la mort ? Devons nous choisir entre la sagesse pratique du stoïcisme, le désespoir ou les refuges de la mémoire ? Telles sont les questions qu'examine cet essai, rappelant ainsi que la philosophie vise à nous réconcilier avec le temps.
Pamphlets, théâtre, discours de presse, essais, ils sont souvent anonymes, parfois signés de plumes célèbres, comme Louis-Sébastien Mercier ou Germaine de Staël. Quel rapport pragmatique ces textes entretiennent-ils avec leurs lecteurs et spectateurs ? Quelles sont les incidences de la fracture révolutionnaire, avec ce qu'elle engendre de bouleversements dans la définition de l'espace public et de la manière dont y circulent les textes, sur la reconfiguration éventuelle des discours, voire sur l'invention d'une langue inédite ? Au fil des épisodes successifs de la Révolution, notamment au cours de la période de Thermidor et du Directoire, quelles figures ou quels groupes cristallisent ces haines politiques ? Comment s'orchestre l'articulation entre la logique passionnelle de la haine et la rationalité supposée du politique ?
C'est un fait, l'enseignement, et plus largement le système éducatif, constituent en France un secteur professionnel féminisé. Est-ce à dire que femmes et hommes connaissent les mêmes évolutions de carrière dans ce domaine ? C'est la question que pose Gilles Combaz dans cet ouvrage. Pour y répondre, le sociologue s'intéresse à trois fonctions : les directeurs/trices d'établissements dans le premier degré, les inspecteurs/trices du premier degré, les directeurs/trices d'établissements du second degré. Mobilisant les statistiques nationales existant sur le sujet et réalisant des entretiens complémentaires pour affiner son propos, Gilles Combaz scrute ces postes à travers trois thématiques clés : le recrutement, la mobilité, l'avancement. Ses conclusions sont claires : au-delà d'une féminisation réelle des fonctions d'encadrement de l'éducation nationale et si, en deux décennies, les écarts se sont considérablement réduits, des inégalités demeurent cependant entre femmes et hommes dans l'accès aux postes à responsabilités et dans le déroulement des carrières. Toute l'analyse de Gilles Combaz vise à révéler comment sont produites ces inégalités.