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La ruine de la civilisation antique
Ferrero Guglielmo ; Biancotto Bernard
BELLES LETTRES
13,50 €
Épuisé
EAN :9782251450483
Dans La Ruine de la civilisation antique, publié après la Première Guerre mondiale, le grand historien et intellectuel italien Guglielmo Ferrero conduit son lecteur à prendre du recul vis-à-vis de l?histoire contemporaine par une relecture en profondeur de la Rome antique, au moment de sa chute. Par ce détour, Ferrero analyse les mécanismes politiques et culturels à l?oeuvre dans le temps long d?une histoire politique occidentale qui est avant tout celle de la civilisation européenne.Cet usage de l?histoire comme d?une lanterne éclairant le temps présent n?a rien perdu de son actualité et de sa finesse. Relire Ferrero aujourd?hui dans la crise que nous traversons, c?est écouter un européen convaincu, qui écrivait déjà que l?Europe se sauverait ou périrait tout entière et que, dans la bascule entre ces deux avenirs, la question de la forme des régimes politiques et de leur sincérité au regard des principes européens n?est pas anecdotique mais centrale.Table des matières : Introduction de Bernard BiancottoI. Les causes profondesII. La crise du troisième siècleIII. Dioclétien et la réforme de l?empireIV. Constantin et le triomphe du christianismeV. Au IIIe et au XXe siècleNotes Biographiques : Guglielmo Ferrero est né en 1871 en Italie et mort en 1942 en Suisse où il était en exil depuis 1929. Après la publication de sa synthèse sur la Rome antique (Grandeur et décadence de Rome, 6 volumes, 1902), il est appelé dans le monde entier pour donner des conférences qui le mènent jusqu?aux États-Unis à l?invitation du Président Théodore Roosevelt. Historien de la Rome antique, il l?est aussi de la Révolution française sur laquelle il écrit notamment Bonaparte en Italie (1796-1797) et Reconstruction : Talleyrand au Congrès de Vienne (1814-1815) parus en France respectivement en 1936 et 1940.
Résumé : Impression en "gros caractères". Extrait : "Le 23 juillet 1914, l'Autriche-Hongrie remettait à la Serbie la note qui a provoqué la guerre. Cette note produisit l'impression la plus profonde dans toute l'Europe. Elle sembla très grave non seulement par les demandes qu'elle contenait, mais aussi par le délai extrêmement court qu'elle concédait à la Serbie pour y répondre."
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Cet ouvrage a pour but de présenter, sur un mode accessible et synthétique, les mondes grecs du IIe millénaire au IVe siècle av. J. -C. . Il s'agit de revenir sur les inflexions chronologiques majeures de cette période, à savoir l'époque minoenne et mycénienne, la Grèce archaïque et la Grèce classique, qui s'achève sur la montée en puissance macédonienne et les conquêtes d'Alexandre. L'approche chronologique des quatre parties du manuel est complétée par des synthèses thématiques attendues (ainsi une présentation de la religion grecque polythéiste, un développement sur l'économie des cités ou les Jeux Olympiques) mais aussi par des chapitres prenant en compte les dernières recherches menées en histoire ancienne, notamment sur la question de la citoyenneté et de la parenté dans les mondes grecs. Plusieurs dossiers feront l'objet d'un commentaire ou d'une dissertation, afin de présenter aux étudiants en formation les deux exercices fondamentaux de l'historien : le travail sur les sources et l'exigence de la synthèse argumentée.
La période classique (Ve-IVe siècles) est la plus célèbre de l'histoire de la Grèce, la plus célébrée aussi. Elle a exercé une véritable fascination sur les siècles suivants grâce aux témoignages littéraires, architecturaux ou artistiques qu'elle a laissés à la postérité. Cette fascination n'est pas allée sans distorsions des réalités contemporaines, moins aisées à comprendre qu'il n'y paraît au premier abord. L'importance et le poids d'Athènes durant ces deux siècles a en effet occulté la diversité du reste du monde grec, tandis que l'appropriation par les civilisations occidentales du "miracle grec" a contribué à donner à cette période l'image d'un apogée dans tous les secteurs de la civilisation. De fait, de Marathon à Chéronée, de Miltiade à Démosthène en passant par Périclès, Hérodote, Thucydide, Eschyle, Sophocle, Euripide, Aristophane, Phidias, Praxitèle, Platon ou Aristote, c'est Athènes qui semble fournir le fil conducteur à l'histoire, donner le ton à la civilisation du temps et préciser le cadre d'un éternel grec, dans ses réussites comme dans ses échecs. Mais Athènes n'est pas la Grèce et la vision idyllique d'un monde est ici discutée et partiellement remise en cause, au travers des événements, mais aussi des grands domaines de l'histoire (politique, société, culture, religion), pour aboutir à des conclusions plus nuancées sur une période qui demeure extraordinaire.
Résumé : Au début du Ve siècle av. J.-C., Athènes est le centre intellectuel le plus vivant du monde grec et le lieu de naissance de la démocratie. Claude Mossé examine ici ce que signifiait être citoyen à Athènes, la façon dont l'égalité politique revendiquée s'articulait aux inégalités sociales, le fonctionnement de la vie politique et les éléments qui contribuèrent à modifier ce fonctionnement - entre autres, la guerre, facteur de transformation économique (financement) et sociale (guerre civique, mercenariat, etc.).
La Grèce antique imprègne notre culture. Notre langue en est le reflet, riche de mots comme "démocratie", "théâtre", "histoire" à l'étymologie grecque, nos références aussi qui renvoient si souvent aux mythes, aux savoirs mathématiques, à la philosophie de cette période. Mais cette "culture grecque" est la plupart du temps lacunaire, voire fautive, et pour appréhender le monde des Grecs anciens, bien d'autres mots, moins familiers, racontent plus et mieux ces sociétés. "D'acropole" à "Zeus", en passant par "dokimasie" ou "Pythagore", en 100 mots, cet ouvrage propose autant de portes d'entrée pour découvrir une période historique exceptionnelle et éclairer ce que nous portons de la Grèce aujourd'hui.