Des livres pour vivre Bibliomanie, bibliophilie, bibliophagie: autant de caractéristiques d'une passion effrénée qui a littéralement conditionné la vie de l'auteur, dévorant les livres dont la disparition programmée - mais toujours différée - occupe une place importante dans ses réflexions. Cette histoire personnelle du livre est aussi un plaidoyer pour faire retrouver aux jeunes le plaisir de la lecture, rendre à l'étude sa signification originelle et étymologique de studium, c'est-à-dire d'amour, de passion, d'aventure. Ce goût du livre s'avère d'autant plus essentiel que les nouvelles technologies de la communication et la globalisation menacent de substituer le sentiment d'être connecté au monde à la connaissance de soi. Biographie de l'auteur Franco Ferrarotti occupa, en 1961, la première chaire de sociologie en Italie, à l'Université de Rome "La Sapienza" dont il est professeur émérite, et fonda La critica sociologica, revue dont il reste le directeur. Lauréat de multiples distinctions scientifiques, il a enseigné en Europe et en Amérique et est l'auteur de nombreux ouvrages portant notamment sur les questions du pouvoir et de la stratification sociale, de la citoyenneté et du multiculturalisme, comme en atteste L'Énigme d'Alexandre. Rencontres de cultures et progrès de la civilisation paru à La Lettres volée en 2004.
Ferrarotti Franco ; Balandier Georges ; Modak Mari
Précurseur lors de sa première publication, en traduction française, de 1983, cet ouvrage demeure une référence trente ans après. Et ce qu'écrivait Georges Balandier dans sa préface à l'édition originale est toujours aussi pertinent : "Le présent ouvrage (...) donne une assise théorique à une méthode - celle des biographies - qui se situe désormais dans un champ épistémologique en complet bouleversement. Il considère la relation de l'Histoire aux multiples histoires individuelles...".
Susca Vincenzo ; Abruzzese Alberto ; Ferrarotti Fr
Onze ans ont passé depuis la scandaleuse arrivée de Silvio Berlusconi dans la politique italienne. Mais en y regardant de plus près, on s'aperçoit que l'ombre du Cavaliere a accompagné l'histoire de la démocratie italienne au cours des vingt-cinq dernières années. Son succès témoigne de la compréhension tardive, par les classes politiques et intellectuelles, de ce qu'est la culture de masse et de ce qui se cache derrière. Berlusconi a gagné parce qu'il a su incarner momentanément les désirs du peuple, des consommateurs et des téléspectateurs, communément considérés comme des barbares par l'intelligentsia. Berlusconi marque le passage fatal de la politique-spectacle à la politisation du spectacle, des médias comme objet aux médias comme sujet du pouvoir. Ce livre est une tentative d'interprétation de ce phénomène politique à la lumière de la sociologie de l'imaginaire. Sa trame amène le lecteur à réfléchir aux conséquences politiques de la postmodernité et à comprendre leur lien avec les élaborations de l'imaginaire collectif. Dans ce cadre, Berlusconi ne représente qu'une forme transitoire et éphémère d'une politique qui, avec l'avènement de la culture digitale promet de se transformer en des formes inédites.
Goldberg André ; Rozenberg Dominique ; Naron Steph
Réédition actualisée par les historiens de la Fondation Auschwitz de ce livre paru initialement en 1995 et désormais accompagné d'un livret pédagogique conçu par la Fondation Auschwitz. Ce projet éditorial, porté par un photographe et une sociologue, est né d'un sentiment d'urgence face à la disparition des derniers témoins directs de ces évènements tragiques. Leur ambition consistait à tenter, avec humilité et simplicité, d'écouter ce que ces témoins avaient à dire aux générations montantes et futures et à rendre la dignité des traits de ces acteurs de notre mémoire collective. au sentiment d'urgence est venu s'ajouter l'inquiétude face à la montée en puissance de l'extrême-droite, au révisionnisme, aux épurations ethniques et à toutes les formes de racisme, de refus et de haine de l'autre qui semblent à nouveau dévorer la planète.