Au coeur de ce projet impressif se dessine une trame-way nommée désir de transmission et de dialogue des arts. Dialogue des photographes Marie-Michelle Leandriet Alain Sauvanet les trois poètes Ceccè Ferrara, Ceccè Lanfranchi, Saveriu Valentini. Loin de se cantonner à cet écho poétique qui réfléchit chaque cliché sur le miroir des pages, Brandali s'attache à tordre le réel. Dans ce sanctuaire atemporel, tellurique et végétal, les images se sont animées soufflant sur le sacré une distorsion contemporaine salvatrice. Morcelé, distendu, dissocié, grillagé, filtré par le graphiste et plasticien Timothée Comte,le regard photographique ainsi repensé nous fait pénétrer une quatrième dimension surréaliste pour s'émanciper du muséal et souffler une brise d'imaginaire sur le recueil.
Maria Leandri a interprété le répertoire sacré et profane corse tout au long de sa vie. À partir des années 1980 et jusqu'à sa disparition elle collabore à de nombreuses émissions télévisées et radiophoniques et de films (detti e pruverbii, ditte a vostra, l'île sur le feu de Daniel Peressini, veghja di Petru Mari?) sur le thème de la langue et de la culture corse. Elle publiera prés de 70 textes dans la revue u Taravu dirigée par Rinatu Coti. Elle collaborera à plusieurs thèses et maîtrises d'étudiants en langue corse de l'université de Corte.
L'ENSEIGNEMENT DE LA SYNONYMIE A L'ECOLE PRIMAIRE : ETAT DES LIEUX ET RECHERCHES INNOVANTES POUR UNE ARTICULATION ENTRE ENSEIGNEMENT DU LEXIQUE ET PRODUCTION ECRITE Résumé : La contribution se propose de situer l'enjeu, la place et le statut de l'enseignement de la synonymie à l'école élémentaire. Elle rappelle tout d'abord son statut dans les programmes actuels de l'école primaire et du collège. Elle présente ensuite rapidement les pratiques dominantes, à travers l'analyse de quelques extraits de manuels de cycle 3 d'école primaire (élèves de 9 à 11 ans) et de sixième de collège. Cet enseignement traite les différentes relations sémantiques de manière juxtaposée et atomise les contenus de l'en- seignement du lexique, en laissant peu de place au réemploi des unités lexicales enseignées. En contraste avec ces pratiques, sont présentées des activités innovantes, mises en oeuvre dans une vingtaine de classes de cycle 3 d'école primaire, dans le cadre d'une recherche collaborative. La séquence conçue s'attache à l'articulation entre enseignement du lexique et production d'écrit et propose aux élèves des activités d'observation de discours, textes littéraires, notamment albums de littérature de jeunesse, et des activités de catégorisation d'unités lexicales de sens proches, ici des verbes de déplacement, pour les aider à en explorer et à en expliciter les conditions d'emploi et les constructions syntaxiques. Nous analyserons quelques exemples de classifications proposées par des élèves de 9 ans et le traitement qu'en propose l'enseignant. LA TRADUCTION EN ITALIEN DE "UNE MARTYRE" DE LEON BLOY SYNONYMIE, CITATION : DU LEXIQUE A L'INTERTEXTE Résumé : On se propose dans cet article d'aborder la question de la synonymie sous un angle particulier, celui de la traduction, considérée comme une forme de citation. Ceci implique l'examen de la pluralité de voix qui peuvent se faire entendre dans un texte, en particulier quand elles appartiennent au narrateur et à des personnages très individualisés mais aussi relèvent de l'intertextualité. Ces questions sont examinées à propos de la traduction en italien de la nouvelle de Léon Bloy "Une martyre" . LE TRAITEMENT LEXICOGRAPHIQUE DE LA SYNONYMIE A L'AIDE DE LA LINGUISTIQUE DE CORPUS : LE CAS DE PROFIT ET DE SES SYNONYMES Résumé : Dans cette étude nous nous occuperons du traitement des quatre premiers mots de la liste de synonymes du substantif profit proposée par le dictionnaire électronique des synonymes. Nous chercherons à désambigüiser chaque synonyme à l'aide des critères empruntés à la linguistique de corpus, notamment ceux de collocation et de colligation et nous mettrons en évidence comment la présentation des contextes d'emploi des mots dans les dictionnaires peut aider le locuteur à choisir le mot juste. CHARLES BALLY ET LA SYNONYMIE, OU "LA COMMUNAUTE D'USAGE" D'ABORD Résumé : Dans cet article, est analysée la place faite à la synonymie dans le cadre de la stylistique de Charles Bally à partir du Précis de stylistique (1905) et du Traité de stylistique française (1909), ainsi que d'autres travaux posté- rieurs. Nous montrons que la synonymie est envisagée aussi bien comme prin- cipe linguistique que comme "technique" d'apprentissage apte à dépasser le clivage traditionnel entre vocabulaire et grammaire. Qui plus est, les distinc- tions synonymiques sont expliquées à partir d'un certain nombre de paramètres de variation qui font ressortir l'inscription sociale de l'activité langagière et contribuent à situer la stylistique sur ce même terrain. En parallèle, nous mettons en regard le traitement de ce phénomène avec les traditions synonymique et lexicographique françaises, ainsi qu'avec les principes saussuriens, ce qui permet d'apprécier la rupture de la nouvelle discipline par rapport aux domaines limitrophes et la relative autonomie des vues de l'un des premiers représentants de l'Ecole de Genève par rapport à la pensée de Ferdinand de Saussure. LE REGIONALISME LINGUISTIQUE PEUT-IL ETRE UN SIMPLE SYNONYME ? Résumé : Désireux de fournir une description qui soit la plus large possible des usages de la langue française, le Petit Robert offre une ouverture intéressante à la variation lexicale hexagonale. Notre contribution analyse la place et le rôle que joue dans ce dictionnaire l'introduction de régionalismes sous la forme de simples synonymes. "LA TRISTITUDE CA N'EXISTE PAS" . SYNONYMIE ET VALEUR DIFFERENTIELLE DU SUFFIXE -(I)TUDE Résumé : Dans une réflexion sur la synonymie, la question du sens attri- buable aux suffixes fait l'objet de débats. On considère habituellement que leur concurrence pour une même opération catégorielle et le rôle de l'usage, dans son arbitrarité, pour déterminer la forme du dérivé, manifestent leur indifférenciation sémantique. Cette position paraît confirmée par la réception des néolo- gismes issus d'un changement de suffixe. Taxées de barbarismes par le public, ces créations sont rejetées au nom de leur inutilité et de l'ignorance qu'elles manifesteraient. Michel Arrivé a ainsi suivi en son temps l'accueil du célèbre bravitude de Ségolène Royal. Le goût de l'épilinguistique développé dans les médias après bravitude est à la source de créations ludiques ultérieures. Une chanson mise en ligne en 2011, "La Tristitude" , s'emploie à définir le nou- veau concept en décomposant ses éléments de formation. Une spécificité du suffixe -(i)tude par le sens autant que par la forme s'y dessine à travers les associations mémorielles entre substantifs concernés et la prise en compte de valeurs aspectuelles de l'affixe. La prégnance sémantique du substantif atti- tude dans un mode de formation néologique proche du mot-valise ajoute sa valeur propre. Cette différenciation sémantique de tristitude par rapport à tris- tesse n'est pas pour autant le gage de son adoption, strictement cantonnée pour l'instant à la connivence autour de la chanson.
Les Editions Kifadassé ont vu le jour pour soutenir le projet éditorial " Si l'opéra m'était dessiné... " qui propose, en format de luxe, une collection de bandes dessinées dédiée à un choix sélectif de grands chefs d'oeuvres de l'opéra, s'adressant tant aux mélomanes qu'aux personnes désireuses d'accéder de manière ludique à cet univers. Pour chaque volume correspondant à un titre du répertoire, la mise en images s'est appuyée sur une documentation iconographique rigoureuse, respectant en outre les conventions liées à un lieu ou une époque déterminées par le livret. Lorsque le texte original était en français, les auteurs ont dû parfois l'adapter légèrement
Le rêve est toujours apparu à l'être humain comme une énigme à résoudre ou un mystère à partager. Aujourd'hui, les réseaux sociaux et les forums de discussion en ligne offrent autant d'espaces où chacun peut livrer les péripéties de sa vie onirique et espérer trouver un destinataire qui saura lui en donner la clé. On trouvera réuni ici un recueil de récits de rêves glanés sur Internet. Ces récits ont été choisis pour leur humour, pour leur poésie, pour leur capacité à nous ouvrir des horizons ou à nous plonger dans des univers tantôt merveilleux, tantôt inquiétants. Des photographies, qui ont en commun de laisser deviner un "ailleurs" , accompagnent ces écritures anonymes, invitant à de nouveaux parcours imaginaires. Images et récits pourront ainsi servir les unes aux autres de bain rêvélateur.
Cinquième Salve de la Revue Grosse Victime. L'art de notre époque doit ressembler à un porno amateur Il doit te victimiser avec des images violentes et sales comme si dieu s'était torché avec. Et puis en même temps, il doit être gentil et bien mignon mais bien sûr parce qu'il prépare une nouvelle ânerie. Toujours il confesse le diable pour lui piquer des idées, il est du côté du mal, évidemment, même si l'artiste qui le crée est un petit ange aux mains potelées.
Résumé : Ce poème graphique du voyage imaginaire d'un personnage rongé par l'obsession de fuir, de s'évader. S'évader, cet homme ne pense qu'à ça. Sait-il d'où il veut s'évader, de quoi ? Se croit-il capable de s'accepter autrement qu'en fuite ? Peut-être a-t-il toujours voulu fuir, son enfance, sa famille perdue dans une ville industrielle en faillite. Mais qui est-il ? Que veut-il, que peut-il comprendre de ses expériences douloureuses, de ses échappatoires dérisoires, de ses évasions toxiques ? Il semble s'évader d'une prison, d'un labyrinthe, de cauchemars. Que cherche-t-il ? Un monde qu'il pourrait enfin accepter ? Mais ce monde existe-t-il ? André breton débute Nadja par " qui suis-je ? ", mon personnage se demande " que fuis-je ? " ce qui revient peut-être Au même. Alors que les aventures d'Alice au pays Des merveilles nous entraînent dans un monde Merveilleusement déraisonnable, cette fiction est la quête déraisonnable d'un homme à sa recherche.
Cet ouvrage fut conçu et réalisé à quatre mains dans l'atelier du peintre, entre automne 2018 et hiver 2019. Instants en liberté avec un pinceau, un bambou, une plume. Rêve et divertissement, sur un rythme croisé pour la composition.