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L'Europe contre l'Europe. Appel à une nouvelle génération européenne
Ferrand Olivier
HACHETTE LITT.
18,05 €
Épuisé
EAN :9782012378292
Aujourd'hui, l'Europe ne se heurte plus à la coalition des souverainismes, mais d'abord à elle-même. Ce sont les partisans de l'Europe qui pourraient bien en être les principaux fossoyeurs. En théorisant la "méthode Monnet", permettre l'avènement de l'Europe politique par la construction de l'Europe technique, les Européens les plus convaincus n'ont-ils pas fait reculer l'objectif final au lieu de s'en rapprocher? Telle est la thèse paradoxale que soutient ce livre, qui montre comment l'Europe s'est construite au prix du dérèglement technocratique et du déficit démocratique, comment la Commission européenne se dérobe à tout contrôle politique démocratique et théorise le gouvernement des experts, comment les politiques européennes méconnaissent le coeur de l'identité européenne, son modèle social et ses services publics. L'Europe d'aujourd'hui se dresse contre l'Europe de demain. Elle menace de se diluer en une grande Suisse, qui sortirait de l'histoire. Elle pourrait muter, avec la dynamique de l'élargissement, en préfiguration d'une communauté mondiale des démocraties. Le mythe de l'Europe fédérale est-il mort? Il y a un nouvel espoir. Le Parlement européen, le seul organe proprement démocratique de l'Union européenne, a désormais les moyens d'un "coup de force" politique. A lui d'agir. A nous, la nouvelle génération européenne, de le mandater pour sortir l'Europe de l'ornière.
Pour découvrir et comprendre l'importance d'un patrimoine imprimé éphémère. Les éphémères imprimés forment une part importante de notre culture visuelle. Affiches, tracts, cartes postales, prospectus : non seulement tous ces documents produits en masse depuis le XIXe siècle sont abondamment illustrés, mais leur efficacité même est tributaire d'un certain usage - politique, commercial, artistique - de l'image. Comment se déploie l'inventivité technique des éphémères illustrés ? Quelles relations établissent-ils entre textes et images ? Quelles fonctions occupent-ils dans les pratiques sociales d'une époque ? Quelles sont les valeurs, les représentations voire les fétichisations qui s'attachent à ces documents ? Telles sont quelques-unes des questions traitées dans ce volume, qui réunit des conservateurs d'institutions patrimoniales (musées, archives, bibliothèques) et des chercheurs de disciplines différentes (études littéraires, histoire de l'art, histoire culturelle ou politique, graphisme), afin d'aborder les éphémères dans toute la richesse de leur prisme.
La gauche sombre chaque jour davantage dans les querelles intestines et les égoïsmes de clocher. Pour surmonter ces divisions, rien ne sert de condamner les ambitions personnelles ou d'appeler à la vertu: la compétition pour le pouvoir n'est pas une anomalie de la vie politique, mais son moteur ordinaire. Le tout est de l'organiser démocratiquement pour qu'elle ne tourne pas à la guerre permanente de tous contre tous. Une procédure électorale simple et ouverte s'impose aujourd'hui pour sortir de cette impasse: la primaire. Elle permettra aux hommes et femmes de gauche de désigner directement leur candidat à la prochaine élection présidentielle, sur la base du projet politique qu'il défend. Elle portera avec elle un profond renouveau démocratique. Biographie de l'auteur Olivier Fernand est président de la fondation progressiste Terra Nova. Arnaud Montebourg est député de Saône-et-Loire, secrétaire national à la rénovation du parti socialiste.
Résumé : Durant un siècle, de 1801 à 1905, l'Eglise de France a vécu sous le régime du Concordat conclu entre Bonaparte, Premier consul, et le pape Pie VII. Ce Concordat faisait des prêtres français des fonctionnaires du culte, salariés, dépendant étroitement de leur évêque et de l'administration. Et cependant, jamais le clergé français n'a été aussi nombreux : 140000 jeunes gens ordonnés en un siècle. Qu'est-ce qui a pu pousser tant d'adolescents, en majorité des fils de paysans, à franchir le seuil des séminaires ? La sécurité attachée à un traitement fixe et assuré ? Une promotion sociale incontestable ? Certainement. Mais aussi l'attrait du service de Dieu et des âmes, la réalisation d'une haute vocation. L'exercice de cette vocation, au cours du XIXe siècle, est rendue de plus en plus malaisée par la formidable mutation économique, sociale, idéologique, religieuse qui fait que la France républicaine et logique de 1905, avec ses 4 millions de travailleurs industriels, est très différente de la France de 1801, dont les campagnes surpeuplées vivaient encore selon un rythme ancien, auquel l'existence du prêtre était accordée. A travers la vie quotidienne du prêtre français au XIXe siècle, c'est toute une nation qu'on voit évoluer, c'est la France profonde qu'on entend respirer, une France à la fois très éloignée et très proche de nous. Pierre Pierrard Né à Roubaix, Pierre Pierrard est professeur honoraire à l'Institut catholique de Paris. Après avoir soutenu une thèse de doctorat sur La Vie ouvrière à Lille sous le Second Empire, il a orienté ses recherches et ses travaux vers une meilleure connaissance des courants sociaux et religieux contemporains. Chroniqueur à La Croix président de l'Amitié judéo-chrétienne de France, il a reçu le Grand Prix catholique de littérature en 1984 pour son livre : l'Eglise et les ouvriers en France, 1840-1941 (Hachette-Littérature). Il est également l'auteur d'une Vie quotidienne dans le Nord au XIXe siècle.
Si l'on se souvient que le ministère de la Santé a été créé en 1930 seulement et qu'à l'origine les hôpitaux servaient davantage à exécuter des mesures de police qu'à assister les indigents, on voit se dessiner une vie quotidienne des hôpitaux au XIXe siècle qui n'a guère de rapport avec celle que nous leur connaissons aujourd'hui. Etrange siècle qui débute par l'entassement des malades dans les salles communes, au mépris de l'hygiène la plus élémentaire, et se termine par les découvertes de Pasteur. Car c'est dans les hôpitaux du siècle dernier que s'opère la grande révolution médicale, non sans soubresauts, et il reviendra aux nouveaux médecins, et plus encore aux nouveaux chirurgiens, de transformer ces lieux de charité en laboratoires modernes de la science. Parallèlement, l'hôpital va assurer de plus en plus la fonction d'enseignement de la médecine et, grâce à la création des concours d'internat et d'externat, garantir aux malades la compétence de leurs médecins. Juristes, anciens élèves de l'Ecole nationale de la Santé publique, Serge Borsa et Claude-René Michel appartiennent l'un et l'autre à l'administration hospitalière de la région marseillaise, ce qui leur a permis d'accéder à de nombreuses archives jusque-là inexploitées.
Le temps du Front populaire, en France, c'est une période de 1000 jours... 1000 jours d'un combat incessant opposant dans la rue, à l'usine, au bureau, les militants luttant pour "le pain, la paix, la liberté", aux nostalgiques du 6 février, dont certains déjà regardent avec envie du côté de l'Allemagne et de l'Italie. 1000 jours exaltants, dominés par l'explosion sociale de juin 1936, le vote d'un ensemble de réformes sans précédent dans l'histoire de la France, la conquête du droit aux loisirs et les étapes d'une véritable révolution culturelle. Mais 1000 jours décevants aussi — et parfois angoissants — marqués par le drame espagnol, le suicide de Roger Salengro, la fusillade de Clichy, les crimes et les provocations de "La Cagoule", l'action conjuguée de toutes les forces hostiles et la victoire, finalement, de la plus puissante d'entre elles : l'argent. Soucieux de respecter la règle du jeu de cette Collection, Henri Noguères a résisté à la tentation d'écrire une histoire du Front populaire pour s'efforcer de faire revivre, dans ses multiples aspects, la vie et les préoccupations quotidiennes des Français au cours de cette période si actuelle sur tant de points.
Georges Charachidzé poursuit ici un dialogue entrepris il y a plus de trente ans avec Georges Dumézil et son oeuvre. Spécialiste du Caucase et comparatiste, l'auteur s'attaque à des problèmes que Dumézil qualifiait d'"étranges" et de "redoutables''. Le système trifonctionnel - la religion, la guerre, l'économie -, propre à l'univers indo-européen, peut-il être utilisé par des groupes étrangers aux langues indo-européennes ? Etendant son enquête au-delà des oeuvres littéraires étudiées par Dumézil, l'auteur analyse les religions du Caucase et fait cette découverte surprenante : pour comprendre et manier le dispositif mental des trois fonctions, il n'est nul besoin de l'avoir hérité de ses ancêtres. En effet, les indigènes caucasiens ont su préserver le système mieux que les Indo-européens auxquels ils l'avaient emprunté. Chemin faisant, on rencontre des figures singulières : Sainte-Marie, qui veille à la régulation des naissances ; Kviria, un dieu féministe au royaume de la misogynie ; l'étrange génie de la Petite-Vérole qui est, selon les cultes, mâle ou femelle, chrétien ou musulman. Enfin, dans ce livre qui renouvelle les études sur le Caucase, Georges Charachidzé ressuscite les Alains, ces bandes barbares qui terrorisèrent l'Empire romain et dont on croyait la religion perdue.