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Tribulations d'une sociologue. Quarante ans de sociologie
Ferrand-Bechmann Dan
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782296062559
Dan Ferrand-Bechmann est présidente de l'association française de sociologie et professeur à l'Université de Paris 8. Cet ouvrage évoque de manière chronologique son parcours depuis l'Université de Nanterre en 1968, puis celle de Grenoble II, où elle a été pionnière dans des formations de politique sociale. Elle parle des sociologies et des sociologues qu'elle aimait et ceux qu'elle aimait moins. Elle décrit ensuite ses missions et son activité dans des ministères, en particulier avec Bernard Kouchner. Son doctorat d'Etat sur le phénomène bénévole en 1991, a contribué à initier une sociologie des associations et de l'engagement. Elle raconte avec humour ses recherches et ses tribulations dans les quartiers en difficulté, où elle a mené des travaux et des recherches originales en particulier en Corse, à la Réunion puis en Polynésie. Intransigeante sur les buts de la sociologie et sur le public qu'elle doit viser, elle défend le rôle des sociologues académiques mais aussi celui des praticiens et des professionnels et plaide pour le développement de la discipline et de la profession. De son propre aveu, elle n'aurait jamais pu faire autre chose que de la sociologie.
Biographie de l'auteur Dan Ferrand-Bechmann est professeur de sociologie émérite à l'Université de Paris VIII Saint-Denis. Elle a dirigé récemment l'ouvrage collectif Violences et société chez DDB.
Les textes présentés dans cet ouvrage parlent de la participation, de l'entraide et des solidarités dans 7 pays : France, Canada, RFA, Brésil, Israël, Espagne et USA. Même dans les quartiers les plus en difficulté, les habitants s'organisent et s'entraident. Les formes d'organisation diffèrent : coopératives, associations traditionnelles, groupes d'entraide, action et développement communautaire, entraide de voisinage. Les participations des habitants trouvent des modes de légitimité et d'expression différentes tenant à la fois aux modèles de sociabilité mais aussi à la résistance ou au soutien qu'ils peuvent rencontrer. Le rôle de l'Etat, des pouvoirs locaux, des associations, des propriétaires des logements, des professionnels et des bénévoles du social, de l'urbain, du culturel... structurent des attitudes et des réactions positives ou négatives. La participation et la solidarité demandent des médiations, des écoutes et des formes de reconnaissance. Pourtant, elles s'expriment et se développent dans des conditions difficiles, dans des friches comme dans des lisières plus accueillantes où elles s'enracinent et se développent. Les citoyens les plus défavorisés deviennent des acteurs, se mobilisent et rebâtissent leurs villes et leurs vies.
Pourquoi écrire sur les tours et surtout un immeuble de grande hauteur ? Pour décrire la manière dont on y vit en se référant à la parole de ses habitants et à des archives. On connaît les détails des circuits d'eau, de téléphone, d'électricité, d'ascenseur, de chauffage, etc., mais pas celui des relations entre les habitants ni de la manière dont ils voient et ressentent ce voisinage "vertical ". Les voisins nous sont donnés, on ne les choisit pas, mais l'ambigúité et le paradoxe de "l'habiter" dans un grand immeuble est que peut-être l'on vise à l'anonymat et au "chacun chez soi". Il n'y a pas tant d'immeubles de plus de 330 appartements dans Paris et peu d'écrits de sociologues sur les "villages en hauteur". La vie dans une tour, l'entretien avec l'architecte qui en a construit, il y a 50 ans, la description de son architecture et du quartier et la lecture de romans terrifiants sur des villes effrayantes et leurs tours en folie, nourrissent ce travail. On y trouve aussi une discussion sur des thèmes centraux en sociologie urbaine comme ceux du don, de l'entraide et des solidarités, Les médias parlent davantage des grands ensembles de quartiers en difficulté que des tours "bien tenues" et de bons voisinages relativement rares à Paris.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.