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Oeuvres complètes Psychanalyse. Tome 4, 1927-1933
Ferenczi Sandor
PAYOT
38,00 €
Épuisé
EAN :9782228881562
Médecin psychiatre d'origine hongroise, Sandor Ferenczi (1873-1933) ne rencontra vraiment la psychanalyse qu'en 1907. Proche de Freud et pionnier de cette nouvelle thérapie, il exerça son talent d'analyste à Budapest où il eut comme patients Mélanie Klein et Ernest Jones. Les textes rassemblés dans ce premier volume des Oeuvres Complètes correspondent à la période où Ferenczi découvre la psychanalyse en même temps qu'il s'y engage, à la fois en théoricien (articles sur l'inconscient, la pédagogie, la philosophie) et en clinicien (articles sur l'éjaculation précoce, l'impuissance, la paranoïa...). Le génie analytique de Ferenczi fait très vite de lui un créateur : il invente l'"introjection" (Transfert et Introjection, 1909), notion qui sera reprise par Freud. Dans son style comme dans ses sujets de préoccupation, la pensée de Ferenczi est toujours originale et stimulante. Elle mérite d'être connue du point de vue de l'histoire de la psychanalyse mais aussi pour ses intuitions cliniques d'une extrême fécondité. --Emilio Balturi
Avec la sensibilité particulière qu'il avait à l'égard des souffrances de l'enfant, Ferenczi n'a eu de cesse de retrouver, enfoui dans l'adulte, l'enfant blessé, traumatisé qu'il a été. Comment le ramener dans la séance? Comment l'entendre? Comment le traiter? Si Freud a révélé la part de l'infantile toujours active dans la vie psychique de l'adulte, c'est bien Ferenczi qui a développé cette idée jusque dans ses aboutissements les plus ultimes, montrant combien ces parties infantiles ne cessent d'orienter et d'animer l'existence.
Résumé : Pourquoi le nouveau-né, en buvant du lait, dévore- t-il ses ancêtres ? Comment notre corps s'est-il adapté pour pouvoir "matérialiser" des désirs refoulés, par exemple quand nous rougissons ? Nos organes ont-ils une "personnalité" ? Et nos pulsions, sont-elles des vestiges de l'évolution ? De Thalassa (1924), Freud disait que c'était " la plus hardie des applications de la psychanalyse qui ait jamais été tentée ". Convoquant la biologie, l'histoire naturelle, l'embryologie, la physiologie à la lueur de la psychanalyse, Ferenczi propose en effet une plongée au plus profond de nous-mêmes, à la recherche d'un "inconscient biologique" qui survivrait en nous depuis la nuit des temps, inscrit dans notre corps et nos gestes, et qui se manifesterait dans certains cas, lorsque nous tombons malades, que nous faisons l'amour, ou que nous dormons.
Pourquoi le nouveau-né, en buvant du lait, dévore-t-il ses ancêtres ? Comment notre corps s'est-il adapté pour pouvoir "matérialiser" des désirs refoulés, par exemple quand nous rougissons ? Nos organes ont-ils une "personnalité" ? Et nos pulsions, sont-elles des vestiges de l'évolution ? De Thalassa (1924), Freud disait que c'était "la plus hardie des applications de la psychanalyse qui ait jamais été tentée". Convoquant la biologie, l'histoire naturelle, l'embryologie, la physiologie à la lueur de la psychanalyse, Ferenczi propose en effet une plongée au plus profond de nous-mêmes, à la recherche d'un "inconscient biologique" qui survivrait en nous depuis la nuit des temps, inscrit dans notre corps et nos gestes, et qui se manifesterait dans certains cas, lorsque nous tombons malades, que nous faisons l'amour, ou que nous dormons.
Médecin psychiatre d'origine hongroise, Sandor Ferenczi (1873-1933) ne rencontra vraiment la psychanalyse qu'en 1907. Proche de Freud et pionnier de cette nouvelle thérapie, il exerça son talent d'analyste à Budapest où il eut comme patients Mélanie Klein et Ernest Jones. Les textes rassemblés dans ce premier volume des Oeuvres Complètes correspondent à la période où Ferenczi découvre la psychanalyse en même temps qu'il s'y engage, à la fois en théoricien (articles sur l'inconscient, la pédagogie, la philosophie) et en clinicien (articles sur l'éjaculation précoce, l'impuissance, la paranoïa...). Le génie analytique de Ferenczi fait très vite de lui un créateur : il invente l'"introjection" (Transfert et Introjection, 1909), notion qui sera reprise par Freud. Dans son style comme dans ses sujets de préoccupation, la pensée de Ferenczi est toujours originale et stimulante. Elle mérite d'être connue du point de vue de l'histoire de la psychanalyse mais aussi pour ses intuitions cliniques d'une extrême fécondité. --Emilio Balturi
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.
Avec un humour ravageur et tout britannique, l'anthropologue Nigel Barley s'enfonce dans l'île indonésienne de Sulawesi (Célèbes) à la recherche de ce qui reste de la culture toraja. Au terme d'un parcours semé d'embûches (administrations capricieuses, pluies tropicales, sangsues voraces, transports aléatoires), il découvre un peuple chaleureux et accueillant, niché dans des montagnes à la beauté sauvage. D'un optimisme sans faille, l'auteur parviendra à faire venir à Londres les meilleurs artisans torajas. Ce sera alors son tour de devoir répondre à leurs questions, dans une version exotique de l'arroseur arrosé. Nigel Barley, qui s'était signalé par ses expéditions rocambolesques en Afrique de l'Ouest (Un anthropologue en déroute et Le Retour de l'anthropologue), nous offre ici un récit savoureux et montre, s'il en était besoin, que le respect et l'amitié se jouent des différences culturelles. --Guillaume Segerer
Au moment où l'on s'inquiète sérieusement des effets à long terme de la destruction des forêts dans le monde, ce livre nous rappelle le rôle qu'autrefois jouèrent dans la vie des hommes les arbres protecteurs qui, pourvoyant à presque tous leurs besoins, étaient considérés comme les manifestations par excellence de la présence des dieux sur terre. A chacun était attribuée une essence particulière, de telle sorte que le monde, où nature et divin se compénétraient et s'expliquaient l'un par l'autre, montrait de façon tangible sa multiplicité et son unité à travers les différentes espèces d'arbres. En ce livre foisonnant, plein de belles histoires oubliées, se rassemblent et se conjuguent les croyances, mais aussi les connaissances traditionnelles des civilisations dont nous sommes issus, qu'elles soient égyptienne, sémite, crétoise, grecque, latine, germanique ou celte. Du même coup nous sont restituées les clés d'une compréhension profonde, d'une mise en ordre de l'univers qui, faisant s'accorder l'homme à la nature, le profane au sacré, le quotidien au divin, pourraient encore nous servir d'exemple.