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TRAJECTOIRES DU SOLEIL. Autour d'Ariane Mnouchkine
Féral Josette
THEATRALES
22,50 €
Épuisé
EAN :9782842600310
Moi je crois à la lumière, je crois à l'éblouissement. Je crois à la stimulation par la beauté, par l'espoir, par la joie, par le rire, par les larmes; je crois à l'émotion. Je pense que ce sont des vecteurs de la pensée et que tout cela sont des vecteurs de vie; ce sont des véhicules de l'intelligence", affirme avec force Ariane Mnouchkine dans ces TRAJECTOIRES DU SOLEIL. Après DRESSER UN MONUMENT A L'EPHEMERE, consacré principalement à la formation de l'acteur et au rôle de la mise en scène, Josette Féral poursuit son investigation sur les méthodes du travail artistique au Théâtre du Soleil. Ce second volume s'attache à suivre la trajectoire de ceux qui y travaillent depuis de nombreuses années, de ceux qui participent - ou ont participé - à son édification et dont la présence et la collaboration alimentent toutes les créations de la compagnie.
Depuis une vingtaine d'années, l'apport des nouvelles technologies a modifié en profondeur la scène théâtrale et avec elle, le jeu de l'acteur. Désormais les corps de chair y côtoient fréquemment les corps synthétiques ou hybrides, créant des corporéités mixtes, "mi-chair, mi-calcul" (Couchot) dont l'équilibre varie selon les choix esthétiques des artistes (metteurs en scène, acteurs, concepteurs du spectacle). Que devient l'acteur dans cette confrontation avec la scène transformée ? Quelles techniques de jeu ces nouvelles modalités scéniques imposent-elles aux performeurs ? Comment les esthétiques nouvelles qui dérivent de ces mutations conjuguent-elles la juxtaposition du charnel et du virtuel ? Comment se déploie, dans ce contexte, la présence du performeur ? Comment se gère son énergie ? Son rapport au corps ? A l'espace ? Au temps ? Au mouvement ? Ce sont ces questions auxquelles répondent les textes de ce recueil. Rassemblant les réflexions de chercheurs de plus de dix pays, ils analysent les formes d'interaction entre l'acteur et les technologies sur la scène, quelque forme qu'elles revêtent (écrans, caméras, micros, avatars) et montrent en quoi ces interférences bouleversent les théories du jeu qui ont prévalu jusqu'ici.
Changer d'échelle, ce n'est pas seulement changer de niveau, c'est, plus profondément, changer le regard que l'on porte sur une forme artistique et, plus généralement, sur nos disciplines. C'est les voir autrement et de ce fait les découvrir sous un jour nouveau, du moins c'est ce que j'espère que ce volume, si atypique, pourra apporter". Nous vivons dans un monde où l'homme est sans cesse confronté à l'infiniment grand et à l'infiniment petit. Les nanosciences sont aussi vertigineuses que les images galactiques. Si les inventions qui nous entourent ne cessent d'explorer l'infiniment grand et l'infiniment petit, la mesure des choses semble de plus en plus relative. Le domaine des arts semble lui aussi affecté par cette perturbation des échelles. Nous pourrions dire qu'aujourd'hui le changement d'échelle est l'un des paradigmes qui nous permet de saisir l'oeuvre elle-même. Les textes rassemblés dans ce livre permettent une lecture transversale de la question des échelles à travers des disciplines variées (science de la gestion, médecine, psychologie, neurologie, physique quantique, urbanisme, et bien sûr, oeuvres artistiques - architecture, photographie, théâtre) qui coexistent rarement dans un même volume. Le lecteur y verra naitre des passerelles, des rapprochements, des formes de dialogues tout à fait passionnants.
Maxime a hérité de son père, le Renard du Nord, l'habitude de cavaler sous les étoiles, harcelé par sa mère, tandis que se rejouent les intrigues de famille entre mari, femme et amant. La pièce interroge le statut de la parole; une parole triomphante qui séduit et qui tue. À tous ceux qui! scandent successivement, comme des toasts collectifs, les trois générations d'une même famille réunies en ce dimanche d'été. Ils ont tourné le dos au gouffre et guettent la vie qui vient. Une forme d'oratorio macabre. Dans La Comédie de Saint-Étienne, dix figures questionnent le corps de l'acteur. Au bout d'un chassé-croisé agité, elles assistent désemparées à la prise de pouvoir de ceux que l'on peut nommer « les personnages ». Question de théâtre Des humains piégés dans leurs tics de langage, des marionnettes en morceaux, un humour glacé. Trois pièces vives à l'écriture ciselée. Un des auteurs les plus novateurs de ce siècle. À lire, à jouer, à rire!
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.
Des pluies diluviennes se sont abattues sur un petit village isolé. La vague de boue a éventré la salled'écriture, où des habitants se réunissaient pour recueillir les souvenirs; depuis l'exode de leurs enfants, ils avaient écrit leur histoire. Maintenant, tout est à refaire. Secondé par Danny-l'Enfant-Seul, l'unique enfant demeuré sur place, Samuel entreprend d'immortaliser l'?uvre de son groupe d'écrivains au moment même où ceux-ci s'apprêtent à l'abandonner. "Nos cultures et nos mémoires sont comparables à ces vieillards qui luttent contre une disparition inévitable. Un monde se meurt... De quoi sera fait le prochain?", interroge Michel Marc Bouchard. Un texte émouvant, une réflexion sur la mémoire et l'écriture, avec l'humour et la poésie que l'on connaît à l'auteur des Muses orphelines.