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Armes et bagages. Journal des Brigades Rouges
Fenzi Enrico ; Marino Gérard
BELLES LETTRES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782251443386
Un homme traqué par la police italienne revient sur son passé, à la faveur d'un voyage dans un train de nuit. C'est un terroriste. Ce qu'il nous conte, de manière savamment décousue, souvent à la manière "distanciée" d'un roman d'espionnage, c'est l'histoire véridique d'un homme, d'un professeur d'université, devenu membre des Brigades rouges. Il s'interroge douloureusement sur le sens de son engagement, en voyant l'idéal révolutionnaire justifier les horreurs et la barbarie, et jusqu'aux règlements de compte entre camarades emprisonnés. Mais ce "juste" égaré n'est pas un personnage de roman, c'est l'auteur lui-même. Il nous livre ses souvenirs de Brigades; l'époque où il n'est encore qu'un simple sympathisant, puis les premiers contacts, l'engagement de plus en plus profond, l'entrée dans la clandestinité et enfin la vie en prison. Son livre est un journal, mais on pourrait dire aussi bien des "mémoires", ou même des "confessions", tant il mêle de registres différents, dans un style parfaitement maîtrisé. C'est aussi une belle galerie de portraits des membres des Brigades, en particulier de leur chef Moretti, ou d'autres figures, plus émouvantes, d'idéalistes naïfs qui seront impitoyablement écrasés. Le regard sans complaisance - y compris pour lui-même -, mais d'une grande dignité, que l'auteur porte sur ces événements n'est jamais celui de l'historien ni celui de l'idéologue. Il nous rapporte des épisodes tour à tour glaçants, dérisoires, pathétiques, choisis uniquement pour ce qu'ils révèlent de ses sentiments de brigadiste, de ses relations avec ses camarades mais aussi avec ceux qui le rattachaient encore à la vie ordinaire: sa femme et ses enfants.
La minute bleue de l'aube, composition associant de courts poèmes en quatre vers bien souvent : autant de ponctuations légères sur la vie et le temps. La nuit dévorante cède place à l'aube, au fil des saisons et de quelques rencontres et souvenirs.
Chut (le monstre dort) retrace un parcours intérieur. Un combat. Entre pudeur et violence, la révolte le temps compté. L'amour, la douleur, la vie belle aussi.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.