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Nouvelles nouvelles en trois lignes
Fénéon Félix
CENT PAGES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782916390758
Les "Nouvelles en trois lignes" sont des récits de faits divers publiés par le quotidien Le Matin (1884-1944) page 3, en "Dernière Heure" . Elles paraissent presque tous les jours, leur nombre est variable, elles ne sont pas signées. Félix Fénéon fait une brève apparition au Matin, dit-on, entre avril et décembre 1906. On le cite une première fois, le 28 avril. Le brigadier colonial Hory est en partie joyeuse dans un quartier mal famé de Toulon. Le premier recueil des 1210 Nouvelles attribuées à Félix Fénéon fut établi par Jean Paulhan dans le volume des OEuvres en 1948 (Nrf). Elaboré du vivant de F. F. , le livre sera publié quatre ans après sa mort. Sa préparation fit l'objet de plusieurs échanges de lettres entre les deux, souvent énigmatiques, portant assez peu sur les Nouvelles. C'est de cette édition que vont s'inspirer toutes les suivantes, dont la nôtre en 2009. Pour préparer cet ouvrage, on va cette fois consulter le Matin : les microfilms à la Bnf, d'une part, le site Gallica d'autre part. La page "Dernière Heure" , qui devait sans doute connaître plusieurs tirages quotidiens, est souvent différente d'une source à l'autre. On en profite également pour accomplir diverses tâches et faire quelques recoupements. On lit, par exemple, le 24/05/1906, que M. Félix Dénoyer, de Villeneuve-Saint-Denis, qui jouait au billard, s'est crevé l'oeil gauche en tombant sur sa queue. Il ne s'agit donc pas de M. Abel Bonnard, de Villeneuve-Saint-Georges, qui jusque-là apparaissait dans tous les ouvrages édités. Un nom est remplacé par un autre, pas n'importe lequel : Abel Bonnard, ministre de l'éducation nationale dans le gouvernement de Vichy, né à Poitiers en 1883 et mort en exil à Madrid le 31 mai 1968. On tombe de haut. On remonte aussi quelques perles, jamais publiées depuis leur parution dans le Matin. Ce présent volume s'enrichit alors de 400 nouvelles nouvelles, fénéonesques ou fénéolâtres mais anonymes, qui viennent encore "répandre quelques fleurs d'éloquence" . Dans ces dernières nouvelles de F. F. & co, on est excédé de chagrins intimes ; on sort d'une musette ; on a des émois d'assises . L'épouse est soupçonneuse, l'amant volage, l'ivrogne folâtre, le pâtissier sentimental. On y voit des voleurs à l'esbroufe, un cheval ombrageux, un polygame escroc, un solitaire morose, des cambrioleurs imberbes. La théologie détraque, la vie fatigue. La suette picarde sévit, on tarabuste un chien, on effarouche une religieuse. La bande des "lapins noirs" appauvrit les étalages. On croit à la fumisterie habituelle. Subtils, les gendarmes enquêtent. On y croise Mlle Poignet, couturière à Bécon, un repris de justice nommé Quignon, le garde républicain Dindin, Bec-de-gaz, le wattman Saligot, l'évasif amant Ponton, M. la Cuite et Mlle Nénesse, une vermicellière et une pantalonière niçoises, et Rose - Rose Opportune. Des anecdotes, des jacasseries. à coup sûr rien d'essentiel. (F. F. , 13/3/1942).
Résumé : Écrivain, critique d'art, secrétaire de la célèbre Revue Blanche, éditeur de Rimbaud, de Laforgue, Félix Fénéon entre au Matin en 1906 pour y tenir, au titre de rédacteur anonyme, la rubrique des " Nouvelles en trois lignes ". Il y exerce insidieusement un humour ravageur qui s'en prend au conformisme bourgeois et aux rites de la France républicaine, justifiant plus que jamais le jugement de Mallarmé : " Il n'y avait pas, pour Fénéon, de meilleurs détonateurs que ses articles... " " F. F. " subvertit la logique du fait divers en jouant de toutes les ressources du langage. Il traite la nouvelle de presse comme un genre littéraire qui sous sa plume devient une sorte de haïku journalistique. Tout comme Alphonse Allais ou Jarry, il s'y révèle l'un des maîtres de la fumisterie " fin de siècle ". Jamais l'art de jouer du désastre n'aura été aussi précis et salutaire que dans ce recensement de l'actualité à la Belle Époque.
Cette plaquette a été publiée par la revue La Vogue - dont Félix Fénéon était le principal contributeur - à 227 exemplaires. C'est sa seule oeuvre publiée de son vivant. Il présente le travail de Degas, Renoir, Pissaro, Cassat, Morisot, Caillebotte, Dubois-Pillet, Estoppey, Forain, Gauguin, Guillaumin, Monet, Raffaelli, Seurat, Signac, Angrand, Zandiomeneghi lors de la célèbre exposition de 1886. Cet ouvrage rare, méconnu du grand public, n'a pas fait l'objet d'une réédition classique à grande diffusion depuis le début du XXe siècle. L'Esprit du Temps se propose de vous faire découvrir ce texte illustré de quelques toiles de ces "impressionnistes" et "néo impressionnistes" cités dans l'ouvrage.
Résumé : Félix Fénéon, critique d'art, inaugura un genre exceptionnel : les nouvelles en trois lignes. Il tint, pendant des années, avec un humour noir et une cruauté infinie, une rubrique de trois lignes dans un grand journal parisien. Les faits divers se succèdent à un rythme infernal. Comme si l'ironie du sort était une figure de style... Comme si les malheurs des uns allaient offrir aux autres des bonheurs d'écriture, et de lecture.
Ces 26 lettres ont été expédiées au front pendant la Première Guerre mondiale et n'ont pu être remises à leurs destinataires. Chaque enveloppe portait au verso la mention "tué", ou "disparu". Une portait l'inscription "fusillé"."Mon petit Nono, C'est du bar du boul Mich" que je t'écris. Autour de moi, il y a la Mariette, Pauline, Margot et Nénette; toutes les copines, quoi! On s'ennuie pas mal de vous autres, tu sais... Ce n'est pas qu'on ne trouve pas à faire, parbleu! Avec tout ce qui circule dans Panam, faudrait être rudement godiche, mais ça ne vaut pas nos petits michons chéris, avec qui qu'on rigolait tant qu'on passait sur tout le reste. À présent, on a tout le reste mais on rigole plus. Bon Dieu de bon Dieu, quand c'est-y que ça finira c'te guerre-là? Paraît que l'Amérique va, décidément, se mettre avec nous. Si c'était vrai,ça ne pourrait tout de même pas durer longtemps!
Gomez Ramon de la Serna ; Carcelen Jean-François ;
Si la modernidad, entendida como la tendencia más adelantada de la vanguardia en los años veinte, ha podido ser considerada, aunque sea hiperbólicamente, como patrimonio de Gómez de la Serna, no debe cabernos la menor duda de que la reflexión sobre lo más característico de su obra sigue siendo pertinente.Porque la greguería es para todos los críticos el acierto cumbre de Ramón, que no llegó a concretar teóricamente, a mi entender porque fue incapaz de hacerlo, pero sin despreciar la posibilidad de que tal inconcreción sea un manifiesto gregueresco más.Con la greguería quiso y pudo romper con el pasado y el presente literario de su época para crear una nueva forma de completar y describir el mundo. Convertida en puerto de desembarco de la compleja psicología ramoniana, la greguería ha de verse también como ingrediente imprescindible y recurrente del resto de la obra de Ramón, y, por fin, como molde original del personaje Ramón Gómez de la Serna.